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Auteur Sujet: Prologue  (Lu 618 fois)

Hors ligne Masika

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Prologue
« le: 20 février 2011, 08:40:40 am »

Donatello Gambione sortit de la salle de bain carrelée de marbre blanc. La perspective de cette fin d’après midi le réjouissait particulièrement. Malgré un business qui se cassait la gueule, être le baron de la came à Miami avait ses petits avantages.

Vêtu d’une simple robe de chambre en soie rouge, l’odeur pimentée de la lotion qu’il venait de s’appliquer sur le visage était rafraichissante et stimulante. La suite de l’Adagio faisant face à Bay Harbor était définitivement sa préférée. La baie vitrée teintée offrait une vue imprenable sur la plage bordant le luxueux hôtel et, plus loin, sur l'île autrefois appelée Miami Beach.

Rien à dire, Stephen Schorff avait bien mené sa barque dans West Paradise.

Donatello s’approcha alors du canapé, deux coupes de champagne français dans les mains :

- Et voilà mes petites chéries, papa est là…

Le visage lifté de Donatello se figea devant les deux jeunes elfes, à peine sortie de l’adolescence, en lingerie fine. Avachies dans le canapé, le sang rouge et épais s’échappant de leurs nez et leurs bouches contrastait avec le cuir immaculé.

* Ces connes ont fait une putain d’overdose!!!*

Les résidus de poudre blanche, de la Nitro, parsemant la table basse ne laissait aucune place au doute. Il avait pourtant amené la came avec lui, celle de la dernière cargaison arrivée dans la nuit. La colère bouillonna d’abord dans les veines de Donatello, avant qu’un calme glacial ne finisse par l’envahir.

Les filles n’avaient pas pris une dose suffisante pour provoquer une overdose. C’était la came.

* Merde!! cette saloperie de came est tronquée!*


Dieu merci, les putes ne l’avaient pas attendu pour se charger. Dans le cas contraire, il serait probablement allongé à leurs côtés sur ce foutu canapé. Lentement, froidement, Donatello Gambione se détourna vers la baie vitrée.

Après avoir actionné mentalement son commlink, la grille matricielle de réalité augmentée se sur-imprima à son champs de vision.

Sélectionnant l’icône contact, il lança l’appel vers l’un de ses subordonnées de confiance. Le visage moustachu d’un cubain apparu alors dans le coin gauche de sa vision :

- Monsieur ?

Habitué à diriger, Donatello ne jugea pas utile de faire dans la dissertation :

- La came est altérée, c’est de la merde. Bloques le réseau et trouves moi le ou les coupables. Vite.

- Ah oui, et Bato,  j’ai deux cadavres de putains à faire disparaître ici.

Sans attendre de réponse, Donatello coupa la ligne. Finalement, cette fin d’après midi n’allait pas tenir ses promesses. Le début des emmerdes, définitivement.
J’ai vu tant de choses, que vous, humains, ne pourriez pas croire... [...] Tous ces moments se perdront dans l’oubli, comme les larmes dans la pluie. Il est temps de mourir.