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[Lames du Cardinal] ARCANES FUNESTES par Archéen => Arcanes funestes - Espace Commun => Discussion démarrée par: Archéen le 12 novembre 2018, 22:29:41

Titre: 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 12 novembre 2018, 22:29:41
Nuit agitée la Pie qui boit


Uther jaillit sur la coursive en vociférant, suivi de peu par Jehan, peu ou prou au moment ou Adrehilde elle-même ouvre la porte de sa chambre.

La salle commune est plongée dans le noir, si ce n'est un faible halo provenant du rez-de-chaussée sous la coursive ouest et la lanterne que porte un homme qui fait face à Jehan sa fine ropera espagnole au bol très profond tendue à bout de bras pour maintenir la distance à avec la Lame. Une lame espagnole sans aucun doute, au bol tout à fait remarquable et remarqué au premier coup d'oeil par des bretteurs tels que vous.

(https://i.imgur.com/5fueBuH.jpg)
Il porte un épais mantaue de cuir fourré par dessus(son accoutrement

Sur la coursive est, Diego est, lui, nez-à-nez avec un autre homme, mais les deux sont plongés dans la pénombre. Tout juste pouvez-vous voir, du coin de l’œil et en une seconde, que l'inconnu n'est pas bien grand et n'a pas d'arme à la main. Diego, de son côté le menace de sa cazoleta, dangereusement proche de la gorge du nabot.

Qui es tu maudit chien pour tenter de nous grenader dans notre sommeil?

Je laisse éclater ma colère d'une voix sonore :

- Sainte Barbe foudroie ces maudit mécréants ennemis du sommeil des hommes de bien !

Je fonce vers la porte en ayant soin toutefois de saisir ma main gauche au passage. les pieds nus, le bonnet de flanelle vissé sur le crâne et sanglé dans une vaste chemise de nuit aux parement de dentelles de Rouen, il est probable que mon aspect extérieur n'est pas à la hauteur de mon humeur massacrante.

- Par le Christ, ces maudits chiens vont apprendre que mon sommeil est sacré !

Une entrée fracassante, mais ce que n'avaient prévu ni Uther ni nitre ancien cagou , c'est que Bonaventure se trouvait juste devant la porte, quasi tapi qu'il était dans la pénombre qui baigne la salle commune. A moitié percuté par ses compagnons qu'il n'arrive pas à bien esquiver (car s'il ne les a vu, ils les a entendu arriver), le vyvernier s'en retrouve bousculé.

______

Assaut 1, Ronde première

Voyant que sa retraite est compromise par l'arrivée d'Adrehilde et sa vie sans aucun doute également par l'arrivée de deux autres hommes en arme, L'homme aux demies-grèves d'armure en profite pour lâcher sa torche au sol et prendre pied sur la rambarde pour sauter vers la coursive ouest. Il atterrit sur la rambarde qu'il dépasse et atterrit sans grâce à l'endroit voulu. Pas de grâce mais de la puissance, le bougre!

-Monsieur?! lance-t-il en jetant un regard vers le rez-de-chaussée tout en tentant de se mettre dans la même position de défense qu'il opposait à Bonaventure.

BONAVENTURE, petit coup d'oeil par ici (http://www.cerbere.org/~pbf/PbF/Divers/index.php?topic=3727.msg102081#msg102081)


______


Héééé, oooh, attendez, messire.... tente de négocier le petit homme à Diego tout en reculant, lui aussi pour mettre un peu de distance entre lui et la cazoleta de l'hidalgo. Au moment où son acolyte se fait la belle, il tente de profiter de la surprise pour faire de même. Il agrippe la balustrade et va pour se jeter dans le vide, geste désespéré, sil en est

Petit coup d'oeil par ici DIEGO (http://www.cerbere.org/~pbf/PbF/Divers/index.php?topic=3729.msg102317#msg102317)

(https://i.imgur.com/5rNaT1Q.jpg)

                   

[ATTENTION: personne n'a attaqué, ce qui veut dire que le combat et la dépense de carte n'ont pas commencé. Je vous ai mis les cartes, si l'un d'entre vous veut lancer les hostilités, ils vous laissent la Main.]

Bonaventure
[1 Arcane tirée. -1 carte, -1 en Ténacité]
E Roi, E Cavalier, E Vyverne, E 3
G Dame
E 7
1 point de lien avec Jehan
1 point de lien avec Adrehilde
Point de Ténacité
Reprise de souffle
Arcane Personnelle
Feintes:
Bottes:

Diego
G4
Sg Dame, Sg 5, Sg 2
Sf 8, Sf 2
1 point de lien avec Uther
1 point de lien avec Jehan
1 point de lien avec Marcus
2 point de lien avec Adrehilde (2)
Point de Ténacité
Reprise de souffle
Arcane Personnelle
Feintes:
Bottes:

Uther
Sf 3
Sg Roi, Sg 10, Sg 9
G Vyverne, G 1
E 4
1 point de lien avec Diego
1 point de lien avec Jehan
1 point de lien avec Adrehilde
Point de Ténacité
Reprise de souffle
Arcane Personnelle
Feintes:
Bottes:

Jehan
Sf 7
Sg Vyverne, Sg 8
G 9, G 6, G
E 5
1 point de lien avec Diego
1 point de lien avec Uther
1 point de lien avec Bonaventure
1 point de lien avec Adrehilde
Point de Ténacité
Reprise de souffle
Arcane Personnelle
Feintes:
Bottes:

Adrehilde
G 5
E Dame
Sf 10, Sf 9, Sf 6
Sg 7
1 point de lien avec Uther
1 point de lien avec Jehan
1 point de lien avec Diego
1 point de lien avec Bonaventure
Point de Ténacité
Reprise de souffle
Arcane Personnelle
Feintes:
Bottes:
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 13 novembre 2018, 21:53:56
De mon côté, il est évident que la situation plus que tendue ne m'échappe pas, mais je n'ai pas l'intention de déclencher les hostilités - du moins pas directement, mais ce que je m'apprête à faire peut avoir des conséquences... inattendues.

Il ne m'a fallu qu'un instant pour me remettre de la courte bousculade avec mes camarades sortant de la chambre qui ne m'avaient pas vu, et un autre pour comprendre qu'un homme est en bas et donne des ordres à tous les autres qui viennent de s'en prendre à nous.

D'un regard j'avise la situation, puis je n'hésite pas une seconde de plus. Je fais les enjambées qui me séparent de la balustrade, passe par-dessus, m'accroche à la corde de suspension du lustre, que je relâche un bon mètre plus bas pour atterrir debout sur une table de la salle commune, le plus près possible de la lueur signalant certainement la présence du mystérieux commanditaire, vers lequel bien sûr je regarde prestement.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 13 novembre 2018, 22:17:28
Bonaventure ne délie pas la corde. Sous son poids, la barre de bateau où ont été plantées une multitude de bougies est violemment soulevé vers la plafond et vient cogner un madrier. C'est une pluie de suif orangeâtre qui vient arroser les tables du centre de la pièce, lorsque une partie des bougies éclatent sous le choc.
Le nœud qui lie la corde à la balustrade tient bon mais cette dernière à manqué de se déliter de sous le poids de votre ami lancé dans le vide comme en ont attesté les grincement et les craquements de la structure.

[Vos actions peuvent avoir lieu en même temps que celle de Bonaventure, pas forcément après. Je prends juste un peu d'avance sur la résolution de son action. J'en finirai avec lui plus tard. Je ne ferais pas de résolution complète de chacune de vos actions tant que vous n'aurez pas tous joué]
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 13 novembre 2018, 22:45:58
Pour ma part, un réveil à la grenade est une manifestion caractérisée d'hostilité, et il est clair à la fureur qui m'anime tout entier de la pointe du bonnet aux extrémités des orteils que je compte bien m'adonner à mon tour à une violence certes crue et condamnable à certains égards, mais Oh combien régénératrice !

Ni une ni deux je bondis à la suite du spadassin en suivant son propre chemin mais avec plus d'élan et sans doutes plus de grâce ... ou à tout le moins dans un style différent lequel tire d'avantage sur la sauterelle - ou dans mon cas particulier la mante religieuse - que sur le bœuf armoricain.

Un coup de jarret en prenant appui sur la rambarde se donne pour but de me propulser, tel  Saint-Michel mais drapé dans une improbable et ample chemise de nuit, derrière le reître pour lui couper a nouveau la retraite.

Au passage et profitant de l'élan de mon vol, j'assène un violent coup de pommeau vers son visage. Un cou plus fait d'ailleurs à contraindre le bonhomme à la défensive que pour le terrasser.

G -Wyverne
(et déplacement haut en couleur)
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 14 novembre 2018, 00:25:30
Les traits tirés, les cheveux parsemés d'éclats de plâtre et de verre, j'observe, mi-incrédule et mi-fulminante, la scène qui se déploie sous mes yeux. Voyant un lourdaud volant passer devant mon balcon, suivi par une espèce de Don Quichotte spectral vociférant, je reconnais in extremis Uther et décide que, si ce rustre a attiré les foudres de mon compagnon, il est probablement à l'origine de l'interruption de notre sommeil nocturne si précieux.

Je me précipite donc à la balustrade, attrape d'une main un bougeoir solidement fixé au mur, et tend l'autre comme point d'appui pour que le sieur de Kervignac puisse poursuivre de son envolée vengeresse celui qui nous tira du lit de manière si cavalière. A son passage, je l'encourage:
- Nulle pitié pour qui interrompt le sommeil du juste, Uther, fût-il le Roi d'Espagne!

[Lien vers Uther :.G5]
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 14 novembre 2018, 15:13:10
Examinant la situation j'enjambe la rambarde et regarde en bas prêt à descendre probablement pour aider l'intrépide Bonaventure.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 14 novembre 2018, 21:04:07
Je me jette en avant pour rattraper le nabot avant qu'il ne se fracasse le crâne quelques mètres plus bas (j'utilise un point de ténacité si nécessire)

Reste là l'ami!!
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 14 novembre 2018, 22:06:02
Le gringalet se débat et glisse. Il se rattrape d'un bars à la rambarde tandis que Diego l'empêche de tomber. Ce dernier tente de le hisser mais de nulle part le bonhomme tire un poignard ! Il tente d'entailler la main de Diego [def sur la Ronde 2, tu n'auras donc pas la Main].

Lâche moiiii, toi ! siffle-t-il avec un air mauvais.

Un petit coup d'oeil par ici, Diego (http://www.cerbere.org/~pbf/PbF/Divers/index.php?topic=3729.msg102514#msg102514)

De son côté, Jehan a prend position, en équilibre de l'autre côté de la rambarde, prêt à sauter...

Un petit coup d'oeil par ici Jehan (http://www.cerbere.org/~pbf/PbF/Divers/index.php?topic=3734.msg102513#msg102513)

...tandis qu'Uther atterrit sur la rambarde est, moulinant des bras pour garder son équilibre.
Mais l'homme aux grèves le voit venir. Sa garde est tout juste ajustée face à Adrehilde cependant il vous déjà a tous dans son champ de vision. L'homme tente de lancer une retraite.  Aucun bretteur ne tenterait de rompre avec son adversaire et de lui tourner le dos, il maintient donc Adrehilde à distance vu qu'elle n'attaque pas. Très stable, il recule en quittant les pieds le moins possible du sol afin de pouvoir répondre à toute attaque venant de la farouche jeune femme.  L'homme voit Uther, donc, et surtout il comprend sa manœuvre.

Au moment où la Lame se prépare à bondir pour la deuxième fois de la rambarde mais cette fois jusque derrière lui, l'homme aux grèves donne une première poussée un peu plus appuyée sur sa jambe avant, assez pour qu'Adrehilde comprennent ce qui se passe. Uther qui a également senti la manœuvre tente lui-même de sauter plus loin sur la coursive tout en lançant son bras et son pommeau en direction du visage de votre visiteur nocturne. Mais l'homme est plus rapide. Il évite le coup et la prise à revers [-1 Jusquiame].

Il se trouve maintenant en garde face à Uther qui précède Adrehilde.

De son côté, Bonaventure atterrit donc sur une table du rez-de-chaussée.

Petit détour par ici Bonaventure (http://www.cerbere.org/~pbf/PbF/Divers/index.php?topic=3727.msg102512#msg102512)

-Mais... occupez vous de lui, qu'est-ce que vous attendez !! lance une voie autoritaire et très, très agacée. Pas du tout une voix de rustre, plutôt celle d'un personne éduquée et habituée à avoir des larbins.

Assaut 1, Ronde seconde

(https://i.imgur.com/8o3pP6G.jpg)

[Vous avez tous la Main, sauf Diego]
                   

Bonaventure
Comme des cartes ont été utilisées à la première Ronde; il te faut t'en défaire d'une pour ton action sans dépense du tour précédent. Je puis te suggérer d'utiliser un Lien pour la donner et qu'elle puisse servir à quelqu'un. Tu peux aussi considérer qu'il vaut mieux garder pour toi garder ce Lien pour plus tard...tout est possible.
E Roi, E Cavalier, E Vyverne, E 3
G Dame
Sg Vyverne
1 point de lien avec Jehan
1 point de lien avec Adrehilde
Point de Ténacité
Reprise de souffle
Arcane Personnelle
Feintes:
Bottes:

Diego
Comme des cartes ont été utilisées à la première Ronde; il te faut t'en défaire d'une pour ton action sans dépense du tour précédent. Je puis te suggérer d'utiliser un Lien pour la donner et qu'elle puisse servir à quelqu'un. Tu peux aussi considérer qu'il vaut mieux garder pour toi garder ce Lien pour plus tard...tout est possible.
G4
Sg Dame, Sg 5, Sg 2
Sf 8, Sf 2
1 point de lien avec Uther
1 point de lien avec Jehan
1 point de lien avec Marcus
2 point de lien avec Adrehilde (2)
Point de Ténacité
Reprise de souffle
Arcane Personnelle
Feintes:
Bottes:

Uther
Sf 3
Sg Roi, Sg 10, Sg 9
G Vyverne , G 5, G 1
E 4
1 point de lien avec Diego
1 point de lien avec Jehan
1 point de lien avec Adrehilde
Point de Ténacité
Reprise de souffle
Arcane Personnelle
Feintes:
Bottes:

Jehan
Comme des cartes ont été utilisées à la première Ronde; il te faut t'en défaire d'une pour ton action sans dépense du tour précédent. Je puis te suggérer d'utiliser un Lien pour la donner et qu'elle puisse servir à quelqu'un. Tu peux aussi considérer qu'il vaut mieux garder pour toi garder ce Lien pour plus tard...tout est possible.
Sf 7
Sg 8
G 9, G 6, G 3
E 5
1 point de lien avec Diego
1 point de lien avec Uther
1 point de lien avec Bonaventure Sg Vyverne
1 point de lien avec Adrehilde
Point de Ténacité
Reprise de souffle
Arcane Personnelle
Feintes:
Bottes:

Adrehilde
E Dame
Sf 10, Sf 9, Sf 6
Sg 7
1 point de lien avec Uther G 5
1 point de lien avec Jehan
1 point de lien avec Diego
1 point de lien avec Bonaventure
Point de Ténacité
Reprise de souffle
Arcane Personnelle
Feintes:
Bottes:
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 14 novembre 2018, 22:51:30
- Je n'aurais pas dis mieux ! Adrehilde ma chère, vous avez des fulgurances !

Agacé d'avoir manqué ma manœuvre malgré l’aide bienvenue de notre amazone à nous, et toujours mu par une sainte colère, je bondis, je frappe et multiplie les attaques et les pointes bien décidé que je suis à transformer l'animal en passoire : quelques menus trous dans son accoutrement de fer blanc et l'affaire sera jouée !

G1 : feinte Allonge (donc deux attaques), je laisse pour l'instant de côté le G5 d'Adrehilde qui semble s'être dédoublé ...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 14 novembre 2018, 23:12:19
A peine en bas, je m'exclame : Jehan, mon bon ami, ne traînez point en route, nous avons ici pas moins de quatre messieurs qui ne demandent qu'à se faire rosser !

J'utilise le lien avec Jehan pour lui passe E Vyverne à défaut de mieux pour le tour précédent.

Prestement je saute de la table du côté opposé aux rustres qui me prennent pour cible, la renversant au passage pour me servir du plateau comme d'un bouclier.

E Roi

Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 15 novembre 2018, 15:22:17
Voyant cet ours plastronné aux prises avec Uther, je profite d'être masqué par ce dernier pour prendre mon élan, lancer :

- Et après la foudre, gare au tonnerre !

.. et prendre appui d'un pied sur un tabouret, de l'autre sur l'épaule d'Uther, et surgir en bondissant du dos de ce dernier, mon épée levée haut et tenue à deux mains, prête à m'abattre sur le rustre qui m'a réveillé tel le châtiment divin sur une foule de sarrasins hérétiques.

[Sf 10 + Sf 9]
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 15 novembre 2018, 20:34:21
- Humf...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 15 novembre 2018, 20:45:05
[précédemment j’ai transféré ma Wyverne de Sg à Bonaventure]

Je me laisse tomber en me retenant du bras gauche pour limiter la chute.

De l’autre main je me prépare à parer une éventuelle attaque avec mon épée.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 15 novembre 2018, 21:44:47
A l'étage, le reître opposé à Uther se laisse endormir par la fausse garde d'Uther en pointe basse. Ce dernier se déplie soudainement, comme un diable bondissant de sa boîte pour tenter un double coup d'estoc tout en poussant suavement sur sa jambe postérieure pour chasser sa cible. Un coup dont vous lui connaissez le secret, dans le plus pur style italien.

Mais la cible se dérobe bel et bien ! Il esquive la première en s'effaçant sur le côté. Il armait déjà sa riposte lorsqu'il dut également s'employer du fer pour détourner le second coup. S'ensuit une passe d'arme échevelée qu'Uther mène de bout en bout mais sans trouver l'ouverture. Vous avez gagné du terrain, du moins l'avez vous fait reculer... [A suivre]

Jehan atterrit sur le sol de la salle commune sans embûche.

Petit coup d'oeil par ici, Jehan (http://www.cerbere.org/~pbf/PbF/Divers/index.php?topic=3734.msg102687#msg102687)
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 15 novembre 2018, 23:56:29
Bougre de malparido!! laché-je en voyant le nabot sortir sa lame; J'esquive (Sg2) et lui assène un coup de pommeau pour accélérer sa chute.

Laissez m'en mes amis! G4 vers Jehan. je m'apprête à sauter pour le rejoindre.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 16 novembre 2018, 11:25:18
Avisant quelque chose en bas dans la salle je saisis un tabouret providentiel de la main gauche et m'en sert de bouclier, en criant :
- Attention à l'arbalétrier.
Puis je me dirige vers le comptoir.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 17 novembre 2018, 18:27:37
Assaut 1, Ronde tierce

Des étages continuent à se faire entendre des cris de peur ou d'incompréhension. Des portes s'ouvrent, des têtes apparaissent, prudentes.

__________

Gageons qu'Uther a la décence de garder les yeux baissés lorsque Adrehilde lui saute par-dessus le râble. En effet, sa robe de nuit flotte dangereusement en corolles et se soulève lorsqu'elle atterrit en abattant violemment sa peppenheimer vers le crâne de l'infortuné qu'elle a élu pour cible.
Surprise par cette acrobatique manœuvre, la cible en question a le mauvais réflexe de tenter de parer plutôt que d'esquiver. Bien mal lui en prend car il doit encaisser la puissance du coup, décuplée par l'élan. S'il y parvient, il est tout de même renversé et s'étale de tout son long au bord de l'escalier.
La valkyrie tente de profiter de son avantage pour lui donner un tour définitif. Elle réitére donc sa tentative de fendage de crâne d'un coup de taille de bas en haut.
Cette fois, l'homme n'a pas d'autre choix que de parer. Il dégaine sa main gauche et vient  bloquer la lame d'Adrehilde en croisant ses deux fers. Bien plus massif que la jeune femme, il arrive à se relever et repousser la Lame de quelques pas.

__________

-Tuez-les! Tuez-les tous! éructe la même voix que précédemment.

Dissimulé derrière la grande table de bois, Bonaventure s'autorise un coup d'œil vers le comptoir. Il voit les regards des reître qui, à défaut de pouvoir se charger de lui, se tournent vers Jehan et Diego. Un coup de feu retentit, une corde claque !

Petit détour pour:

 Bonaventure (http://www.cerbere.org/~pbf/PbF/Divers/index.php?topic=3727.msg102880#msg102880)

Diego (http://www.cerbere.org/~pbf/PbF/Divers/index.php?topic=3729.msg102878#msg102878)

Jehan  (http://www.cerbere.org/~pbf/PbF/Divers/index.php?topic=3734.msg102879#msg102879)

C'est le mic mac au niveau des inits. Adrehilde a la Main, ce qui bénéficie à Uther vu qu'ils ont le même adversaire.
Bonaventure a aussi la Main mais pas Jehan ni Diego. Concernant ces deux derniers, vous allez être victimes de tir. Pour la défense, c'est un peu spécial. On a déjà eu le cas mais c'était il y a bien longtemps. Pour faire simple, vous pouvez dépenser autant de cartes rouges de défense que vous le voulez avant le tir, pour augmenter la difficulté des tireurs. Ça doit se traduire en RP, comme d'hab. Attention, ce n'est pas parce que vous dépensez une ou plusieurs cartes que vous n'allez pas être touchés...

                   

Bonaventure
E Roi, E Cavalier, E 3
G Dame
Sg Vyverne
1 point de lien avec Jehan E Vyverne
1 point de lien avec Adrehilde
Point de Ténacité
Reprise de souffle
Arcane Personnelle
Feintes:
Bottes:

Diego
G4
Sg Dame, Sg 5, Sg 2
Sf 8, Sf 2
1 point de lien avec Uther
1 point de lien avec Jehan
1 point de lien avec Marcus
2 point de lien avec Adrehilde (2)
Point de Ténacité
Reprise de souffle
Arcane Personnelle
Feintes:
Bottes:

Uther
Sf 3
Sg Roi, Sg 10, Sg 9
G Vyverne , G 5, G 1
E 4
1 point de lien avec Diego
1 point de lien avec Jehan
1 point de lien avec Adrehilde
Point de Ténacité
Reprise de souffle
Arcane Personnelle
Feintes: Allonge
Bottes:

Jehan
Tu n'as pas attaqué à la Ronde précédente. Il te faut donc de nouveau te débarrasser où donner une carte. Courage, ça va rentrer!
Sf 7
Sg 8
G 9, G 6, G 3
E Vyverne, E 5
1 point de lien avec Diego
1 point de lien avec Uther
1 point de lien avec Bonaventure Sg Vyverne
1 point de lien avec Adrehilde
Point de Ténacité
Reprise de souffle
Arcane Personnelle
Feintes:
Bottes:

Adrehilde
E Dame
Sf 10 , Sf 9 , Sf 6
Sg 7
1 point de lien avec Uther G 5
1 point de lien avec Jehan
1 point de lien avec Diego
1 point de lien avec Bonaventure
Point de Ténacité
Reprise de souffle
Arcane Personnelle
Feintes:
Bottes:
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 18 novembre 2018, 07:14:50
Petit flashback: Au moment de sauter dans le vide et ayant avisé Adrehilde je l’encourage de mon regard Sf 7 via le lien

Retour au direct : je plonge sous les tables de la salle et je tente de rouler vers le comptoir. E Wyverne et E5

S’il ne faut que des cartes qui se suivent je garde le E5
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 18 novembre 2018, 11:36:16
Je me suis permis un coup d’œil par-dessus la table qui me sert de couverture, et me repositionne aussi vite contre cette dernière, jurant entre mes dents - peut-être l'absence de mes pistolets restés dans ma chambre.

Mais je ne perds pas une seconde, et tandis que je crie à haute voix Gagnière est ici !, j'attrape le tabouret qui gît à un mètre de moi, renversé lorsque j'ai retourné la table, et d'un mouvement fluide du bras je le projette à la face de l'homme au pistolet.

G Dame

1 pt de Ténacité pour piocher 2 cartes
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 18 novembre 2018, 18:38:43
[Plus la peine de te défendre Diego!]

Pour ce qui concerne Jehan, son plongeon surprend l'arbalétrier qui tente tout de même un tir mais rate.
En revanche le couteau de lancer vient cueillir notre héro à l'épaule gauche à quelques centimètres de sa gorge et se plante profondément!!

Et c'est derrière la table où se protège Bonaventure que Jehan atterrit avec un hoquet de douleur et de surprise.
[-2 Vitalité]

Au premier étage, c'est du coin de l’œil qu'Adrehilde et Uther qui marchent sus à leur ennemi, peuvent apercevoir tout à trac et dans une certaine confusion, la fumée du tir qui semble venir de parfaitement sous eux, un grand carreau d'arbalète se ficher dans le dans le mur Est mais aussi quelque chose venir frapper Jehan en haut du buste, avant que leur compagnon ne disparaisse derrière le muret de bois improvisé ...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 19 novembre 2018, 00:20:53
Je décide de ma laisser tomber avec l'homme que je retenais. Je m'interpose ensuite entre Jehan et l'homme ayant lancé le couteau, plongeant vers ce dernier pour l'embrocher en accompagnant mon geste d'un cri vengeur sf8
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 19 novembre 2018, 08:56:19
Serrant les dents, je regarde ma blessure à l'épaule pour voir si je peux y faire quelque chose.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 19 novembre 2018, 09:35:59
Je profite de l'attaque fulgurante d'Adrehilde pour placer une botte au visage du spadassin : un coup de pointe sournois, précis et vif qui je l'espère mettra fin au débat de côté ci.

Sf3
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 19 novembre 2018, 13:41:34
[Jehan parlait de me donner un 7 de Sf (qui serait le bienvenu, merci à lui !). C'est validé ?]

A l'énoncé du nom de Gagnière, je sens mon coeur s'arrêter quelques instants pendant que des images douloureuses resurgissent dans mon esprit. Alors que je viens d'être repoussée par mon assaillant, je reste figée quelques secondes, laissant Uther me dépasser pendant que je sens un sentiment de fureur monter en moi.

 - Gagnière ? Ici ?

J'affermis ma prise à deux mains sur mon arme et, alors qu'Uther se fend sur la gauche, je charge à droite en hurlant :
- GAGNIERE ! JE VAIS TE FAIRE LA PEAU, TRAITRE A TA RACE !!

Et après un large coup de taille qui a envoyé voler en morceaux un malheureux vase suspendu au plafond, je fonce dans mon adversaire épaule en avant, bien décidée à le faire passer par-dessus la balustrade pour dégager le chemin qui me mènera jusqu'à ce e infâme laquais des dragons.

[Sf 6 (+ Sf 7 ?)]
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 19 novembre 2018, 22:48:30
Assaut 1, Ronde quarte

(https://i.imgur.com/Q0CNMmj.jpg)
[Le lettrage a bavé]

S'en est trop pour L'homme aux guêtre qui ne peut résister aux assaut des deux Lames. IL ne peut esquiver qu'à moitié le coup d'Uther qui lui accroche la joue gauche et l'éborgne. Pris dans son esquive vers l'arrière, il bascule et lâche pas r réflexe sa main gauche pour se saisir de la rambarde pour ne pas tomber. Mais déjà Adrehilde plonge plonge son épée dans le thorax du reître dont le corps se tend des pieds à la tête tandis que son dernier œil valide se fige. Adrehilde dégage sa lame et laisse le néo cadavre dévaler les escaliers.

Au rez-de-chaussée, le lanceur de couteau saute par-dessus la comptoir avec une agilité que ne laissait pas supposer son gabarit. Il est suivi de près par l'homme à l’arbalète qui l'a attrapée par la poignée de métal et enjambe l'obstacle avec beaucoup gaucherie et force bruits métalliques. Ils avancent sus à Bonaventure et Jehan pour finir leur travail.

(https://i.imgur.com/zoEZ0TW.jpg) (https://i.imgur.com/30JtQZq.jpg)

Mais Diego entre en scène! Mais sr sa route pour prêter main fore à se compagnons se trouve l'homme qui vient de manquer de lui entailler la main. Ce dernier tire le sabre qui pendait à son côté et se met en garde. Il jette un coup d'oeil à gauche vers son ami qui dégringole des escaliers. Mais son attention revient vite se focaliser sur l'hidalgo. Il croise son sabre et sa main gauche, en position d'attente, et recule doucement, il tente de gagner du temps.

Un autre coup d'oeil sur la droite vers Jehan et Bonaventure pour contrôler qu'il ne sera pas pris à revers et de nouveau il en revient à Diego. Il inspire profondément et sautille vers l'arrière.

Je vais te crever....t'es mort...t'es mort mon gars. Tu vas nourrir les chiens... toi et tous tes amis! dit-il tout bas à Diego.

L'homme au pistolet pour sa part avance de quelques pas et se retourne en direction de la coursive où se trouve Uther et Adrehilde, il lève son arme et vise.

Par ici, l'espagnol! (http://www.cerbere.org/~pbf/PbF/Divers/index.php?topic=3729.msg103142#msg103142)



Vous n'appréciez pas mon cadeau de bienvenue, madame de Bellegarde? Il est à la hauteur des pourfendeurs de l'Hydre des marais, pourtant. Je regrette que les sangs-mêlés ni votre capitaine ne vous accompagnent! A moins qu'ils ne se cachent quelque part? Hmm? C'est bien la voix de Gagnière, cette fois, qu'Uther et Adrehilde entendent.

(https://i.imgur.com/ZbvJv3j.jpg)

De sa botte, il tape contre la porte à ses côtés.

                   

Bonaventure
E Roi, E Cavalier, E 3
G Dame
Sg Vyverne
1 point de lien avec Jehan E Vyverne
1 point de lien avec Adrehilde
Point de Ténacité E 7, Sf 4
Reprise de souffle
Arcane Personnelle
Feintes: Fausse Poste
Bottes:

Diego
G4
Sg Dame, Sg 5, Sg 2
Sf 8 , Sf 2
1 point de lien avec Uther
1 point de lien avec Jehan
1 point de lien avec Marcus
2 point de lien avec Adrehilde (2)
Point de Ténacité
Reprise de souffle
Arcane Personnelle
Feintes:
Bottes:

Uther
Sf 3
Sg Roi, Sg 10, Sg 9
G Vyverne , G 5, G 1
E 4
1 point de lien avec Diego
1 point de lien avec Jehan
1 point de lien avec Adrehilde
Point de Ténacité Sf 1 et E 6
Reprise de souffle
Arcane Personnelle
Feintes: Allonge
Bottes:

Jehan
Tu n'as pas attaqué à la Ronde précédente. Il te faut donc de nouveau te débarrasser où donner une carte. Courage, ça va rentrer!
Sg 8
G 9, G 6, G 3
E Vyverne, E 5
1 point de lien avec Diego
1 point de lien avec Uther
1 point de lien avec Bonaventure Sg Vyverne
1 point de lien avec Adrehilde Sf 7
Point de Ténacité
Reprise de souffle
Arcane Personnelle
Feintes:
Bottes:

Adrehilde
E Dame
Sf 10 , Sf 9 , Sf 7, Sf 6
Sg 7
1 point de lien avec Uther G 5
1 point de lien avec Jehan
1 point de lien avec Diego
1 point de lien avec Bonaventure
Point de Ténacité Sf Cavalier , E 9
Reprise de souffle
Arcane Personnelle
Feintes:
Bottes:
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 20 novembre 2018, 07:39:13
Je bondis à la suite du corps sans vie du mauvais plaisant aux cuissardes de fer et saute assis sur la rampe de l'escalier.

Je me laisse alors glisser pour gagner un peu de temps (et accessoirement pour déjouer le tireur) comme je le faisais enfant au manoir paternel.

A mi chemin de la pente, je saute derechef en direction de la lourde de table de chêne,  rectangulaire pour me rapprocher à portée de rapière du tireur. [Ou celui qui porte la lettre D sur plan, si ce n'est pas lui...]

Sang Roi pour deux défenses et un déplacement extraordinaire
De plus je dépense un point de ténacité pour deux cartes,supplémentaires...

[edit] et E4 en plus pour éviter le tir ...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 20 novembre 2018, 16:05:15
- MAUDIT!!

J'entends ce timbre qui me hérisse l'échine, mélange d'un dédain de fat et du ton hautain d'un lâche. Mon sang ne fait qu'un tour, et je remonte dans une course furieuse la coursive sur laquelle je me trouve. Après quelques pas, et alors que je pense me situer juste au dessus du félon, je pousse un cri, Aaaahh!, tiens ferme mon épée d'une main, saisis une tenture suspendue au mur de l'autre, et percute d'un coup d'épaule furieux la balustrade qui vole en échardes avant de me précipiter dans le vide, en espérant que le lé tiendra bon et que le mouvement de balancier me précipitera sur le Marquis, que je suis bien décidée à rosser à coups de poings, pieds, pommeau ou tout autre membre adapté à cet exercice;et ce, jusqu'à faire disparaître cet ignoble sourire de son exécrable visage.

[Un petit Déplacement Extraordinaire avec un Sf Cavalier

Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 20 novembre 2018, 19:25:56
Je surgis de derrière la table, aussi félin qu'un chat, pour me retrouver face à l'un des deux adversaires qui viennent de sauter par-dessus le comptoir, déterminés à nous affronter. Je reste droit comme I face à lui, dans une posture faussement distraite, presque comme si je l'invitais à me frapper de sa lame.

C'est alors que d'un mouvement vif je relève ma propre lame jusque là pointée vers le sol, l'orientant en une trajectoire d'une mortelle précision en direction de sa gorge. Puis sur le retour de la lame, je me fends en avant pour que la pointe de ma rapière vienne se ficher en pleine poitrine.

Fausse piste : Sg Vyverne qui devient Sf Vyverne pour déclencher non pas une attaque, mais deux attaques ! (exception culturelle oblige).
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 20 novembre 2018, 21:11:07
Sentant le danger j’abandonne ma blessure et je me redresse presque au même moment que Bonaventure et tente d’embrocher l’autre reître.

G9

[pour le tour précédent je défausse G3]
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 20 novembre 2018, 21:19:19
Le reître qui me fait face recule. J'en profite pour me précipiter vers lui, le poussant à s'emmêler les pieds, ma lame directement poussée vers sa gorge alors qu'il est occupé à me parler (sf8)
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 22 novembre 2018, 21:54:55
Assaut 1, Ronde quinte

(https://i.imgur.com/WnKyfoD.jpg)

Le sautillant épéiste ne se laisse pas déborder. il continue à reculer jusqu'à se porter à la hauteur de l'adversaire de Bonaventure tout en parant les assauts de Diego.
[Tu gardes la Main]

(https://i.imgur.com/sGXSpIb.jpg)

L'homme au pistolet suis l'arrivée acrobatique d'Uther le long de la rampe de l'escalier, le bars tendu, le canon dirigé vers la tête de notre ancien missionnaire. Mais Uther ne se laisse pas épingler comme un vulgaire papillon sur son étaloir. Il bondit et d'un ultime pas de côté subit, il perd le tireur qui fait feu au mauvais moment et le manque.
[Tu perds la Main]
Il enchaîne par un coup de taille vers les genoux! [1 def]
                   

Jehan et Bonaventure sont sortis successivment de leur refuge pour faire front contre l'assaut qu'on leur mène. Bonaventure est rapide et sa rapière des plus légères, car affinée, mis au poids requis par le bretteur à la forge de monsieur Prunier de Juvisy-sur-Orge. Mais le zigoto qui lui fait face, tout comme l'homme qui est opposé à Diego, est un vrai diable sauteur qui ne cesse de lui servir feintes et fausses pistes. De deux vifs mouvements de buste il esquive les deux piqûres qui lui sont destinées. Armé d'une dague seulement, l'homme entre ensuite dans la garde de Jehan et se maintient à la distance d'une longueur de bras pour le gêner.
[Tu as la Main]
(https://i.imgur.com/30JtQZq.jpg)

Jehan est obligé de se tenir la bras gauche le long du corps ce qui réduit sa mobilité. Mais tout comme celles de Bonaventure ses fentes restent soudaines et dévastatrices. L'homme à la cuirasse tente maladroitement de détourner la lame en se servant de son arbalète comme bouclier mais il est frappé de plein fouet au buste! Malheureusement, l'antique plastron fait son office et détourne la pointe de la rapière. Visiblement satisfait et sûr de sa force face à un homme blessé, le bonhomme sourit et avance en levant son arme comme un gourdin cette fois. Les quelques dents qui
lui reste lui donnent un air imbécile que le rire gras qui suit vient corroborer.
[Tu conserves la Main]
(https://i.imgur.com/zoEZ0TW.jpg)
                   

La tenture a tenu bon. Quand le pan de tissus vient à toucher le plancher de la coursive, Adrehilde est projetée derrière le comptoir entre Gagnière et l'homme à ses côtés.
(https://i.imgur.com/4dUcmKY.jpg)
   
(https://i.imgur.com/ZbvJv3j.jpg)

Les deux hommes l'esquivent en s'effaçant face à ce boulet de canon.

Héééélaaaaa!

Avec un cri de surprise. Gagnière en ouvre même la porte qui se trouve derrière lui pour assurer la préservation de sa personne. Adrehilde se réceptionne sur le mur (et pas sur le sol!), juste derrière eux, aussi souplement que possible. Elle est toujours agrippée à sa pièce de tissus.
[Tu as la Main]

Vous sautez sur des toits en flammes, vous vous pendez aux tapisseries. Si les rois avaient encore des fous, vous seriez à la cour madame!

-C'est elle? demande l'autre
                   

Tous, vous en venez à remarquer particulièrement l'homme qui se tient à côté du marquis de Gagnière. Et tout de suite, vous revient à l'esprit la tour de l'hôtel de Cluny. Autour de lui, l'air semble s'être densifié. Il vous apparaît un peu flou. Ce que vos voyez clairement en revanche, ce sont ses yeux, ses mains, d'où vous semblent jaillir des flammes crépitantes, tout comme du médaillon qui pend à son cou. Le sombre art draconique est à l'oeuvre.

                   
Bonaventure
E Roi, E Cavalier, E 3
G Dame
Sg Vyverne
1 point de lien avec Jehan E Vyverne
1 point de lien avec Adrehilde
Point de Ténacité E 7, Sf 4
Reprise de souffle
Arcane Personnelle
Feintes: Fausse Poste
Bottes:

Diego
G4
Sg Dame, Sg 5, Sg 2
Sf 8 , Sf 2
1 point de lien avec Uther
1 point de lien avec Jehan
1 point de lien avec Marcus
2 point de lien avec Adrehilde (2)
Point de Ténacité
Reprise de souffle
Arcane Personnelle
Feintes:
Bottes:

Uther
Sf 3
Sg Roi, Sg 10, Sg 9
G Vyverne , G 5, G 1
E 4
1 point de lien avec Diego
1 point de lien avec Jehan
1 point de lien avec Adrehilde
Point de Ténacité Sf 1 et E 6
Reprise de souffle
Arcane Personnelle
Feintes: Allonge
Bottes:

Jehan
Sg 8
G 9 , G 6, G 3
E Vyverne, E 5
1 point de lien avec Diego
1 point de lien avec Uther
1 point de lien avec Bonaventure Sg Vyverne
1 point de lien avec Adrehilde Sf 7
Point de Ténacité
Reprise de souffle
Arcane Personnelle
Feintes:
Bottes:

Adrehilde
E Dame
Sf 10 , Sf 9 , Sf 7, Sf 6
Sg 7
1 point de lien avec Uther G 5
1 point de lien avec Jehan
1 point de lien avec Diego
1 point de lien avec Bonaventure
Point de Ténacité Sf Cavalier , E 9
Reprise de souffle
Arcane Personnelle
Feintes:
Bottes:
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 22 novembre 2018, 23:16:00
Le bougre sait se battre, même si son style sautillant rapporté à sa grande carcasse fait naître un sourire en coin provocant que mon regard débordant d'ironie ne fait qu'accroître. En général, nul besoin de plus pour pousser un faquin de ce genre à la faute. J'anticipe son attaque et de biais par rapport à lui, souplement je replie mes jambes tout en projetant d'un coup sec ma lame dans l'ouverture, espérant le frapper une bonne fois pour toutes.

Sf 4
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 23 novembre 2018, 10:11:44
J'atterris sur la lourde table, comme une araignée aux membres grêles.

- Attaquer à la grenade des adversaires endormis ! Ce sont bien la vos manières marquis !

Toujours en chemise et les pieds nus, j’évite le coup de sabre d'un bond agile sur place, les yeux rivés sur ma victime en devenir et les yeux luisant d'une rage froide alimentée par les propos de Gagnières que j'entend par dessus les bruits de  combats et le cliquetis des fers.

- Gagnière vous n'êtes qu'un étron ! .... Que dis-je vous n'êtes qu'une maladie de l'étron !

Sg10

[edit sous reserve de validation du MJ]

- Adrehilde faite taire ce cafard par pitié !

 [don de G5 a Adrehilde]
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 23 novembre 2018, 20:21:04
Adrehilde! Tue le avant que sa magie ne fasse effet!!

Profitant de cette diversion je fonce sur mon adversaire ne lui laissant cette fois aucune chance de s'en sortir, plongeant ma lame vengeresse vers son ventre (sf 2- heu, sauf si avec de la ténacité je peux avoir de meilleurs cartes??)
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 24 novembre 2018, 01:32:28
Du haut de mon perchoir, je toise les deux ennemis qui sont à mes pieds.
- Quant à vous, s'ils avaient encore des chiens, vous feriez un détestable gibier.

Voyant le Marquis faire mine de s'enfuir, je m'apprête à fondre sur lui;mais l'aura qui entoure son compagnon, en même temps que le cri de Diego, retiennent mon geste. Je reste donc suspendu au mir, le temps d'un battement de cœur, hésitant entre confronter l'homme responsable d'une bonne part de nos maux, qui s'est si cruellement joué de moi et dont tout mon être réclame vengeance;et son compagnon, contre lequel mon instinct m'intime qu'il pourrait être le plus dangereux des deux.

Je finis, une boule au creux de l'estomac, par me tourner de l'autre côté et me laisser glisser le long de la tenture. J'atterris sur le comptoir pour faire face à l'homme mystérieux, tout en tentant de garder un oeil sur le Marquis . Prudente, mais néanmoins pressée par un sentiment d'urgence, je tranche d'un coup sec une longueur de la tenture et l'agite de la main gauche dans le visage de l'homme. Puis, telle une matadoresse impromptue de taverne, je me fend au travers des circonvolutions du tissu volant en direction de mon ennemi.

[G5(merci Uther)]
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 27 novembre 2018, 13:34:25
Voyant que l’armure de mon adversaire bloque mes attaques je fais mine de l’attaquer à nouveau vers sa poitrine et au dernier moment je lui porte une attaque au visage.

[G6]
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 27 novembre 2018, 19:40:13
Assaut 1, Ronde sixte

Rien n'y fait. Bonaventure est empêtré avec ce barbu qui ne le laisse pas mettre en place son allonge. Le coup du vyvernier s'en trouve mal ajusté et facilement esquivable par son adversaire qui tente de lui enfoncer sa dague dans le ventre. [1 DEF]
(https://i.imgur.com/30JtQZq.jpg)
                   

Profitant de sa position surélevée, Uther arrive à prendre le dessus sur le reître qui lâche son pistolet devenu inutile pour s'en remettre à son épée. Il a un style très agressif et peu commun. Sa rapière semble plus lourde, plus épaisse que la moyenne. Il vient prendre le fer du jésuite avant de le battre fortement et de tenter de piquer Uther dans la cuisse. Mais celui-ci pare et peut riposter.[Tu as la Main]
(https://i.imgur.com/sGXSpIb.jpg)
                   

L'épéiste auquel est opposé Diego arrêt subitement de reculer. Il se saisit une chope et l'envoie au visage de l'hidalgo qui doit se protéger et se fait surprendre par un large coup de taille au niveau de son cou! [1 DEF]
(https://i.imgur.com/WnKyfoD.jpg)
                   

L'attaque d'Adrehilde ne fait pas mouche. Autour d'elle et de ses deux adversaires, le flou se fait plus prégnant. Tout occupés à férailler avec vos différents adversaires, vous ne saisissez pas vraiment ce qui se passe entre la jeune Lame et l'homme au médaillon.
(https://i.imgur.com/4dUcmKY.jpg)
Par ici Adrehilde (http://www.cerbere.org/~pbf/PbF/Divers/index.php?topic=3735.msg104189#msg104189)

Gagnière se trouve à moitié dans la salle commune et à moitié dans la salle contiguë dans laquelle il jette un coup d'oeil et fait un geste de la tête qui ressemble fort à une dénégation avant d'en revenir à Adrehilde.

Je vous avoue être attristé de devoir en finir avec vous. Mais que voulez vous? Après avoir joué avec la souris, le chat doit passer à table...

Il pointe son arme vers Adrehilde.
(https://i.imgur.com/ZbvJv3j.jpg)
                   

Jehan, enfin, ne trouve pas l'ouverture, l'homme joue très bien de sa masse pour opposer sa cuirasse à la nouvelle attaque de la Lame malgré sa volonté de viser une partie précise. Sans trop de considération pour sa défense, il abat tente de lui abattre sa lourde arbalète sur le crâne. [1 DEF]

                   
Bonaventure
E Roi, E Cavalier, E 3
G Dame
Sg Vyverne
1 point de lien avec Jehan E Vyverne
1 point de lien avec Adrehilde
Point de Ténacité E 7, Sf 4
Reprise de souffle
Arcane Personnelle
Feintes: Fausse Poste
Bottes:

Diego
G4
Sg Dame, Sg 5, Sg 2
Sf 8 , Sf 2
1 point de lien avec Uther
1 point de lien avec Jehan
1 point de lien avec Marcus
2 point de lien avec Adrehilde (2)
Point de Ténacité G 10, E 1
Reprise de souffle
Arcane Personnelle
Feintes:
Bottes:

Uther
Sf 3
Sg Roi, Sg 10, Sg 9
G Vyverne , G 1
E 4
1 point de lien avec Diego
1 point de lien avec Jehan
1 point de lien avec Adrehilde G 5
Point de Ténacité Sf 1 et E 6
Reprise de souffle
Arcane Personnelle
Feintes: Allonge
Bottes:

Jehan
Sg 8
G 9 , G 6, G 3
E Vyverne, E 5
1 point de lien avec Diego
1 point de lien avec Uther
1 point de lien avec Bonaventure Sg Vyverne
1 point de lien avec Adrehilde Sf 7
Point de Ténacité
Reprise de souffle
Arcane Personnelle
Feintes:
Bottes:

Adrehilde
G 5
E Dame
Sf 10 , Sf 9 , Sf 7, Sf 6
Sg 7
1 point de lien avec Uther G 5
1 point de lien avec Jehan
1 point de lien avec Diego
1 point de lien avec Bonaventure
Point de Ténacité Sf Cavalier , E 9
Reprise de souffle
Arcane Personnelle
Feintes:
Bottes:
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 28 novembre 2018, 06:09:56
Je fais un saut en arrière pour éviter l’assomoir de mon adversaire.
Sg8
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 28 novembre 2018, 17:32:52
[edit]
Toujours juché sur ma table, je fais quelques entrechats pour finir par  bondir et m'effacer devant la lame de l'adversaire.
Je vire, je volte et profite de mon esquive pour sauter de mon perchoir, prêt à en découdre sur le plancher des vaches .
La, usant d'une vieille ruse ayant fait ses preuves par le passé, je porte un méchant coup de dague a mon adversaire, de bas en haut :  un coup peu académique mais dont l'efficacité sournoise a déjà fait ses preuves par le passé....

Sang 9 , feinte "main gauche "/color]
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 28 novembre 2018, 20:23:12
J'esquive par miracle la choppe lancée vers mon visage et me jette sur le côté pour éviter la lame fendant l'air. Mes yeux sont exhorbités par la surprise et un frisson parcourt mon échine.

Malparido hijo de puta!!

sf5
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 28 novembre 2018, 20:34:47
Face à mon adversaire, je ne montre aucune frustration, au contraire, car à mesure qu'il évite avec brio mes attaques et riposte à son tour, je m'aperçois que j'ai face à moi un véritable bretteur digne de croiser le fer avec moi. Le danger, la précision, les longues leçons avec mon maître d'armes, tout cela tourne dans ma tête au même rythme que le fracas de nos assauts répétés.

Cette fois, il tente d'un coup de dague de m'ouvrir le ventre. Souplement je recule d'un pas, me réceptionnant les jambes légèrement fléchies et sur la pointe des pieds pour me préparer à riposter immédiatement.

E Cavalier
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 02 décembre 2018, 22:15:14
Assaut 2, Ronde première

Malgré sa blessure, Jehan évite avec brio cette grossière attaque. Clairement, tout oppose les deux combattants. De la puissance ou de la rapidité, que prévaudra?
Le géant grogne et envoie un coup de pied dans la table. Elle glisse sur un bon mètre, manquant de frapper Diego. Satisfait d'avoir fait place plu ou moins nette, le soldat revient à l'assaut. Mais Jehan l'esquive encore et encore.

-Vienne té battre putito!! éructe-t-il.
(https://i.imgur.com/zoEZ0TW.jpg)

[Tu as la Main]
__________

Uther fait presque mouche mais d'un violent coup du bol de son sabre, son adversaire détourne la lame qui filait vers son bas ventre.

Il en profite pour rompre et prendre ses distances de la table et du jésuite. Ce faisant, il allait passer derrière Diego qui se décale pour éviter un coup de traitre. Le moustachu expire bruyamment et secoue son bras pour le délasser; il se prépare pour la suite. Un coup d'oeil vers ce qui se trame vers le comptoir lui arrache un fin sourire.
(https://i.imgur.com/sGXSpIb.jpg)

[Tu as la Main]
__________

Diego se retrouve donc à férailler aux côté d'Uther. L'hidalgo n'arrive pas à se dépêtrer des assauts rageurs du petit épéiste qui se fend après avoir écarté violemment le fer de l'hidalgo [1 DEF].
(https://i.imgur.com/WnKyfoD.jpg)
__________


Plus ou moins face à eux, se trouvent Jehan et Bonaventure lancés eux aussi dans leur furieux assaut.

Ce dernier reprend l'initiative du combat après avoir rompu et repris ses distances
(https://i.imgur.com/30JtQZq.jpg)

[Tu as la Main]
__________

Impossible pour quiconque de bien voir ce qui se tram de l'autre côté du comptoir du fait du halo mystique qui enveloppe Adrehilde, Gagnière et ce mystérieux troisième homme mais la Lame est aux prises avec eux, sans aucun doute.

- Votre bête? S'agit-il de ce laquais qui se vide de son sang devant ma chambre?  ....Ou de ce monstre dont la tête trône au-dessus de mon lit?

- Vous parlez tant, Marquis, que si vous étiez imberbe, je vous aurais pris pour une lavandière... raille Adrehilde.

Adrehilde (http://www.cerbere.org/~pbf/PbF/Divers/index.php?topic=3735.msg104747#msg104747)

-Sont-ce vos derniers mots pour la postérité, ma chère? rétorque le marquis qui est interrompu pour la voix rocailleuse de son compère.

-Non!... Laissez-la moi! lui intime-t-il.

-Il m'en a coûté de sous-estimer ces malheureux une fois déjà, je...

-LAISSEZ! coupe l'autre.

                   
Bonaventure
E 5
G Dame(R), G 10(R), G 9(T)
Sg Dame (L), Sg 8
Sf 9, Sf 6, Sf 1
1 point de lien avec Jehan
1 point de lien avec Adrehilde
Point de Ténacité 1 Arcane tirée (-1 Ténacité)
Reprise de souffle G 1 et Sf 1 remplacées
Arcane Personnelle
Feintes:
Bottes:

Diego
[1Arcane tirée. -1carte, -1 Ténacité]
E 8, E 1
Sf 8
Sg 6, Sg 3
1 point de lien avec Uther
1 point de lien avec Jehan
1 point de lien avec Marcus
2 point de lien avec Adrehilde (2)
Point de Ténacité
Reprise de souffle
Arcane Personnelle
Feintes:
Bottes:

Uther
Sf Dame, Sf Cavalier
Sg Cavalier
G 8, G 2
E 2
1 point de lien avec Diego
1 point de lien avec Jehan
1 point de lien avec Adrehilde (G Cavalier)
Point de Ténacité
Reprise de souffle
Arcane Personnelle
Feintes:
Bottes:

Jehan
Sg 4, Sg 1
G Roi, G 7
E 10
Sf Roi, Sf 5
1 point de lien avec Diego
1 point de lien avec Uther
1 point de lien avec Bonaventure
1 point de lien avec Adrehilde
Point de Ténacité
Reprise de souffle
Arcane Personnelle
Feintes:
Bottes:

Adrehilde
[1 Arcane tirée. -1 carte, -1 Ténacité]
G Cavalier, G 5, G 3
E 7(T), E 4
Sf 4
Sg 10(T)
1 point de lien avec Uther
1 point de lien avec Jehan
1 point de lien avec Diego
1 point de lien avec Bonaventure (Sg Dame)
Point de Ténacité
Reprise de souffle
Arcane Personnelle
Feintes:
Bottes:
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 03 décembre 2018, 18:30:37
Je pousse mes attaques visant toujours le visage mais aussi les bras et le haut des jambes pour éviter le plastron de mon adversaire.

Puis avisant un tabouret proche je le cueille avec mon pied et l’envoie vers la tête de mon adversaire pour le déconcentrer en disant :
- Maïs tu vas mourrir oui !

[G Roi]
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 03 décembre 2018, 18:43:02
L'homme ne fait pas cas de l'attaque de Jehan et le laisse le frapper. Tout juste fait-il en sorte que la lame ne prenne pas la direction d'un point faible de son armure.

[Ton attaque passe. Tu pousses avec une autre carte Griffe?]
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 03 décembre 2018, 20:00:44
[oui je pousse avec le G 7]
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 03 décembre 2018, 20:29:21
La lame pique la cuirasse sur le flanc de l'arbalétrier. Avec un coup de poignet, Jehan fait remonter la lame jusqu'à son aisselle. L'arme s'enfonce dans la chair de trois bon pouce.

-RHaaaÂÂÂÂrgHHHHH !

L'homme se dégage et tombe à la renverse. Son sang se déverse à gros bouillons.

A boit de souffle, pâle comme un linge, Jehan s'adosse à un e piliers de bois qui soutiennent la coursive du premier étage. A son grand désarroi, il voit l'arbalétrier se relever. Il va pour se remettre en garde mais il est surpris par son adversaire qui charge subitement droit sur lui, bille en tête et tout casque dehors!!
(https://i.imgur.com/zoEZ0TW.jpg)

[Tu perds la Main]
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 03 décembre 2018, 20:35:07
Je profite de cette diversion pour tenter d'égorger mon adversaire d'un dangereux revers de cazoleta (sf8)

HRP: si je peux je profite de mon lien avec Adrehilde pour lui passer une défense. Ou je peux pas faire les deux en même temps?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 03 décembre 2018, 22:44:36
- Diego, soyez bon de tuer cet insolent, j'ai a faire.

Je profite de la retraite de mon adversaire pour bondir tel un diable en boite : un pied sur le banc de chêne, une glissade sur la table du même bois, suivi d'un solide coup de jarret pour prendre mon envol et je bondis tel un ange exterminateur - ou une sauterelle en chemise de nuit suivant les points de vue, vers le comptoir, Adrehilde et ses deux deux adversaires, abandonnant le menus fretin moustachus à ses sourires narquois pour lui préférer le triste sire à face diabolique qui flanque ce bavard jaunâtre de Gagnière.

L'épée en avant, j'essaye de retomber littéralement sur ma victime pour le pourfendre de bas en haut.

Sf dame, que j'enchaîne avec sf cavalier

  - Me ferez vous les présentations Adehilde ?  
  Cadeau de G cavalier  
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 03 décembre 2018, 23:06:18
Je nous vois en posture délicate et prends un instant pour analyser la situation et réfléchir à nos options. Le tout bien sûr sans baisser ma garde, bien au contraire, adoptant une position défensive propre à décourager les velléités de mon opposant.

Reprise de souffle (échange G1 et Sf 1)
Défense Sg 8
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 04 décembre 2018, 01:29:37
Toujours aux prises avec mes deux adversaires, je lance:
- En ce cas, venez, que je vous réserve le même traitement que votre bestiole!

Néanmoins, ma voix semble tendue, et on peut y sentir que sous la raillerie pointe une inquiétude quant à l'issue de ce duel à trois.

C'est alors que j'entends dans mon dos le bondissant Uther arriver à la rescousse. Voyant une ombre passer au-dessus de moi, je profite de la diversion pour passer de l'autre côté du comptoir et prendre un peu de champ. D'un rapide mouvement de la tête, je répère Bonaventure qui semble sur la défensive. Je répère également la corde qui retient le pesant lustre qui est suspendu au-dessus de son adversaire.

D'un geste rapide, je tranche la corde, faisant choir le luminaire  [Lien :Sg Dame ]. Sans prendre le temps de voir la conclusion de la chute, j'enjambe à nouveau le comptoir et, profitant cette fois du soutien de l'irremplaçable Uther, je me jette à nouveau sur le mystérieux acolyte de Gagnière, envoyant voler les bouteilles sur mon passage.

[G Cavalier]
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 05 décembre 2018, 00:25:57
Assaut 2, Ronde seconde


Le massif soldat est sur le point de percuter Jehan de toute sa masse lancé comme il est tête basse, le casque en avant [1 DEF]
(https://i.imgur.com/zoEZ0TW.jpg)
                   

Le petit homme face à Diego ne se laisse pas prendre. S'il n'arrive pas à déborder l'espagnol, il parvient tout de même à ne pas se faire prendre par ses attaques subites. Diego déploie tout son art de l'escrime madrilène en tournant autour de son adversaire à la recherche de l'ouverture.
(https://i.imgur.com/WnKyfoD.jpg)

[Tu as la Main]
                   

Profitant de ce qu'il pense être un moment de relâchement, le borgne rentre de nouveau dans la garde de Bonaventure et tente de lui percer le buste de deux coups mortels de ses dagues! [1 DEF]
(https://i.imgur.com/30JtQZq.jpg)
                   

Par ici Uther et Adrehilde (http://www.cerbere.org/~pbf/PbF/Divers/index.php?topic=3839.msg104983#msg104983)

L'homme à la moustache ne lâche par Uther. Il se retrouve à son tour au milieu de cette zone floue, ou toue perspective est déformée et particulièrement autour de l'homme au médaillon. Mais il ne parvient pas à passer derrière le comptoir. Il tente de piquer Uther sans grand succès. Le jésuite, aux côté d'Adrehilde, fait également face au marquis de Gagnière mais il ne délaisse pas son flanc et soit s'employer pour repousser les assauts du moustachu.

-Vous voyez ce que je veux dire! Vous me permettrez, tout de même...dit Gagnière avec humeur
Mèche courte, mon ami, voulez-vous?! lance-t-il après une courte pause.

                   
Bonaventure
E 5
G 10(R), G 9(T)
Sg Dame (L), Sg 8
Sf 9, Sf 6, Sf 1
1 point de lien avec Jehan
1 point de lien avec Adrehilde (G Dame(R))
Point de Ténacité 1 Arcane tirée (-1 Ténacité)
Reprise de souffle G 1, Sf 1 remplacées
Arcane Personnelle
Feintes: Fausse piste
Bottes:

Diego
[1Arcane tirée. -1carte, -1 Ténacité]
G 4
E 8, E 1
Sf 8, Sf 2
1 point de lien avec Uther
1 point de lien avec Jehan
1 point de lien avec Marcus
2 point de lien avec Adrehilde (2)
Point de Ténacité
Reprise de souffle Sg 6, Sg 3 remplacées
Arcane Personnelle
Feintes:
Bottes:

Uther
Sf Dame, Sf Cavalier
Sg Cavalier
G 8, G 2
E 2
1 point de lien avec Diego
1 point de lien avec Jehan
1 point de lien avec Adrehilde (G Cavalier)
Point de Ténacité
Reprise de souffle
Arcane Personnelle
Feintes:
Bottes:

Jehan
Sg 4, Sg 1
G Roi, G 7
E 10
Sf Roi, Sf 5
1 point de lien avec Diego
1 point de lien avec Uther
1 point de lien avec Bonaventure
1 point de lien avec Adrehilde
Point de Ténacité
Reprise de souffle
Arcane Personnelle
Feintes:
Bottes:

Adrehilde
[1 Arcane tirée. -1 carte, -1 Ténacité]
G Dame(L), G Cavalier, G 5, G 3
E 7(T), E 4
Sf 4
Sg 10(T)
1 point de lien avec Uther
1 point de lien avec Jehan
1 point de lien avec Diego
1 point de lien avec Bonaventure (Sg Dame)
Point de Ténacité
Reprise de souffle
Arcane Personnelle
Feintes:
Bottes: Botte de Kal (G Dame, G Cavalier)
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 05 décembre 2018, 05:57:18
J’attends le dernier moment puis je saute de côté derrière une table renversée.

[E10]
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 05 décembre 2018, 19:47:11
Adrehilde il est temps de montrer de quel bois vous êtes faite, et ne faites qu'une bouchée de ces voyous ! criè-je à l'attention de ma camarade dans la pièce d'à côté pour l'encourager alors que seules quelques bribes de conversation me parviennent.

Mais pas un instant je ne perds de vue mon opposant, bien décidé que je suis à lui faire tâter du fer de ma rapière sans plus tarder. Misant sur la répétition de ma stratégie précédente, j'adopte la même posture, lui donnant l'illusion de pouvoir m'attaquer. Dès qu'il bouge d'un pouce, je bondis dans sa direction, reprenant l'avantage, propulsant ma lame une première fois vers son poitrail, avant de remonter la pointe vers sa gorge dans un second temps.

Lien avec Adrehilde pour lui passer G Dame
Sg Dame qui devient Sf Dame avec la Feinte, donc 2 attaques grâce à mon école française.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 05 décembre 2018, 19:51:11
Post édité

Destabilisé par l'efficacité de mon adversaire, je décide d'en revenir à mon art premier; celui de la fine esgrima madrilena, tout dans la souplesse des déplacements, de l'esquive, des feintes, de l'usure de l'adversaire jusqu'à la piqure finale...fatale.
Un éclair brille dans mes yeux, mon talon droit tourne légérement....puis je fais tournoyer ma cape en faisant un saut de côté.
Cette reprise de souffle a pour but d'échanger sg6 et sg3 avec deux cartes.

Donnez moi un peu de temps Uther!

E1 lâchée en défense
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 09 décembre 2018, 23:52:29
Assaut 2, Ronde tierce

D'un simple pas de côté, Jehan évite la charge grossière de son adversaire. Emporter par son élan,  il poursuit sa course jusqu'à percuter un pilier de bois qui tremble sous le choc et toute la coursive avec.
(https://i.imgur.com/zoEZ0TW.jpg)
[Tu as la Main]

__________

Le borgne se laisse prendre par la fausse invite de Bonaventure. La Lame manque par deux fois d'embrocher son adversaire mais celui-ci lui oppose deux parades réflexes fulgurantes. Le rythme imprimé par votre compagnon commence à sérieusement mettre en péril l'habile manieur de dagues.
(https://i.imgur.com/30JtQZq.jpg)
[Tu conserves la Main]

__________

Diego contient efficacement son adversaire. Il lui tourne autour, tente de l'épuiser tout en attendant l'erreur. L'homme au sabre feinte en sixte avant de frapper d'un large coup de taille. [1 DEF]
(https://i.imgur.com/WnKyfoD.jpg)
__________

De l'autre côté du comptoir vous parvient alors un coup de feu, suivi d'un cri de surprise. Le halo qui entourait Uther, Adrehilde et les autres s'évanouit subitement au moment même où l'homme au médaillon effectue un vol plané vers la salle commune. Sur son passage, il percute l'homme au pistolet. Tout deux s'étalent sur le sol, aux pieds de Bonaventure et du borgne. Ceux qui sont habitués aux projections d'Adrehilde auront reconnu sur a signature...
(https://i.imgur.com/4dUcmKY.jpg)
(https://i.imgur.com/sGXSpIb.jpg)

-Ah mais cela suffit ! peste Gagnière qui plonge sur Uther et se fend directement vers son buste. [1 DEF]
(https://i.imgur.com/ZbvJv3j.jpg)
[Adrehilde, tu as la Main]

__________
Bonaventure
E 5
G 10(R), G 9(T)
Sg Dame (L), Sg 8
Sf 9, Sf 6, Sf 1
1 point de lien avec Jehan
1 point de lien avec Adrehilde (G Dame(R))
Point de Ténacité 1 Arcane tirée (-1 Ténacité)
Reprise de souffle G 1, Sf 1 remplacées
Arcane Personnelle
Feintes: Fausse piste
Bottes:

Diego
[1Arcane tirée. -1carte, -1 Ténacité]
G 4
E 8, E 1
Sf 8, Sf 2
1 point de lien avec Uther
1 point de lien avec Jehan
1 point de lien avec Marcus
2 point de lien avec Adrehilde (2)
Point de Ténacité
Reprise de souffle Sg 6, Sg 3 remplacées
Arcane Personnelle
Feintes:
Bottes:

Uther
Sf Dame, Sf Cavalier
Sg Cavalier, Sg 5(T)
G 8, G 2
E Dame(T), E 7(L), E 2
1 point de lien avec Diego
1 point de lien avec Jehan
1 point de lien avec Adrehilde (G Cavalier)
Point de Ténacité E Dame, Sg 5
Reprise de souffle
Arcane Personnelle
Feintes: Esquive
Bottes:

Jehan
Sg 4, Sg 1
G Roi, G 7
E 10
Sf Roi, Sf 5
1 point de lien avec Diego
1 point de lien avec Uther
1 point de lien avec Bonaventure
1 point de lien avec Adrehilde
Point de Ténacité
Reprise de souffle
Arcane Personnelle
Feintes:
Bottes:

Adrehilde
[1 Arcane tirée. -1 carte, -1 Ténacité]
G Dame(L), G Cavalier, G 5, G 3
E 4
Sf 4
Sg 10(T)
1 point de lien avec Uther (E 7(T))
1 point de lien avec Jehan
1 point de lien avec Diego
1 point de lien avec Bonaventure (Sg Dame)
Point de Ténacité
Reprise de souffle
Arcane Personnelle
Feintes: Bagarre
Bottes: Botte de Kal (G Dame, G Cavalier)
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 10 décembre 2018, 00:50:38
Je me hisse sur le comptoir et, couverte des pieds à la tête de vin écarlate, je lève mon épée aux cieux, contemple mes ennemis qui gisent au sol, et expulse un hurlement bestial du tréfonds de mes entrailles:
- GRAAAAAAAAAaaaaaaahhh!!!!

Je saute au sol, lance un regard à Uther dont je n'ai que le temps de tirer la chemise de nuit d'un coup sec en arrière pour lui éviter l'épinglage entomologique.
[Lien vers Uther : E7]

Puis, je lance au reste du groupe un avertissement en pointant le sorcier du doigt:
 - Ne touchez pas au Médaillon:il suinte de magie draconnique !

Et je me jette vers le sorcier à terre. Plus de fioriture:je délaisse les noble leçons de l'escrime académique pour user de ma lame, mes poings, les tabourets attenants... Bref tout ce qui est bon pour que mon ennemi ne se relève pas, quitte à transformer notre duel en vulgaire Bagarre
[G5
Feinte (Bagarre): G3 devient G4]
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 10 décembre 2018, 19:09:43
Les positions en sixte visent à maintenir l'adversaire à distance...lorsque l'on commence à ressentir la fatigue et des difficultés pour se défendre...

Un léger sourire se dessine à l'angle gauche de ma bouche.

Il va en falloir un peu plus pour me surprendre! dis-je en esquivant la lame effilée du sabre. E8

Si ma position recroquevillée pourrait laisser croire que je me suis mis en situation de difficulté, la réalité est tout autre. Ceux qui m'ont déjà vu combattre savent en effet que je viens de reprendre la main sur mon adversaire,et que le dénouement du combat est proche.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 10 décembre 2018, 19:36:16
Un sourire féroce vient orner mon visage tandis que je pousse mon avantage, misant sur ma rapidité d'exécution pour parvenir à dépasser les défenses toujours plus désespérées de mon opposant. Il vient de parer mes deux derniers coups, mais qu'à cela ne tienne, je progresse toujours, l'acculant contre le mur, mes mouvements précis mille fois répétés avec mon vieux maître d'armes me venant aussi naturellement en tête qu'une mélodie. Attaque basse pour faire baisser la garde, enchaînée immédiatement par une attaque fulgurante au niveau du thorax.

G10 et G9
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 10 décembre 2018, 23:14:57
L'attitude pour le moins cavalière d'Adrehilde à l'encontre de ma chemise de nuit de fine baptiste, n'en est pas moin fort appréciée.
Loin de m'offusquer je profite de l'élan ainsi offert pour gratifier Gagnieres d'une esquive grand style en tournoyant comme une toupie.

A nouveau face à l'ennemi, je raille d'un ton hautain en affichant un mépris désabusé,  bien decide à faire sortir l'animal de ses gonds et le pousser à la faute  :

-  Lamentable ! Gagnieres vous êtes pitoyable au tir, et risible à l'épée... décidément je me gâche !

J'ajoute en feraillant d'un air nonchalant et blasé pour enfoncer le clou.

- Quel ennui...

Sg5 : feinte "esquive" pour reprendre la main.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 11 décembre 2018, 22:27:12
Avant qu’il ne reprenne ses esprits je me fends vers mon adversaire attaquant son bras armé.
Sf Roi
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 11 décembre 2018, 23:12:10
A moitié hagard, le soldat opposé à Jehan se défend cette fois; il ne laisse pas son destin entre les plaques de son armure. Il pare sans grâce le coup que tente de lui porter la Lame mais Jehan lui assène un deuxième coup qui passe sur le flanc dans une faiblesse de l'armure et entame la cotte de maille qui seconde la cuirasse.

[Tu as la possibilité de pousser avec une carte Sf]
(https://i.imgur.com/zoEZ0TW.jpg)
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 12 décembre 2018, 09:35:38
Je pousse mon attaque espérant enfin toucher vraiment mon adversaire.

[Sf5]
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 12 décembre 2018, 09:49:08
Assaut 2, Ronde quarte

Jehan enfonce sa lame profondément dans le flanc du soldat qui émet un grognement de surprise. Quand l'épée ressort, c'est un flot de sang qui s'échappe de la blessure. L'homme lâche son arbalète et tangue tout en se tenant le côté. Il fait quelques pas vers Jehan une main tendue vers son cou mais ses jambes le trahissent et il s'écroule dans un tonnerre de métal et reste immobile.

[Pas d'adversaire à portée, tu gardes donc la Main]

La chute de leur compagnon provoque flottement parmi vos adversaires mais il est balayé par Adrehilde qui bondit dans la salle commune et commence à rouer le sorcier de coups.

Ce dernier tente misérablement de se protéger de ses bras mais ce sont c'est l'homme au pistolet qui le sauve d'une bastonnade funestes:

PEDROOO! s'écrit-il en s'interposant contre la furie Adrehilde. Il saisit la jeune femme sous un bras et vient la plaquer rudement contre le comptoir [1 DEF, -2 Jusquiame]

(https://i.imgur.com/sGXSpIb.jpg)

__________

Diego continue de faire tourner son adversaire en bourrique. L'homme s'essaie de nouveau à tenter de percer se défense mais il est bien trop lent cette fois et Diego d'un pas de côté, se crée une ouverture.
(https://i.imgur.com/WnKyfoD.jpg)
[Tu as la Main]

__________

Pendant ce temps, Bonaventure est en train de lancer l'hallali. Il accule son adversaire contre le mur. Ce dernier parvient à se dégager mais son mouvement est inconsidéré: il baisse sa garde assez longtemps pour que la Lame le perce au poitrail.


-HIAAAAARRRRRGHHH !!

Le borgne hurle et tente de se mettre de nouveau en garde mais la douleur est si forte qu'il garde un bras collé au corps. Il recule. Dans ses yeux se lisent la détresse de l'homme qui se sait condamner.

-Ayuda. Ayuda appelle-t-il en grimaçant
(https://i.imgur.com/30JtQZq.jpg)
[Tu as la Main]

__________

Gagnière sort sa main gauche et se met en position défensive. Il a un coup d'oeil vers la salle commune.

-Vous trouvez que cela manque de sel, mon cher? Laissez-moi assaisonner noter plat !

Alors que vous continuer de férailler, Il donne un grand coup de pied dans la porte derrière lui.

-Lâche ton engin et ramène notre hôte, vite! lance-t-il à on ne sait qui.
(https://i.imgur.com/ZbvJv3j.jpg)
[Tu as la Main, Uther. Petit coup d'oeil PAR ICI (http://www.cerbere.org/~pbf/PbF/Divers/index.php?topic=3730.msg105788#msg105788)]

(https://i.imgur.com/QCT9Ezc.jpg)

[Ne tenez pas compte du rectangle noir. La croix rouge au centre signifie juste qu ela table du plan n'est plus à cette place. Elle se trouve dessinée à droite]

__________

Bonaventure
E 5
G 10(R), G 9(T)
Sg Dame (L), Sg 8
Sf 9, Sf 6, Sf 1
1 point de lien avec Jehan
1 point de lien avec Adrehilde (G Dame(R))
Point de Ténacité 1 Arcane tirée (-1 Ténacité)
Reprise de souffle G 1, Sf 1 remplacées
Arcane Personnelle
Feintes: Fausse piste
Bottes: Figures jouées et non utilisées pour une Botte:

Diego
[1Arcane tirée. -1carte, -1 Ténacité]
G 4
E 8, E 1
Sf 8, Sf 2
1 point de lien avec Uther
1 point de lien avec Jehan
1 point de lien avec Marcus
2 point de lien avec Adrehilde (2)
Point de Ténacité
Reprise de souffle Sg 6, Sg 3 remplacées
Arcane Personnelle
Feintes:
Bottes: Figures jouées et non utilisées pour une Botte:

Uther
Sf Dame, Sf Cavalier
Sg Cavalier, Sg 5(T)
G 8, G 2
E Dame(T), E 7(L), E 2
1 point de lien avec Diego
1 point de lien avec Jehan
1 point de lien avec Adrehilde (G Cavalier)
Point de Ténacité E Dame, Sg 5
Reprise de souffle
Arcane Personnelle
Feintes: Esquive
Bottes: Figures jouées et non utilisées pour une Botte: Sg Cavalier

Jehan
Sg 4, Sg 1
G Roi, G 7
E 10
Sf Roi, Sf 5
1 point de lien avec Diego
1 point de lien avec Uther
1 point de lien avec Bonaventure
1 point de lien avec Adrehilde
Point de Ténacité
Reprise de souffle
Arcane Personnelle
Feintes:
Bottes: Figures jouées et non utilisées pour une Botte: Sf Roi

Adrehilde
[1 Arcane tirée. -1 carte, -1 Ténacité]
G Dame(L), G Cavalier, G 5, G 3
E 4
Sf 4
Sg 10(T)
1 point de lien avec Uther (E 7(T))
1 point de lien avec Jehan
1 point de lien avec Diego
1 point de lien avec Bonaventure (Sg Dame)
Point de Ténacité
Reprise de souffle
Arcane Personnelle
Feintes: Bagarre
Bottes: Botte de Kal (G Dame, G Cavalier)
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 12 décembre 2018, 17:41:10
Je sens la victoire à portée de main, il est temps de porter l'estocade. D'autant qu'autour de moi, ce que je perçois des affrontements en cours me laisse à penser que le sort de la bataille reste toujours suspendu à un fil.

Il est temps de nous dire adieu ! lancè-je au manieur de dagues blessé, avant de partir dans une série d'attaques rapides pour percer sa défense et mettre un terme au combat.
 
Sf9
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 12 décembre 2018, 17:55:30
L'homme pare la première attaque, repousse de justesse la deuxième mais la troisième est la bonne. La pointe de la lame de Bonaventure se dirige vers sa jambe. Bonaventure sera-t-il assez rapide pour, d'un coup de poignet, faire remonter le fer vers son cœur ?

-Pitié, NON! supplie-t-il alors qu'il sent l'assaut devenir trop rapide pour lui.

[Ton attaque passe, veux-tu la Pousser?]
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 12 décembre 2018, 18:04:38
Je pousse l'attaque en effet !

Insensible à son appel comme il l'aurait été au mien dans la situation contraire, j'enchaîne d'un coup de poignet habile pour lui planter la lame en plein cœur.

Sf6
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 12 décembre 2018, 18:14:12
...lame qui s'enfonce profondément dans son poitrail. L'homme lâche ses armes et s'accroche au bras de Bonaventure tout en s'écroulant doucement.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 12 décembre 2018, 21:21:42
Un petit hochement de tête sur le côté, sourcil relevé et air désolé auront sans doute permis à mon adversaire de comprendre que lui aussi ne va pas tarder à rejoindre ses comparses en enfer.
Mais je suis déjà collé à lui, ma biscaienne fendant rapidement l'air vers ses côtes  G4
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 12 décembre 2018, 21:49:40
Alors que je m'apprêtais à faire un sort au sorcier [humour!] en me lançant dans un passage à tabac en règle, digne des tords-boyaux les plus sordides de la capitale, celui-ci est sauvé in extremis par son compagnon. Et j'ai beau pester, grogner et me débattre, il me tient ferme et ne me lâche pas.
- Graaaah! Retourne lécher les griffes de tes maîtres, corniaud!

Enfin, en m'arc-boutant contre le comptoir, je parviens à repousser suffisamment mon assaillant pour dégager mon épée. Alors que je me mets en Garde Défensive pour reprendre mon souffle et repoussr mon ennemi, j'aperçois Jehan porter un coup de grâce à son assaillant, lui désigne l'homme étalé au sol et d'une voix pressante:
- Le sorcier, Jehan! Mettez-le hors d'état de nuire! Vite, avant qu'il...
[Lien vers Jehan : Sf 4]

Je ne peux finir ma phrase, trop occupée à parer les assauts de mon ennemi.
[E4
Feinte : Garde Défensive]
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 13 décembre 2018, 00:34:27
- Notre plat ? Vous en serez la dinde ! Permettez de moi de larder  ... ici

J'enveloppe le fer du petit marquis, toujours soucieux de son humeur déclinante que je compte bien pousser à mon, avantage, et d'une torsion de poignet,  je me dégage et enchaîne en piquant mon adversaire au foie puis à la gorge d'un mouvement fluide, rapide et en profitant de l'équilibre parfait de ma rapière.. 

- et là ...

G2 + feinte "Allonge" (2 attaques), si l'un d'elle passe ,je pousse avec G8...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 13 décembre 2018, 09:01:50
Je me précipite sur le sorcier et tente de lui planter mon épée en plein coeur.

[Je peux soit jouer le Sf 4 d'Adrehilde si c'est possible ou alors le Sg 4 transformé en Sf 4 par Fausse piste]
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 13 décembre 2018, 10:10:50
Assaut 2, Ronde quinte

Diego ne parvient pas à percer la défense de son adversaire. L'homme écarte sa lame et riposte d'un nouveau coup de taille vers le corps [1 DEF]
(https://i.imgur.com/WnKyfoD.jpg)

__________

L'adversaire d'Adrehilde ne lui laisse pas de répit. Comme animé d'une force nouvelle, il se fend, taille et riposte vigoureusement. La jeune femme, loin de trouver une ouverture, finit même par se découvrir. Le moustachu en profite pour tenter de l'atteindre à l'épaule. [1 DEF]
(https://i.imgur.com/sGXSpIb.jpg)

__________

Jehan se précipite sur le sorcier en train de se relever et se fend. Désarmé, l'homme manque de vivacité et n'a d'autre choixque de saisir la lame de la rapière des deux mains.

-GNNNNnnnhh.

Du sang s'écoule de ses mains à grosses gouttes. Ses mains...alors qu'il lève sa main droite sanglante pour l'abattre sur le visage de Jehan, ce dernier peut voir que ses ongles s'apparentent plus à des serres qu'à des appendices humaines [1 DEF]
(https://i.imgur.com/4dUcmKY.jpg)

__________

Gagnière  combat pieds à pieds, ne laissant pas un pouce de terrain à Uther. Les deux hommes se livrent une passe d'arme acharnée d'une rapidité phénoménale, faite de ripostes et de contre-ripostes. Gagnière tente une double feinte avant de se fendre. Mais alors qu'un homme apparaît derrière lui venant des cuisines, il finit par rompre.
(https://i.imgur.com/ZbvJv3j.jpg)

-C'EST ASSEZ! lance-t-il

L'homme qui émerge dans la salle enserre fermement...Gwen, que vous avez rencontrée la veille au soir. Il a posé la lame de sa dague sur la gorge de la jeune femme.

(https://image.ibb.co/fENasz/serveuse_pie_qui_boit.jpg) (https://imgbb.com/) 

En costume du nuit, tout comme vous, elle pleure en silence et à chaudes larmes. La lippe tremblante elle pose un regard de biche condamnée sur le spectacle qu'offre la salle commune de son établissement.

Vos adversaires respectifs rompent l'assaut et se mettent en position défensive.

L'homme qui maintient Gwen sous son joug fait quelques pas vers la salle et dépasse le comptoir, flanqué de Gagnière. Malgré la barbe qui lui mange le visage, vous pouvez apercevoir dans le clair obscur de cette salle si mal éclairée, les commissures de cicatrices qui lui balafrent chaque joue à partir de la bouche. L'homme vous fixe d'un regard fiévreux d'un bleu délavé.
(https://i.imgur.com/ZPVNLAp.jpg)


-Vous parliez d'un souper, monsieur de Kervignac, permettez-moi d'inviter la cuisinière raille Gagnière. Vous avez fait montre d'une belle résilience et je suis attendu ailleurs.  Si vous voulez bien, je crois que nous allons en rester là pour cette fois. A moins que vous ne jugiez que la vie de cette fille ne vaille pas la peine d'être épargnée...dans ce cas, Malencontre ici présent sera ravi de faire lui passer votre message...

Ledit Malecontre vient appuyer la point de sa dague plus fortement encore sur le cou de Gwen qui glapit de peur.

Maintenant que le calme s'est fait, vous pouvez entendre des craquements du plancher de l'étage. On se déplace, on chuchote.

[Vous pouvez décrire vos défenses avant de passer à la suite.]

__________

Bonaventure
E 5
G 10(R), G 9(T)
Sg Dame (L), Sg 8
Sf 9, Sf 6, Sf 1
1 point de lien avec Jehan
1 point de lien avec Adrehilde (G Dame(R))
Point de Ténacité 1 Arcane tirée (-1 Ténacité)
Reprise de souffle G 1, Sf 1 remplacées
Arcane Personnelle
Feintes: Fausse piste
Bottes: Figures jouées et non utilisées pour une Botte:

Diego
[1Arcane tirée. -1carte, -1 Ténacité]
G 4
E 8, E 1
Sf 8, Sf 2
1 point de lien avec Uther
1 point de lien avec Jehan
1 point de lien avec Marcus
2 point de lien avec Adrehilde (2)
Point de Ténacité
Reprise de souffle Sg 6, Sg 3 remplacées
Arcane Personnelle
Feintes:
Bottes: Figures jouées et non utilisées pour une Botte:

Uther
Sf Dame, Sf Cavalier
Sg Cavalier, Sg 5(T)
G 8, G 2
E Dame(T), E 7(L), E 2
1 point de lien avec Diego
1 point de lien avec Jehan
1 point de lien avec Adrehilde (G Cavalier)
Point de Ténacité E Dame, Sg 5
Reprise de souffle
Arcane Personnelle
Feintes: Esquive, Allonge
Bottes: Figures jouées et non utilisées pour une Botte: Sg Cavalier

Jehan
Sg 4, Sg 1
G Roi, G 7
E 10
Sf Roi, Sf 5, Sf 4(L)
1 point de lien avec Diego
1 point de lien avec Uther
1 point de lien avec Bonaventure
1 point de lien avec Adrehilde
Point de Ténacité
Reprise de souffle
Arcane Personnelle
Feintes:
Bottes: Figures jouées et non utilisées pour une Botte: Sf Roi

Adrehilde
[1 Arcane tirée. -1 carte, -1 Ténacité]
G Dame(L), G Cavalier, G 5, G 3
E 4
Sg 10(T)
1 point de lien avec Uther (E 7(T))
1 point de lien avec Jehan (Sf 4)
1 point de lien avec Diego
1 point de lien avec Bonaventure (Sg Dame)
Point de Ténacité
Reprise de souffle
Arcane Personnelle
Feintes: Bagarre, Garde défensive
Bottes: Botte de Kal (G Dame, G Cavalier)
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 13 décembre 2018, 13:02:07
Je ne répond pas à Gagnière, préoccupé par ce qui se trame a quelques pas de moi, et que je saisi du coin de l’œil.
Désengagé de Gagnières, je regagne Adrehilde en trois bonds, escaladant au passage, banc et tables, pour parer d'un battement sec le sabre de l'homme à la moustache avant que ce dernier ne découpe notre amie en rondelles.

- Arrière crépidule, j'ai à parler à ton maître !

E dame
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 13 décembre 2018, 14:11:43
Je roule du côté de mon bras valide. M'éloignant, ainsi, des griffes de mon adversaire.

[Sg4]
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 13 décembre 2018, 17:27:25
J'esquive la percée de mon adversaire d'un élégant pas chassé sur le côté E8
Je reste en garde malgré le cessez le combat imprévu.

HRP: voir en HRP privé l'utilisation souhaitée de mes XP

Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 13 décembre 2018, 19:08:01
A nouveau débordée par mon adversaire, ma chemise de nuit ne doit d'être entière (à défaut de propre) qu'à l'intervention inopinée d'Uther.

Appuyée sur le comptoir, le souffle court, je garde mon épée haute, et me tourne pour observer Gagnière et son laquais tout en gardant un oeil sur mon ennemi. Je renifle de mépris avant de lui lancer, le visage déformé par un rictus haineux:
- Votre maitre qui nous prend pour des idiots, ou des Turcs? Si vous venez nous assaillir en pleine nuit, en faisant exploser la moitié de cette masure, avec une troupe de coupe-gorges armés pour une croisade, c'est sans aucun doute pour nous laisser tranquillement retourner à notre couche dès que nous aurons baissé les armes? Et en aucun cas pour nous égorger comme des gorets? Si déjà vous voulez notre mort, Gagnière, ne nous insultez pas!

Je m'essuie les lèvres du revers de la manche. Mon regard se pose sur le sorcier à terre et ma voix reprend, plus calme, témoin de ma réflexion :
- A moins que votre maitre ne vous ait envoyé ici pour quelque autre raison…?

J'observe la scène qui m'entoure, m'efforçant de comprendre les intentions du Marquis.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 13 décembre 2018, 19:32:28
Ayant fini par mettre à bas mon opposant, j'observe la scène de guerre qu'est devenue l'auberge, mes traits se contractant notablement en voyant surgir le séide de Gagnière menaçant la jeune Gwen. Je garde la main crispée sur la garde de ma rapière, la pointe baissée mais prête à surgir au moindre mouvement suspect.

J'écoute mes camarades mais pour l'instant me tais afin d'éviter que cet échange ne tourne à une cacophonie qui pourrait faire le linceul de l'otage. Je me décale simplement de quelques pas pour pouvoir avoir une visibilité sur la pièce d'où Malencontre et Gwen viennent de sortir.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 13 décembre 2018, 19:33:39
-Vous tuer...j'y compte bien ma chère! rétorque le marquis, tout sourire. Si vous vous mettez sur mon chemin, s'entend, car je n'ai rien contre vous.

Pendant que le marquis parle, le sorcier finit de se remettre sur ses cannes tandis que l'épéiste et le moustachu battent prudemment en retraite pour rejoindre Malencontre et son otage.

-Comme je vous l'ai dit, ceci n'était qu'un petit cadeau de bienvenue. Je l'aurais aimé définitif, je dois vous l'avouer mais que voulez vous? Si l'on respectait mes ordres... il a un regard vers l'homme au médaillon qui se presse les flacs de ses mains qui continuent à dégouliner de sang.
Vous notez que ce dernier a en fait un aspect tout à fait normal, humain, dirons-nous.

-A votre place, je remonterai sur mon cheval et je rentrerai à Paris. Mais je me doute que vous n'en ferez rien.

-Monsieur... intervient Malencontre. Il n'en dit pas plus, le marquis semble comprendre à demi-mot ce que son gredin de compagnon veut dire.

-Je sais, je sais... répond Gagnière avec une pointe de lassitude sans vous quitter des yeux. Comme je vous le disais, il me faut me retirer. Nous partons avec cette jeune femme, d'ailleurs. A votre place, je resterais bien sagement ici, si vous ne voulez pas que mon ami n'en sème quelques morceaux sur la route.

Malencontre commence à reculer lentement vers les cuisines, suivis par les autres.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 13 décembre 2018, 19:35:53
Bonaventure (http://www.cerbere.org/~pbf/PbF/Divers/index.php?topic=3727.msg106034#msg106034)
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 13 décembre 2018, 20:22:26
On ne devrait pas tarder à se revoir hijo de puta... glissé-je à mon opposant.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 13 décembre 2018, 20:41:14
- Impossible.

Dis-je froidement en me mettant en mouvement, doucement non sans avoir fais siffler ma rapière dans le vide pour accompagner la retraite des nos assaillants et les conserver à portée prêt à embrocher le premier de ses messieurs

- Cette jeune femme reste ici, nous savons tout les deux qu'elle ne survivra pas si elle doit vous accompagner. Vous avez donc deux options : soit vous la libérez ici en maintenant et profitez ainsi d'un sursis qui vous permettra d'aller vous terrer dans quelques trous de rats, soit vous la tuez et nous reprenons notre conversation.

Je met toute ma conviction dans ma voix et dans mon regard pour faire comprendre à Gagnière que cette proposition, que je considère comme généreuse, n'est pas négociable.

- Tenez le frein de votre cruauté et de votre lâcheté Gagnière si cette jeune femme doit souffrir quoi que ce soit, vous n'entendrez pas sonner l'heure prochaine ; vous et les cafards qui vous accompagnent seront détruits sans pitié.


Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 13 décembre 2018, 23:56:05
Gagnière n'avait pour sa part pas bougé. Laissant ses hommes entamer leur retraite. À l'instar d'Uther il raffermit sur son épée et lève l'autre. Ses sbires se figent instantanément.

Le marquis ne s'est pas départi de son sourire narquois mais son regard...son regard de rancé n'exprime aucune joie.

-Et sans une minute vous allez me proposer de régler le conflit qui opposent vos maîtres aux mien en combat singulier, comme le faisaient les chevaliers, monsieur ?

Il jauge votre compagnon, l'avisant de haut en bas. Puis il vous jette à tous un rapide coup d'œil.

-Vous savez, malgré tout le bien que vous devez penser de moi, j'ai la faiblesse d'être un homme de parole. Après tout, n'est-ce pas moi qui vous ai mis sur la piste de Teyssier? À l'époque vous doutiez de moi et regardez-vous! Vous voilà les sauveurs de votre bon cardinal !
Alors, dites-moi:

Il lève sa fine rapière en désigne Uther de la pointe.

Le jésuite que vous étiez s'est-il repenti et a-t-il appris à avoir une parole ? Si je vous laisse la fille, tiendrez-vous votre part du marché ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 14 décembre 2018, 10:01:34
- Certainement pas, ce type de rencontre est réservée aux hommes d'honneur, pas aux assassins qui choisissent d'attaquer les dormeurs à la grenade. Vous êtes un être fielleux, un serpent venimeux sans âme ni honneur et ce qui sort de votre bouche vaut moins que ce qui sort de mon cul.

Je marque un bref silence pour souligner mon propos avant d'ajouter avec un sourire mauvais :

- Par ailleurs, on a jamais vu un jésuite mentir.

-  Maintenant choisissez entre le sursis ou la destruction immédiate mais faites vite.... Je me lasse .

Je raffermis ma position sans laisser le moindre doute quand à ma posture : je suis prêt à tuer sur un mot.




 
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 14 décembre 2018, 10:07:37
Je laisse échapper un petit rire à la réplique d'Uther. Je me force néanmoins à le réprimer au plus vite, car si je meurs d'envie de me jeter sur Gagnière et son larbin au médaillon, je regarde avec angoisse la jeune cuisinière innocente qui semble sur le point de servir de dommage collatéral à notre escarmouche.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 14 décembre 2018, 10:16:03
-Vous me peinez, monsieur. fait Gagnière avec un air chagrin. Malencontreusement, restez, je vous prie. Les autres, allez-y. Ses hommes hésitent. Allez!

Visiblement à regret, les assassins obtempèrent, lentement. Malencontre se décale pour sa part derrière le comptoir pour laisser passer ses compagnons.

Alors que la tension est à son comble et le silence à peine troublé par les chuchotis des autres clients de l'auberge à l'étage, il vous semble percevoir du remue ménage quelque part dans la rue.

Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 14 décembre 2018, 10:40:48
Je reste figée en regardant les hommes s'enfuir. J'attrape de ma main le bras d'Uther que je tiens fermement, pour retenir sa véhémence belliqueuse.

Néanmoins, en voyant l'homme au médaillon quitter la pièce, je ne peux me retenir de grogner à son adresse:
- Dis à ton maitre de rester sur ses gardes. Car un jour, malgré ses murs, ses chaines et ses masques, j'insiste sur ce mot  c'est moi qu'il trouvera lorsqu'il regardera dehors de son donjon.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 14 décembre 2018, 10:44:28
L'homme au médaillon, se retourne subitement et darde un regard étonné sur Adrehilde. Il retroussé les lèvres en un rictus carnassier et disparaît dans les cuisines.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 14 décembre 2018, 10:58:31
- Ma journée n'est donc pas perdue.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 14 décembre 2018, 18:26:28
Pour ma part je me décale légèrement pour essayer de voir ce qui se passe dans la cuisine, puis lorsque j'entends du bruit dehors je jette un œil par la fenêtre pour comprendre ce qui se passe.

Les regards mauvais que je jette tant à Malencontre qu'à Gagnière n'ont rien à envier aux paroles enflammées adressées par Adrehilde et Uther, et s'ils pouvaient tuer, l'auberge serait jonchée de leurs cadavres à l'instant présent.

Je me contente de conclure d'un ton plein de morgue Nous nous retrouverons tôt ou tard, et nous aurons tout loisir de solder nos comptes.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 14 décembre 2018, 20:44:03
Je reste silencieux, prêt à foncer à l'étage et à gagner les toits pour suivre nos adversaires à distance. Je rengaine pour gagner du temps.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 15 décembre 2018, 06:30:12
Je reste en garde en reprenant mon souffle.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 15 décembre 2018, 13:42:18
Du premier étage, quelqu'un exclame entre soulagement et triomphe.

La garde! Voilà la garde!!

Gagnière et Malencontre échangent un regard.

-Messieurs... vous salue le rancé en portant la main à son chapeau. Il n'est de bonne compagnie qui ne se quitte...

Il fait quelques pas à reculons avant ajouter, espiègle :

...alors que dire de la vôtre!

Il se détourne finalement et quitte la pièce au pas de course. Une fois son maître disparu dans les cuisines, Malencontre pousse Gwen dans votre direction avec rudesse et se carapate à son tour.

[Une action courte, je vous prie.]
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 15 décembre 2018, 14:09:02
Je me précipite vers l'étage pour suivre par les toits nos visiteurs nocturnes.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 15 décembre 2018, 20:43:53
Je rengaine mon épée et observe mon bras.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 16 décembre 2018, 15:58:07
Je me dirige rapidement vers la cuisine.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 16 décembre 2018, 22:37:07
Je réceptionne la jeune femme dans les bras, en prenant garde qu'elle ne vienne s'embrocher sur ma rapière, et l’entraîne vivement en arrière ace moi, l’œil rivé sur l'embrasure de la porte, et prêt a bondir tout deux à l'abri.

- Gare aux grenades mes amis !
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 16 décembre 2018, 22:55:59
J'aperçois du coin de l'oeil notre hidalgo s'élancer. Comprenant son intention, je m'élance à mon tour en jurant tout bas:
- L'entêté d'espagnol! C'est bien le moment de courir au suicide!

Coupant au plus court, je m'élance sur le comptoir, prend appui sur l'épaule providentielle d'Uther, lâche un Navrée! fugace tout en me saisissant de ce qu'il reste de la tenture qui m'a amenée ici pour me hisser à l'étage. Je ponctue mon escalade de force grognements, soupirs et grommèlements.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 16 décembre 2018, 23:23:46
Diego et Adrehilde se rejoignent sur la coursive, non loin de la chambre d'Adrehilde, tandis que Bonaventure disparaît dans les cuisines.
Gwen atterrit dans les bras d'Uther où ses nerfs lâchent. Elle fond en pleurs.

À ce moment la porte s'ouvre à la volée et une troupe d'hommes en arme pénètre dans l'établissement. Une demie-douzaine de bonshommes dont les épais pourpoints et les manteaux d'hiver sont si dépareillés qu'on ne pourrait jurer qu'il s'agisse de la garde ou de bandits.

[Bonaventure ne poste pas ici, mais il entend tout ce qui se dit, à priori. Donc, les autres, vous pouvez poursuivre ici pour le moment.]
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 16 décembre 2018, 23:26:54
 Jehan (http://www.cerbere.org/~pbf/PbF/Divers/index.php?topic=3734.msg106375#msg106375)
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 17 décembre 2018, 08:39:15
- Humf dis-je en réponse à Adrehilde avant de retrouver es manière.

- Veuillez pardonner la tenue Mademoiselle... les circonstances...

Bien que léger, le propos et toutefois proféré d'une voix de basse, chaleureuse et propre à rassurer la jeune femme.

Je guette les nouveaux arrivants du coin de l'oeil, prenant la peine de juger ces derniers...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 17 décembre 2018, 08:43:33
Mon visage est blanc quand je dis à Uther en montrant le couteau planté dans mon bras gauche :
- Uther, auriez-vous quelques minutes à m'accorder ? Il faudrait faire quelque chose pour cela et je crains d'avoir du mal à me débrouiller seul.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 17 décembre 2018, 09:52:12
- Bien sur ! Gwen, pensez-vous pouvoir faire bouillir de l'eau, il faut que je m’occupe de nos blessés ...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 17 décembre 2018, 10:47:57
[Not so fast ! Attendons Adrehilde et Diegos, svp]
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 17 décembre 2018, 11:07:27
Après avoir mis le pied sur la coursive, je repousse sans ménagement les curieux qui se sont amassés le long de la balustrade et intercepté Diego dans sa course. Je le mets en garde d'une voix pressante.
- Diego, c'est folie! Il fait nuit, il pleut, ils sont plus nombreux, et ils ont un mage avec eux! Par la Vierge, il vous aura consumé sur place que vous ne les aurez pas encore rejoints.

Je poursuis plus bas:
- J'ai vu son maitre:je le crois Dragon, et à moitié fou. Ce n'est pas un ennemi à affronter seul.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 17 décembre 2018, 11:58:06
Il faut les suivre! Le Carrec pourrait être leur prochaine victime! Au pire nous saurons bien faire parler l'homme au tricorne! lancé-je tout en courant à Adrehilde, que je ne suis pas mecontent de voir ajouter ses efforts aux miens.
Je bondis dans le petit espace libre laissé entre un gras corniaud au nez rouge et une mégère aux blanches mamelles qui pourrait bien être son épouse.
 Place les amis! Que mon courroux trouve une autre cible que les honnêtes gens!
Je me précipite dans ma chambre pour revêtir mes frusques et ma capote imperméable. Je passe ensuite mon épée en bandoulière dans mon dos pour ne pas gêner mes mouvements.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 17 décembre 2018, 14:13:05
- Quelle tête de mule!

Voyant Diego sourd à mes conseils et bien décidé à voler au devant des ennuis, je me résouds à l'accompagner. Je me précipite dans ma chambre et, grelottante dans les bourrasques qui s'engouffrent par le mur éventré, je me couvre aussi vite que je peux pour affronter le froid de ce crachin nocturne.

Une fois un peu plus habillée, je n'ai que le temps de fourrer quelques charpies dans une besace et de passer ma masse au côté, que je m'élance par la fenêtre arrachée pour emboiter le pas à Diego.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 17 décembre 2018, 14:57:35
* Et qui va devoir expliquer à la maréchaussée les explosions nocturnes, et les cadavres dans l'auberge .. le tout attifé comme une vendangère de récolte tardive ...  hummfff ... *
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 17 décembre 2018, 16:20:45
Jehan et Uther (http://www.cerbere.org/~pbf/PbF/Divers/index.php?topic=3753.msg106451#msg106451)
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 30 janvier 2019, 17:02:36
Devant l'échoppe de Le Carrec

Continuons ici, donc.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 30 janvier 2019, 21:27:36
 Ruffian? Vieux cagot mal senti, tu t'adresses à un homme du cardinal! M'insulter, c'est insulter son Eminence et le Roy! Maintenant dis à tes gens foutre de porter bas les armes! Nous sommes venus protéger ce Le Carrec des sbires que tu as laissés pénétrer dans cette ville!
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 30 janvier 2019, 22:03:36
D'abord sur mes gardes...
Ensuite surpris par la disparition spontanée de l'homme devant la porte...
Voilà finalement que Diego fait son apparition fracassante, ce qui tour à tour me rassure puis me laisse tout à fait perplexe en entendant la teneur de ses propos.

J'avance donc en levant les mains en signe d'apaisement, non sans jeter un regard appuyé à Uther au passage compte tenu de son statut de "local de l'étape".
Hola, messieurs, paix ! Calmons-nous, nous sommes tous dans le même camp, n'est-ce pas ?

Néanmoins, mon verbiage ne m'empêche pas de rester vigilant, et prêt à me saisir de ma lame si le besoin s'en fait sentir.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 30 janvier 2019, 22:11:01
En deux pas d’échassier je me porte entre le commodore ses sbires et Diego, et m'interpose face aux hommes de Saint-Malo les poings sur les hanches :

- Cet homme est avec moi, je l'ai envoyé à la poursuite de nos agresseurs. rangez vos armes.

Puis à Diego par dessus mon épaule sans quitter les miliciens du regard.

- Rengainez Diego, ces messieurs m'accompagnent et nous font l'honneur de leur hospitalité.

J'ajoute avec un sérieux de pape que dément la lueur de malice qui illumine ma prunelle :

- Je crains que vous n'ayez été impoli.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 31 janvier 2019, 00:13:34
Uther ne peut forcer le passage, aussi, c'est à l'extérieur du demi cercle que forment les hommes en armes qu'il plaide sa cause. Quant aux hommes qui font face à Diego, ils ne bougent pas un cils.

L'homme au tricorne fusille Uther du regard. Sa mâchoire se crispe. Le silence se fait, presque surréaliste. Les passants, les gardes retiennent leur souffle, pendus aux lèvres de leur chef et prêts, sans aucun doute, à fondre sur Diego si jamais on leur en donnait l'ordre.

Son regard revient sur Diego.

-Lâche ton arme et sors de là. siffle-t-il entre ses dents avec une colère mal contenue.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 31 janvier 2019, 07:15:34
 Et bien soit. Je vois qu'il s'agit d'un malentendu. Nous avons été agressés dans notre auberge et je craignais que nos assaillants ne viennent maintenant s'en prendre à ce brave. je désigne le Carrec tout en rengainant d'un air pacifique.
 J'espère commodore que vous pardonnerez cette misérable méprise. Mon intention n'était nullement de vous insulter en votre juridiction...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 31 janvier 2019, 09:59:19
Voyant et entendant la première tirade de Diego je reste bouche bée.

Ma main se fige sur la garde de mon épée et j'attends de voir comment va évoluer la situation.

De temps en temps je continue de jeter un oeil alentours.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 31 janvier 2019, 10:16:25
- Ce brave le Carrec ?

Dis-je en fusillant Diego du regard après avoir levé les yeux au ciel.

Je détaille l'homme en question avant d'ajouter d'un ton égal à l'adresse de Diego :

- Que s'est t-il passé depuis votre départ de l'auberge ? Et Ou est Adrehilde ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 31 janvier 2019, 10:52:25
[À Bonaventure, puis freeze]
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 31 janvier 2019, 18:25:38
Je maintiens un léger sourire sur mes lèvres et les mains devant moi en signe de détente pour essayer d'apaiser quelque peu les tensions par mon attitude.

Dans le même temps, je fais quelques pas pour me mettre dans l'axe de la porte, pour essayer d'avoir un aperçu, même rapide et parcellaire, de l'intérieur de l'édifice d'où vient de sortir Diego.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 31 janvier 2019, 18:44:14
A peine Diego a-t-il fait trois pas dans la rue qu'un beuglement retentit depuis l'entrée l'intérieur.

-ICI, ICIIIII, lL Y EN A UN AUTRE!!! A MOIIIII!!


-Saisissez-le! éructe le Commodore en tirant lui-même son sabre.

Il n'en faut pas plus pour que ses hommes sautent sur l'hidalgo à bras raccourcis tandis que leur chef les dépasse pour s'engouffrer dans le bâtiment.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 31 janvier 2019, 22:06:34
[Vous pouvez reprendre. Toujours en tour par tour, bien sûr]
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 01 février 2019, 17:29:29
- Laissez vous saisir Diego, je vais essayer d'empêcher ce temeraire de se faire embrocher .

Je bondis à la suite du commodore, bousculant les reitres :

- Adrehilde est-ce vous ? Ne tuez personne je vous prie !
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 01 février 2019, 23:36:58
Je n'oppose aucune résistance.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 01 février 2019, 23:37:33
Connaissant le caractère éruptif de notre Lame au féminin, je profite également de la cohue occasionnée par l'arrestation de Diego pour m'approcher de l'entrée et m'assurer visuellement de ce qui se passe à l'intérieur du bâtiment, dans les traces d'Uther.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 02 février 2019, 08:44:19
Je reste la main sur la garde de l’épée.

J’attends visiblement de voir comment va évoluer cette situation complexe.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 03 février 2019, 23:13:46
Uther et Bonaventure pénètrent dans un entrepôt tout à fait modeste.

(https://i.imgur.com/Zp391UD.jpg)

Au pied de l'escalier, Adrehilde fait face au Commodore. Derrière elle se trouve un homme d'un certain âge, à l'embonpoint certain et au teint de cire. Il tente de s'écarter de la Lame qui l'empêche ostensiblement d'aller se ranger du côté du chef de la garde.

(https://i.imgur.com/sHECdVk.jpg)

Diego et Jehan sont restés à l'extérieur, ce dernier est sur le pas de la porte cochère.

[Pour le moment, Diego ne voit pas ce qui se trame à l'intérieur.]
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 04 février 2019, 09:05:46
Mais...si, je vois le texte et la gravure! :D :D :D ;D
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 04 février 2019, 15:50:06
J'arrive un peu précipitamment dans l’entrepôt pour constater avec une certain soulagement qu’aucun cadavre ne jonche le sol de terre battue :

- Rangez votre épée Adrehilde, ces gens sont de notre côté...

J'ajoute en coulant un regard vers le commodore :

- Du moins j'espère qu'ils le seront lorsque nous auront dissipé certain malentendu... voulez vous nous expliquer ce qui se passe ici ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 04 février 2019, 18:59:11
Je toise Uther qui arrive, puis l'homme qu'il semble connaître, avant de revenir au premier. Je reste en garde haute, les deux mains sur le pommeau de ma Pappenheimer.

 - Ravie de vous voir, mon cher ami. Néanmoins, je crains qu'il ne me faille un peu plus d'informations que cela. Car une foule d'hypothèses me sont passées par la tête;et Monsieur n'y a pas souvent le beau rôle.

Je jette un rapide coup d'oeil derrière moi
 - Pas plus, d'ailleurs, que la décision de confier cet homme aux soins de Monsieur. D'ailleurs, Monsieur.......?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 04 février 2019, 19:19:33
Je suis entré dans la pièce immédiatement derrière Uther, et constate l'état des lieux d'un rapide tour d'horizon. Ce faisant, j'adresse un petit sourire entendu à Adrehilde, et hausse un sourcil devant les interrogations soulevées.

Le Commodore dirige la garde, et c'est avec elle qu'il est intervenu à l'auberge suite à l'explosion. Nous le suivions jusque chez lui à sa demande, tout simplement... me contentè-je d'expliquer, pour le moment.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 04 février 2019, 19:34:10
Je me passe la main sur le visage avec un soupir et prend quelque secondes pour respirer profondément avant de répliquer avec une patience dont je me croyais plus capable, la voix teintée d'une extrême lassitude :

- Ce monsieur est le Commodore, c'est a dire qu'il est le maître de Saint-Malo qui est une ville libre,  si vous vous obstinez à vous montrer mal élevée à son égard, je crains que nous ne puissions obtenir son aide or nous avons besoin de son aide et j'ai peur qu'il ai déjà une fort mauvaise opinion de nous, en conséquence je vous prie de bien vouloir - pour une fois - me faire confiance, et baisser votre arme.

Je ne peux m’empêcher de jeter un regard vers le commodore avant d’ajouter :

- Pour l'heure si vous le voulez bien, j'aimerais que nous puissions poser quelques question à Maître Le Carrec, et je tiens beaucoup à ce que le Commodore en soit le témoin ...

J'ajoute d'un ton déprimé :

- Et je suis également  très heureux de vous retrouver vive et bien allante.


 
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 04 février 2019, 19:50:30
Le Commodore fait un quart de tour sur lui-même afin de ne pas offrir son dos à Uther ou Bonaventure.

-PAR ICI!! beugle-t-il vers l'extérieur. Puis, à Adrehilde :

-Ecoutez votre ami. Rengainez...

Il use de nouveau de ce ton impérieux et menaçant.

(https://i.imgur.com/PcVAlG7.jpg)

Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 04 février 2019, 20:07:56
[Tu peux nous faire un plan de la pièce ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 04 février 2019, 20:15:12
Si les hommes du commodore obéissent tous à son injonction, je les suis en silence d'un "air docile".
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 04 février 2019, 21:40:05
Les hommes du Commodore amènent en effet un Diego délesté de son ceinturon. Ils sont suivis de prêt par Jehan.

(https://i.imgur.com/dKsrhJd.jpg)
Bon, soudainement l'entrepôt a pris 50 mètres carrés et les barriques sont moins bien rangées mais partons du principe que c'est maintenant cela notre référence.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 05 février 2019, 16:40:44
Je suis le mouvement et regarde Adrehilde puis son épée avec un air inquiet.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 05 février 2019, 20:39:10
D'un petit geste de la tête, je salue l'homme au tricorne:
- Monsieur

J'ai un petit sourire attendri pour Uther
- Moi de même, cher ami.

Mais mon regard revient rapidement sur le Commodore:
- Mais je ne vois pas pourquoi les questions ne pourraient pas être posées séance tenante.

Je raffermis ma prise sur la poignée de mon arme, et me décale également, de sorte de garder à l'oeil mon adversaire en même temps que ma proie:
- Car en l'état, au vu du trafic qui a transité par cette ville et avec tout le respect que je dois à votre charge, Monsieur, j'ai...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 05 février 2019, 20:59:01
STOP : J'intervient et je coupe après "avec tout le respect" que je vous dois qui est un signal d'alarme fort dans la bouche d'Adtrehilde et j'attend l'autorisation du MJ pour poursuivre... mais bon je lui ai tout de même signifié que je me tenais prêt ...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 05 février 2019, 21:42:58
Je reste près de l'homme qui détient mon épée et ma dague, au cas où les affaires dérapent. J'observe l'attitude de Le Carrec...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 05 février 2019, 21:54:56
J'intervient d'une voix ferme tout en levant la main pour stopper Adrehilde, dans sa diatrible en ayant soin toutefois de lui adresser un imperceptible hochement de tête

- Un instant ! Avant que d'aller plus loin une mise au point s'impose ...

 je m'adresse alors au commodore en choisissant les mots, le ton et l'attitude de façon à doser le respect et la fermeté, la courtoisie et l’aplomb  avec le soin maniaque d'un alchimiste

- Vous savez maintenant qui nous sommes, et je suppose que vous comprenez maintenant pourquoi j'aurais préféré de prime rester discret sur cette question...

Je hausse les épaules avant de poursuivre :

- Gast, ce qui est dit est dit, maintenant je crois qu'il est temps de vous faire savoir les raisons qui nous poussent à rencontrer ce brave Le Carrec de qui nous aimerions avoir certaines explications sur certaines cargaisons arrivées à Paris il y a fort peu de temps ...

Je conclus par un soupir et un léger salut de la tête :

- A l'issue de cette conversation, nous saurons j'espère si nous avons une chance de coopérer, ou s'il nous faut nous entr’égorger ... j'espère toute fois que vous conviendrez que je m'efforce d’éviter cette fâcheuses alternative de mon mieux ... aussi je suggère que les épées rentrent au fourreaux, et que Maitre Le Carrec prenne la parole ...

J'ai prononcé ces derniers mots en fixant le négociant d'un œil noir, en mettant ce qu'il faut dans mon regard de menace pour qu'il n'y a pas d’ambiguïté.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 05 février 2019, 21:59:10
Rajouter quoi que ce soit au discours plein de sagesse d'Uther n'aurait pour effet que le défaire d'une partie de sa substance.

Je choisis donc plutôt de me tourner vers les gardes qui sont entrés à notre suite et leur adresser un regard qui n'est pas provocateur, mais plein d'une détermination froide et d'une certitude : leur sang coulera si leur chef en vient à choisir une malencontreuse décision.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 05 février 2019, 22:27:38
-Des hommes du Roi, hein?

Le commodore jauge Uther du regard. Il jette ensuite un coup d'oeil à ses hommes, puis revient à Adrehilde.

-Vous avez tué trois hommes avant le levé du jour. Et maintenant, vous jetez votre dévolu sur un des armateurs les plus respecté de notre ville...

Il fait une pause et de nouveau il jette un regard à Uther avant de revenir à Adrehilde qu'il menace toujours de son large sabre.

...mais si vous dites vrai, alors nous avons des intérêts communs. Défaites vos ceinturons et donnez-les à mes hommes. Nous irons ensuite discuter de tout cela au donjon. Vous, monsieur Le Carrec et moi...

-Mais...mais, c'est une galéjade, Yann, vous n'allez pas donner du crédit à ce mensonge éhonté! s'indigne Le Carrec qui a recrouvré son calme. Vous savez que je vous ai toujours soutenu...

-Calmez-vous, Alain. Ces messieurs dames font sûrement erreur. Nous allons tirer cela au clair. rétorque Le commodore avec diplomatie.

-Et bien? fait-il à votre adresse.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 05 février 2019, 23:30:43
On pourrait commencer par jeter un oeil aux tonneaux qui attendent dehors d'être chargés. S'ils contiennent autant de jusquiame que les précédentes livraisons de monsieur Le Carrec a Paris, il y en aura assez pour nourrir tous les dragons du royaume d'Espagne...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 06 février 2019, 09:02:38
Je défais mon ceinturon et donne mon arme au garde le plus proche.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 06 février 2019, 12:06:41
- Je doute que les tonneaux si aisément accessible soient ceux qui nous intéressent... C'est d'une fouille approfondie des lieux et des livres de comptes dont nous aurions besoin.

Je décroche mon ceinturon doucement le temps de corriger le commodore :

- Nous n'avons fait que nous défendre, attaqués à la grenade en plein sommeil : vous avez pu parler à l'aubergiste et sa fille, vous savez la vérité. Par ailleurs, vous nous faites surveiller et suivre depuis notre entrée, ce qui vous a permis d'intervenir aussi rapidement, à l'auberge et ici même et accessoirement de savoir comment les choses se sont déroulées.

Je me tourne alors vers les Lames pour m'adresser directement à eux :

- Le commodore a identifié les cadavres de nos agresseurs comme des trafiquants de sac et de corde avec suffisamment d'éloquence pour que nous puissions penser qu'il n'est pas de ce camp là, d'autre part j'ai noté du respect et non de la crainte vis a vis de lui de la part de notre aubergiste et de sa fille...  ce qui l’éloigne d'autant de la manière de faire de nos ... agresseurs, je crois que nous pouvons prendre le risque de baisser une peu notre garde....

Ceci étant dit je tendd mon ceinturon au commodore et poursuis :

- Le Carrec à fait parvenir à Paris à une bande de malfrat un chargement complet de jusquiame Dorée que nous soupçonnons de provenir d'Angleterre que nous avons pu intercepter, j'accepte de vous suivre au donjon, mais je suggère que les lieux soient passés au peignes fins au préalable, et après tout ce lieu en vaut bien un autre pour discuter.

Je me tourne afin vers Le Carrec, le fusillant de mes yeux noirs et luis assène d'un voix chargée de menace :

- Quand à vous je vous prie d'écouter attentivement et de bien réfléchir à cette question : souhaitez vous avoir à faire à nous qui souhaitons vous faire parler, ou préférez vous avoir à faire a ceux qui veulent vous faire taire ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 06 février 2019, 16:04:10
A l’unisson de la décision des autres Lames, je défais mon ceinturon pour le tendre au garde le plus proche, avant de prendre à mon tour la parole.

Ajoutons, puisque nous jouons bas les masques, que si ce n’était déjà fait, le remue-ménage ici-même tout comme nos déambulations dans les rues de la ville à la suite du Commodore ne seront certainement pas passées inaperçues. Monsieur le Carrec, je vous engage donc doublement à réfléchir à la question pertinente qui vous est posée. dis-je avec une subtile inclinaison de la tête vers Uther à la fin de ma phrase.

C’est ensuite au Commodore que je m’adresse directement.

En revanche, Monsieur, pour les raisons qui viennent d’être longuement exposées, je crois qu’il est grand temps que les protagonistes de ce petit drame urbain ne se retrouvent ailleurs qu’ici pour parler tranquillement, en sûreté et loin des oreilles indiscrètes. Et, espérons-le, avec autant de sérénité et de retenue que possible de part et d'autre, nous sommes partis du mauvais pied, mais il est encore temps d'arranger les choses.

Je fais ensuite quelques pas en direction d’Adrehilde, le visage avenant. Voulez-vous bien s’il vous plaît vous ranger à la sagesse, ma chère ? Il y a un temps pour tout, comme vous le savez fort bien. Qui sait ce que nous réservera demain… J'ajoute un petit sourire pour conclure.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 06 février 2019, 18:17:07
-Visiblement, vous croyez à ce que vous dites fait Le Carrec. Et bien on vous aura menti! Je n'ai jamais fait de commerce de la jusquiame. Ce marinier que vous avez interrogé vous a trompé. Fouillez autant que vous voulez, Commodore, si le coeur vous en dit. Cela vous convaincra que je suis de bonne foi. Vous savez ce que j'en pense: ce commerce est abject, il corrompt le corps et les âmes de nos bons malouins. Vous savez très bien de quel côté il faut vraiment chercher, Yann, si vous voulez vraiment endiguer cela...

Le Commodore à un rictus de déplaisir et grommelle quelque chose d'inaudible. Il a regardé tour à tour Jehan, Uther et Bonaventure confier leurs armes à ses hommes. Il fixe à présent Adrehilde.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 06 février 2019, 19:01:23
Allons, Adrehilde, interviens-je, rangez vous à l'appel de la raison. Me tournant vers Le Carrec:
Si vous n'êtes pas à l'origine de ce trafic de jusquiame, nous aimerions savoir qui usurpe de votre identité. ce qui est certain c'est que des hommes en colère en provenance de Paris viennent chercher et tuer un Le Carrec...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 06 février 2019, 19:19:30
Je toise le Comodore et ses hommes avec une agressivité refoulée. Toutefois, je sens bien que les discours des uns et des autres ouvrent la voie pour la poursuite de nos recherches;et que cette voie sera plus fructueuse que la déambulation provocatrice que Diego et moi avons adoptée tantôt.

Avec une hesitation marquée et une moue réticente, je remets l'épée au fourreau. Je conserve néanmoins celui-ci à ma taille et déclare:
 - Que les épées rentrent au fourreau, soit. Qu'elles ne soient plus tirées contre vous et vos hommes jusqu'à ce que cette affaire soit éclaircie, je vous en donne ma parole. Et si j'ai de nombreux défauts, j'ai celui de l'honneur et du refus du parjure.

Je croise les bras:
- Mais dans cette bande de contrebandiers, un homme est mage. Il manie les arts draconiques et a don de dissimulation. Et il a un .... Maitre  je crache le mot comme une insulte  qui est plus perfide encore.

Je lance un regard autour de nous:
 - De ce que nous en savons, il pourrait surgir dans cette salle, nimbé d'ombres et de ténèbres, moitié bête. Vous semblez valeureux et fine lame, mais est-ce que vous et vos hommes avez déjà combattu de tels ennemis? Que ferons-nous, déboussolés et désarmés?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 06 février 2019, 20:27:24
Le Commodore se redresse et baisse son arme. De nouveau, il jauge vos attitudes à la suite des révélations d'Adrehilde.

-Rien que ça?

Point de sarcasme dans son ton mais une certaine perplexité. Il soupire.

-Bon, pas question de rester ici. Maître Le Carrec, je vais devoir faire fouiller votre entrepôt. Puisque vous même le proposez, vous ne vous y opposerez pas, j'imagine.

Grim, La fouine. Vous ouvrez tout les tonneaux et vous....oui tous les tonneaux répète-t-il voyant leur visages se déconfire. Et vous fouillez le reste.

Les autres, vous venez avec nous au donjon.

Le Carrec a le visage grave. Il ne pipe mot.

-Allez, dépêchons conclut le Commodore en se dirigeant vers l'entrée.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 06 février 2019, 20:48:21
Sans discuter davantage, je ne fais que jeter un regard vers mes compagnons avant de suivre le Commodore. En revanche, durant le futur trajet, je reste non loin du garde qui détient mon arme. Sait-on jamais ce qui peut advenir en ces temps incertains...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 06 février 2019, 21:04:08
Je suis en silence le commodore, m'assurant que l'homme détenant mes armes part bien avec nous.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 07 février 2019, 10:05:32
Un point encore dis-je en me tournant vers le Carrec :

- Je ne crois pas avoir parlé d'un marinier interrogé ....
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 07 février 2019, 10:11:11
-Un capitaine qui transporte des marchandises vers Paris...que pourrait-Il bien être d'autre? lâche Le Carrec avec dédain alors que vous sortez tous les cinq, accompagnés du Commodore et de ses deux hommes restants.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 07 février 2019, 10:21:28
- Un capitaine maintenant ?

dis -je avec un sourire méphistophélique :

- Iriez vous jusqu'a donner son nom, cela nous ferais gagner du temps ...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 07 février 2019, 11:33:52
Une lueur d'amusement passe dans mon regard alors que je regarde de biais Uther.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 07 février 2019, 12:09:08
-Mais...c'est elle qui a dit ça ! si elle défend Le Carrec en désignant Adrehilde.

Le Commodore s'est arrêté et ses hommes avec. Il vous observe.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 07 février 2019, 15:35:50
Je me désintéresse de le Carrec avec ostentation pour m'adresser à Diego et Adrehilde :

- Ce sont nos agresseurs qui vous ont mené jusqu'à lui ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 07 février 2019, 16:49:08
Le Commodore soupire.

-Bon, Alain, vous allez venir avec nous. Ce sera plus simple.

Le Carrec se raidit.

-Attendez, Commodore, j'ai un commerce à faire tourner. Et vos hommes qui...

-Bertrand peut très bien gérer la maison quelques heures. Allons ne vous faites pas prier. le coupe-t-il.

Le Carrec grommelle mais s'avoue vaincu.

-Bien, attendez ici.

Il fait demi-tour vers l'entrepôt
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 07 février 2019, 19:22:59
- Hors de question que je vous laisse seul une seconde.

Je suis Le Carrec sans le lâcher d'une semelle, surveillant de près ses faits et gestes.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 07 février 2019, 19:29:56
D'ailleurs, en chemin, peut-être pourrez-vous nous expliquer qui est ce fameux personnage vers qui vos soupçons devraient apparemment "logiquement" se tourner, puisque vous l'avez mentionné ?

Je pose ma question innocemment vers Le Carrec et le Commodore, avec un détachement qui ne trompera personne.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 07 février 2019, 20:45:02
-Enfin...il ne va pas s'envoler... se désole Le Commodore en faisant signe à un de ses hommes de suivre le mouvement.

Les trois hommes ne tardent pas à revenir, Le Carrec arborant un chaud et quelque peu luxueux manteau bien qu'il serait loin de faire l'unanimité à la cour parisienne.

Vous vous mettez finalement en route.

Vous ne battez pas le pavé longtemps avant de vous retrouver en vue du fameux donjon.

(https://i.imgur.com/syGbIfy.jpg)

Peu après vous pénétrez dans la cour où les chariots de marchandises encore peu nombreux à cette heure matinale croisent des hommes en armes équipés pour beaucoup d'entre eux d'armures de guerre. On ne lésine pas ici.

(https://i.imgur.com/oLvsdBL.jpg)

Vos passez sous une arche et remontez un court tunnel jusqu'à arriver à une deuxième cour, plus modeste.

(https://i.imgur.com/VAsZf0t.jpg)

C'est par une lourde porte de bois renforcée de lames de métal que vous pénétrez finalement à l'intérieur du donjon. Vos pas résonnent sur la pierre nue et lissée par les innombrables passage qu'elle a eu à subir.

-Maître, je vous propose d'aller vous faire servir un déjeuner au salon pendant que je discute avec ces messieurs.

Le Carrec est loin d'être ravi comme le trahit son mutisme depuis le départ de son logis et les lèvres pincées qu'il ne desserre pas une seconde. Ses deux hommes l'escortent alors vers une porte.
Pour votre part, vous vous engagez à la suite du Commodore dans un escalier ridiculement étroit et entamez le gravissement de plusieurs degrés avant que le maître des lieux ne bifurque vers un couloir borgne puis ouvre une porte en produisant un trousseau de clé chichement garni.

Il s'efface pour vous laisser entrer.

Les plus circonspects d'entre vous auront peut-être flairé une entourloupe mais il n'en est rien. La porte donne sur un boudoir que réchauffe bienheureusement une large cheminée. Des peaux de bête recouvrent siège et liseuses. Une petite bibliothèque a fait son trou dans un coin de la pièce à côté de l'unique fenêtre qui n'est rien qu'une fente dans la maçonnerie.

(https://i.imgur.com/kL7dgrG.jpg)

Le Commodore vous fait signe de vous installer.

-On devrait nous apporter de quo déjeuner rapidement. Messieurs, je crois que nous avons des choses à nous dire. Allez-vous me dire ce que vous faites réellement dans ma ville?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 07 février 2019, 21:31:13
Mon regard s'attarde machinalement sur les rayonnages puis j'avise un fauteuil dans lequel je m'assieds sans plus de cérémonie, les traits tirés et finalement bien soulagé de pouvoir enfin trouver une peu de confort dans cette ambiance feutrée qui évoque  tant de mes souvenirs de jeunesse.

- Nous vous avons déjà dit-l'essentiel à la vérité, mais je puis compléter un peu. : Voici Mr de Montbrun, Mademoiselle de Bellegarde, Mr de Saint-Gille et Mr des Roches. Je suis moi même Uther de Kervignac et nous sommes tous au service du royaume, et plus particulièrement de Son Éminence : il y a quelques semaines nous avons saisi une livraison de fleurs de jusquiame sur Paris à destination d'une des bandes de la vermine locale, nous sommes intervenus l'avons saisi et appris de l'homme qui dirigeait le navire portant la cargaison que son navire avait été affrété par un certain Alain Le Carrec, armateur de Saint-Malo.
Vous connaissez la suite....

j'allais pour m'interrompre lorsque je reprend soudain :

- Ah ... l'attaque de cette nuit : l'homme qui était a la tête des ruffians qui nous ont attaqués nous est effectivement connu : il s'agit d'une vielle connaissance dont les allégeances sont acquises aux dragons, Adrehilde n'a rien exagéré de l'effet qu'a produit sur nous le sorcier de l'enfer qui le flanquait, et si un doute persiste en votre esprit, je vous prie d'interroger la petite Gwen à ce sujet .. elle ne fera que confirmer nos dires ... quoi qu'il en soit, la présence du Marquis de Gagnières à Saint-Malo, alors que nous enquêtons sur ce trafic de jusquiame ne peut être due au hasard...  nous sommes de nouveaux sur les traces de la griffe noire ...

dis-je sombrement

- Je sais fort bien que les intérêts de la ville n'ont pas toujours été les mêmes que ceux du royaumes, mais en l'espèce je crois qu'il y a un terrain d'entente envisageable et  j'ai bien peur d'avoir l'honneur de vous demander votre concours ...
   
 
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 07 février 2019, 22:41:02
Le Commodore va prendre une carafe sur la table et se sert une coupe de vin.

-Je n'ai pas d'autres coupes, désolé. Elles vont arriver.

Il boit d'un trait et la repose.

-Je ne connais pas ce marquis. Mais je connais la Griffe Noire. Elle gangrène la ville depuis quelques années. Et la jusquiame avec. Le vin de drac coule à flot dans de nombreuses tavernes de la ville. Celui qui tenait ma place n'a pas réagit assez vite. Je n'ai pu que juguler le poison. Disons que pour le moment j'ai déjà bien assez de travail à protéger les tavernes qui résistent aux intimidations de la Griffe Noires de refusent de servir du vin de drac.
Quand Maître Le Carrec me conseillait d'aller chercher la jusquiame où elle se trouve, il faisait référence aux tavernes qui en servent.

Il vient s'asseoir près du feu et s'y réchauffe les mains.

-Vos accusations à son encontre m'étonnent. Le Carrec ne m'a pas soutenu quand je me suis présenté au poste de Commodore mais il m'a soutenu dans mon combat contre le vin de drac. Mais comme je vous le disais, la ville est pour moitié sous l'emprise de la Griffe Noire. Je n'ai pas assez d'homme pour surveiller tout et tout le temps. Et je suis à peu près sûr qu'elle a infiltré ma garde. Peut-être pourrions-nous trouver un moyen de nous entraider, en effet.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 07 février 2019, 23:57:46
Le confort spartiate de la pièce m'arrache un petit sourire approbateur. Néanmoins, je m'installe près de la fenêtre et réponds d'une voix sèche:
- Concernant ce Le Carrec, ses tonneaux étaient munis d'un double fond dissimulant la jusquiame. Aussi, si lui est innocent, c'est que l'ennemi est en sa maison ou au sein des douanes.

Je poursuis:
- Concernant la Griffe, si vous avez des soupçons et qu'il nous faut agiter les fourrés pour en faire sortir le.loup, nous devrions pouvoir vous aider.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 08 février 2019, 00:07:24
-J'ai ma petite idée là-dessus, oui. Et ça pourrait expliquer pourquoi on vous a aiguiller vers Le Carrec. Mais dites-moi : ces tonneaux, ils portaient une marque ? Si la Jusquiame que vous avez intercpetée était sous forme brute, il est très probable qu'elle soit venue directement de la Nouvelle Espagne.  Vous devez savoir que les fleurs de Jusquiame ne poussent que là-bas, j'imagine...
Or, il est habituel que ces tonneaux venant d'au delà de l'Atlantique  portent des marques.
Celles de leur propriétaire ou leur destinataire...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 08 février 2019, 07:27:09
Je me dirige près de la cheminée et me réchauffe en écoutant les conversations.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 08 février 2019, 19:18:07
Je fronce les sourcils et réfléchis intensément, mais me tourne vers mes camarades d'un air interrogateur assez révélateur sur le résultat de mes réflexions.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 08 février 2019, 21:39:44
Un poids est ore de mes épaules à la réaction du Commodore et si j'évite de laisser échapper un trop ostensible soupir de soulagement, quelque chose dans mon attitude est plus détendu...

  - J'avoue n'y avoir pas pris garde    dis-je désolé, 
  mais il me revient que ce Gwen Dubourg - Le patron du canot* - nous disait avoir pris livraison de sa marchandise sur l'île des crocs ou quelque chose comme cela... est ce un lieu que vous connaissez ?  

   *Prononcer "canotte" svp ...  
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 09 février 2019, 07:47:34
 oui, tout ceci est exact... dis je après un effort de.concentration.
 pour 150 livres...j'ai mené l'interrogatoire de ce Gwen Dubour avec Uther et Jehan. Jehan, c'est vous qui êtes allé inspecter le tonneau à double fond, n'y avez vous remarqué aucun signe particulier?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 09 février 2019, 08:04:05
Les yeux du Commodore s'éclairent.

-Les crocs, vous dites? Voilà!

Il tape sur ses genoux, gagné par l'excitation.

Voilà comment ils procèdent ! Voyez-vous, je fais régulièrement contrôler les cargaison en provenance des Indes mais en fait, ce n'est pas par eux que la Jusquiame arrive au port!

Vous a-t-il révélé le nom du capitaine ou du bateau qui l'a livré ?

Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 09 février 2019, 09:57:20
  - Non, mais j'espérais dénicher tout ceci dans les livres de compte de Le Carrec... par ailleurs, nous avons laissé filer ce Dubourg, il devrait avoir eu le temps depuis les événements de revenir à Saint-Malo... il est peut être envisageable de poursuivre notre conversation avec lui...  
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 09 février 2019, 10:16:52
 Dubourg n'a jamais nommé que Le Carrec...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 09 février 2019, 16:03:18
-Rhaaa, c'est bien dommage...

Le Commodore se lève et commence à faire les cent pas.

-Dubourg...hmm, cela ne me dit rien mais je peux me renseigner. Il n'est sûrement pas d'ici.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 09 février 2019, 21:57:00
 
- Il a donné l'impression de bien connaître la ville... il a également parle de sa famille...  

Je laisse échapper un soupir :
 
- Bah... il nous reste Le Carrec... êtes vous toujours convaincu de son innocence ?  
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 09 février 2019, 22:33:26
-Convaincu, non, certes non. Trois de ses capitaines commercent en son nom dans les Indes. Et jusqu'à maintenant je prenais sa bonne volonté à me laisse fouiller ses navires comme un gage de sa probité. Mais à présent...

Il soupire.

-Mais sans preuve, je ne peux rien faire. Les autres armateurs me tomberaient dessus si je l'emprisonnais sans avancer de solides éléments. Sans compter que son activité serait à l'arrêt, ce qui n'est pas bon pour la ville...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 09 février 2019, 23:02:56
 Et si vous jouiiez gagnant gagnant? Preservez sa reputation et son impunité en échange de tout ce qu'il sait...fournisseurs, acquéreurs...il est de pres ou de loin lié à la Griffe Noire. S'il révèle ce qu'il sait sans être inquiété, il.ne court aucun risque...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 10 février 2019, 01:26:37
Les yeux fixés sur la petite portion de ville qu'on distingue au travers de la fenêtre, je réplique.
- Ou inversement.... Relâchons le en grande pompe, et faisons courir le bruit qu'il nous a grandement aidé dans cette affaire. S'il est complice de la Griffe, il devrait courir s'expliquer auprès d'elle;à l'inverse, s'il est innocent, elle devrait se précipiter pour faire taire un témoin gênant. Dans tous les cas, notre homme fait un parfait appât, et nous n'aurons qu'à le surveiller pour épingler ceux que nous cherchons.

Je serre le poing d'un geste menaçant
- Avec un peu de chance, ce sera de nouveau ce roquet de Gagnière...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 10 février 2019, 07:44:49
Je secoue la tête.
 Si je me suis précipité chez le Carrec après l'attaque de l'auberge, c'est précisément pour éviter que Gagnieres ne le taise définitivement avant qu'on.ne le fasse parler...non, il faut qu'il nous révèle ce qu'il sait contre notre protection...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 10 février 2019, 15:55:06
-Se peut-il agir d'un autre Le Carrec? Le marin vous a-t-il bien désigné Alain Le Carrec? fait le Commodore un brin pensif.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 10 février 2019, 18:09:32
Je réfléchis un instant et réponds au Commodore Pour ma part, je ne crois pas avoir jamais entendu que le nom de famille, sans précision du prénom. Y aurait-il un autre Le Carrec susceptible de tremper dans un tel trafic ? Si tel est le cas... Cet homme serait en grand danger.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 11 février 2019, 00:29:26
Je prend le temps de sortir de mon pourpoing un petit carnet relié de veau, que je feuillette en tenant à distance respectable, les bras demi fléchi et les sourcils foncés :
 
- Alain le Carrec... oui le prénom est cité... il habite près du port et aurait une fille bien jolie .... outre le prix de sa course : 150 livres, c'est la tout ce que ce marin nous à appris...  
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 11 février 2019, 07:19:29
Le Commodore se gratte le menton, toujours pensif.

-Hum...je vous avoue que je commençais à soupçonner sa fille, Adeline. Voilà quelques mois qu'elle a quitté la ville avec son bateau et ses hommes. J'ai appris il y a dix jours qu'elle tient un comptoir clandestin sur une crique, non loin de la ville. Je sais qu'elle fait parvenir des produits ici par voie de terre et donc sans payer les taxes portuaires. Un moyen parfait pour faire parvenir de.la Jusquiame en ville mais nos contrôles n'ont rien donné...non plus.

Mes informateurs n'ont pas réussi à me dire les raisons de sa dissidence mais c'est suspect...et c'est un gros manque à gagner pour la ville. Une dizaine de ses amis capitaine font commerce avec elle plutôt que de jeter l'ancre ici.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 11 février 2019, 12:08:06
- Se peut t-il que le Carrec père ne soit pas au courant des affaires de sa fille ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 11 février 2019, 12:58:21
-De ce que je sais, ils ne sont pas en très bon
terme. Elle a quitté son service il y a des mois de ça. Il en serait furieux.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 11 février 2019, 13:53:26
J’écoute la conversation en silence.

Je n’ai rien ajouté à ce qu’on dit les autres lames.
Preuve, sans doute, que je n’en sais pas plus.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 11 février 2019, 21:15:08
Et bien, voilà au moins une piste que nous pourrions peut-être exploiter. La fille peut très bien avoir joué de la notoriété du père pour couvrir des affaires plus ou moins licites, à condition que tout le monde ne soit pas au courant de leur querelle. Ou même via ses propres canaux de distribution... De quoi fait-elle le commerce, si vous n'avez pas trouvé de jusquiame ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 11 février 2019, 21:21:23
 Si c'est la fille de Le Carrec qui dirige ce trafic...Gagnieres l'a peut être déjà envoyée ad patres...il faut la trouver. dis je gravement.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 11 février 2019, 21:26:53
-En ce moment? Elle se contente de faire ce que son père fait, d'après mes informateurs. Elle réceptionne, distribue, affrète...elle-même n'a pas pris la mer depuis quelques mois. Quant à l'objet de son commerce, il n'a rien de spécial. Du moins officiellement. Mais certains des navires qu'elle mandate vont jusqu'en Indes, d'où la surveillance que j'y exerce depuis que j'ai appris l'existence de son comptoir.

La trouver est simple. Mais l'atteindre et une autre paire de manche. Déjà, la crique n'est accessible que par la mer ou alors il fat risquer de se rompre le coup sur les falaises. Ensuite, il faut pouvoir accéder à ses quartiers. L'homme que j'ai sur place me dit qu'on ne la voit pas beaucoup en sortir. Mais s'il lui arrive quelque chose, ça se saura vite.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 11 février 2019, 21:35:14
- D'une manière ou d'une autre le nom de le Carrec a été prononcé et l'interessé lui même est au courant dis-je en désignant du menton la vague direction vers laquelle je l'ai vu disparaitre : l'homme sait additionner deux et deux et il doit avoir déjà compris, s'il n'est pas impiqué dans le traffic de Paris, que sa fille est compromise ... n'y a t-il pas quelques chose à faire de ce côté là ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 11 février 2019, 21:50:38
On frappe à la porte. Sans attendre que le Commodore n'autorise son entrée, un homme fait irruption dans la pièce, chargé d'un lourd plateau et deux deux flasques de vin posées dans un sac en osier rempli de coquillages dans l'autre.

(https://i.imgur.com/xN7yGG6.jpg)

Relativement frêle, l'homme est d'un âge tout à fait incertain. Les cheveux prématurément blanchis, il ne doit pas être si vieux qu'il n'y paraît, ni si faible, à voir tout ce qui'il peut transporter comme victuailles à bout de bras.

Il vous jette un regard tout à fait sinistre et hautain en déposant son chargement sur la table avant de s'en retourner sans un mot.

-Merci, Sénéchal... dit simplement le Commodore en piochant quelques huitres qu'il dépose dans un tranchoir. Il sort son couteau et s'affaire à ouvrir sa pitance. Allez-y, servez-vous.

En sus de palourdes et de clamps dans le panier d'osier, les amateurs de viandes trouveront quelque salaisons et pâtés sur le plateau. Des petites pommes, un pain noir et une motte de beurre fondante viennent compléter ce que l'on vous propose à déjeuner.

-A quoi pensez-vous Kervignac?

Clairement, le "monsieur" ne semble pas de mise ici. Il est clair pourtant qu'il n'est aucunement dans l'intention du Commodore d'offenser votre compagnon.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 11 février 2019, 23:39:52
Je ne me formalise pas outre mesure et me sers de coquillage avec une delectation non feinte.

- Tout dépend du type de relation existant entre le père et la fille : l'homme est t-il du genre à etouffer les scandales et protéger sa fille à tout prix, ou est-ce au contraire le genre d'homme qui n'hésiterait pas à désherité sa fille si d'aventure elle devait porter le deshonneur sur sa maison ?

Je réfléchis un instant avant d'ajouter :

- Finalement dans un cas comme dans l'autre, nous pourvons peut-être passer une marché avec le Carrec ... s'il n'est pas impliqué directement, l est certain qu'il à les moyens de nous aider à pousser notre avantage ...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 11 février 2019, 23:55:31
Le Commodore pouffe de rire en ouvrant une nouvelle huître.

-Je crois que ça fait bien longtemps que Le Carrec a arrêté d'essayer de contrôler sa fille. Tout au plus l'a-t-il amadoué quelques années en lui offrant l'opportunité de parcourir les mers. Elle se fait appeler Adi la Rouge, vous voyez. Corsaire s'il en est. La réputation de sa fille lui importe peu. Tout le monde à Saint-Malo a appris à bien faire la différence entre elle et son père, même quand ils travaillaient ensemble. Mélanger les deux...c'est un peu comme vider sa pipe dans la sainte barbe.

Le Commodore délaisse les fruits de mer et essuie sa lame sur son pourpoint. Il saisit la miche et se coupe une large tranche. Vient ensuite au tour du beurre de subir le même sort.

-La fille Le Carrec a une réputation...changeante. Disons qu'on dit que sa fidélité à la couronne de Paris passe après l'amour des coffres bien remplis, vous voyez. Mais mettez-là face à un sloop anglais, espagnol ou hollandais et elle sera plus française que le Roi. Héhé!
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 12 février 2019, 00:18:29
Je me mets à faire les cent pas en écoutant s'échafauder les théories des uns et des autres sur la marche à suivre. Je finis par me saisir d'une saucisse que je dévore nerveusement, en interrogeant:
- Alors? Allons-nous secouer Le Carrec, histoire de lui rafraichir la mémoire? Sa fille? Ou cherchons-nous cette bande de coupe-gorges qui semblent vouloir leur peau?
 
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 12 février 2019, 14:30:05
Trouver l'homme c'est fait...trouver la fille c'est probablement devancer donc trouver nos coupe gorges... dis-je, de dos à l'assemblée pour me servir un verre de vin.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 12 février 2019, 19:45:03
Je fais honneur à la tablée, écoutant les échanges dans le même temps. Mais la remarque d'Adrehilde suivie de celle de Diego m'obligent à répliquer.

Secouer est une chose, mais ce n'est pas toujours la meilleure solution chers amis.

Puis vers le groupe entier. La fille me semble en effet la plus libre de ses mouvements, et la plus susceptible de faire défaut au Commodore. Elle n'a pas les contraintes de respectabilité de son père, a l'habitude de s'affranchir des règles et de prendre ses responsabilités, goûte l'or plus que de raison... Autant d'éléments qui ont pu la pousser à rentrer dans ce trafic, voire même qui sait à se lier avec la Griffe Noire. Ou devenir une épine dans leur pied, tout est possible.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 12 février 2019, 21:16:15
- La Griffe Noire n'aime pas l'indépendance et tôt ou tard l'association de Adeline Le Carrec avec ces monstres prendra fin.. et de manière définitive ... malgré leur éloignement elle reste la fille de son père : comment régagira t-il d'après vous face à ces possibilité : Sa fille égorgée par les sbires de la Griffe Noire ? Sa fille croupissant dans une geôle pour trahison ? 

- Pensez vous qu'il puisse nous aider à faire pencher la balance vers une autre solution .. moins dramatique ?

Je secoue la tête :

- Par ailleurs, pour l'heure rien n'exonère Le Carrec père ... il faut a minima attendre le résultat de la fouille des ces entrepôts.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 13 février 2019, 01:57:49
Je hoche la tête mais ajoute :
- d’ailleurs même s’il n’y a rien ça ne prouve pas grand chose. L’homme peut être malin et cacher suffisamment les choses illégales derrière un paravent légal.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 14 février 2019, 16:05:39
Le Commodore réfléchis un moment tout en s'essuyant consciencieusement les mains.

-Pourquoi, en effet, ne pas lui laisser entendre que nous partons sur la piste de sa fille tout en suggérant qu'elle pourrait être menacée...cela permettrait de ne pas le prendre de front, ce qui m'est délicat en l'état actuel des choses. Je vous propose d'aller vous reposer pendant que je m'entretiens avec lui. J'irai vous faire mander ensuite...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 14 février 2019, 20:23:36
Vous savez, Commodore, nous concevons tous à quel point préserver cet homme peut être nécessaire pour vous. Véritablement. Je montre mon sourire le plus franc et convaincant, et englobe mes camarades d'un geste de la main.

Nous tâcherons de le garder en tête, mais de votre côté, permettez-moi simplement de vous rappeler qu'à ce stade, il est tout à fait possible qu'il soit personnellement lié à tout cela, en ayant réussi à le cacher à tout le monde y compris vous-même. Qui sait, il pourrait être dangereux de le confronter en tête-à-tête comme vous envisagez de le faire.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 14 février 2019, 20:29:19
Je m'assois à demi sur la table:
 Quoi qu'il en soit...il ne faut pas le.laisser sans surveillance à mon sens. Aussi bien parce qu'il pourrait tenter de s'echapper si sa culpabilité est avérée, que parce que sa vie pourrait être menacée par la griffe noire...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 14 février 2019, 21:02:12
J'attrape un torchon dans lequel je m'essuie les mains, avant de saisir un fruit.
- S'il faut garder un oeil sur le marchand, je peux m'en charger. Que ce soit pour éviter qu'il ne prenne la poudre d'escampette ou pour lui éviter de se faire trancher la gorge par la troupe de Gagnière, je saurai rester vigilante.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 14 février 2019, 21:31:50
-Je vous remercie mais je préfère que mes hommes chargent de ça intervient le Commodore.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 15 février 2019, 08:12:09
 C'est tout naturel  dis je d'un ton appuyé avant qu'il ne vienne à Adrehilde l'idée de contrarier les plans du commodore. Je repose le verre sur la table.
 Et pour la fille? Vos hommes pourraient nous accompagner commodore? Il nous faudra une embarcation si je comprends bien?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 15 février 2019, 15:42:57
Tout naturel, je ne sais pas... dis-je en reprenant Diego sans animosité.

Si nous nous en tenons aux faits, Saint-Malo est un microcosme où tout le monde se connaît. Manifestement Le Carrec y détient une certaine position, à tel point que vous-même, Commodore, n'avait que des marges de manœuvre limitées à son égard. Je regarde maintenant le Commodore tout en parlant, déployant tous mes talents d'orateur.

Mais qui dit qu'il n'a pas des hommes à lui infiltrés un peu partout ? Ou même sa fille, d'ailleurs ? Pouvez-vous réellement et sans le moindre doute faire une totale confiance en vos hommes pour qu'ils le surveillent et assurent d'un même coup sa sécurité ? Les premières heures dans votre cité ne m'ont pas vraiment convaincu de cet état de fait, je dois vous l'avouer.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 17 février 2019, 14:54:48
J'abandonne mes dernières huîtres à regret et m'extrait de mon fauteuil avec raideur. Je me dirige alors pour vers les rayonnages avec un air gourmand et inspecter les titres qui s'offrent à ma curiosité.


- En ce qui me concerne, un peu de repos me fera le plus grand bien...je suis moulu. Laissons notre hôte mener la discussion avec Le Carrec, nous deciderons ensuite de la meilleure suite à donner à tout ceci  

Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 17 février 2019, 14:57:14
Je suis occupé à me restaurer mais j’ajoute tout de même un hochement de tête pour me joindre à Uther.

- Il est vrai qu’un peu de repos sera le bienvenu.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 18 février 2019, 21:21:10
-Bien!

Le Commodore se lève et se dirige vers la porte.

-Dans ce cas, je vais vous faire mener à vos quartiers. Je vous y ferai mander lorsque j'aurai interrogé notre armateur.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 18 février 2019, 21:43:09
Je m'écarte de la table en silence prêt à rejoindre ma nouvelle chambre.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 19 février 2019, 18:27:48
Je croque dans ma pomme et, après que ma proposition ait été éconduite, lâche un soupir peu convaincu par la suite du programme. Je peine néanmoins à retenir un profond bâillement.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 19 février 2019, 19:13:16
Votre hôte ouvre la porte.

-Sénéchal!!


Comme une ombre, s'infiltre l'homme de tout à l'heure.

-Amène-les aux chambres du dessus.

L'homme hoche la tête en vous faisant signe de la tête de le suivre. Un couloir et une volée de marches plus tard, l'homme déverrouille une première chambre, puis se dirige vers une deuxième, voisine, qu'il ouvre à son tour.

Par ici, lance-t-il à Adrehilde en se dirigeant vers une troisième porte.

Toutes sont identiques, pour deux:

(https://i.imgur.com/5G36Z0s.jpg)
Notez que la fenêtre est close et bien plus étroite que sur le visuel.
Ça tient plus de la meurtrière que de la fenêtre. Mais elle semble pouvoir s'ouvrir.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 19 février 2019, 19:40:35
J'entre dans la premiere chambre et me laisse tomber sur le lit en croisant les jambes et mes mains derriere la tete.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 20 février 2019, 12:30:27
Mon regard s'arrête sur un des titre de la bibliothèque, je souris et me saisi d'un petit ouvrage relié de veau et décoré de fleurons

- L'ecolier de mélancolie  ...

Je laisse alors échapper d'un voix douce :

Dedans mon Livre de Pensée
J'ai trouvé écrivant mon coeur
La vraie histoire de douleur
De larmes toute enluminée


- Puis-je ?


Le livre à la main [si toutefois notre hôte accepte de me le prêter] j’emboîte le pas à Diego et entre dans la première chambre disponible.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 20 février 2019, 14:09:29
-Faites... a répondu Le Commodore avec un léger sourire.

[Jehan et Bonaventure se retrouve donc dans la deuxième chambre et Adrehilde dans la troisième. Rendez-vous dans vos EP ou l'aparté idoine. Vous avez un moment de libre, à vous de voir ce que vous en faites...]
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 24 février 2019, 18:06:40
J'ai une grimace outrée en voyant que notre hôte comme mes propres compagnons ne font aucun cas de mes questions, et après soupir décide de ne pas relever pour aller me coucher un peu contrit.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 24 février 2019, 18:12:15
[C'est un oubli de ma part, désolé...]
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 24 février 2019, 20:24:35
Après vous être reposés un moment, on vient frapper à vos portes et on vous amène de nouveau dans le bureau dans lequel vous vous êtes précédemment entretenus avec Le Commodore. Celui-ci vous y attend.

-Entrez, asseyez-vous...

Une fois tout le monde installé, il s'éclaircit la voix et vous raconte son entrevue avec Alain Le Carrec.

-Bien. J'ai longuement parlé avec Maître Le Carrec. En somme, il nie en bloc toutes les accusations portées contre lui, ce qui n'a rien d'étonnant et ne prouve rien, naturellement. Comme nous en avions convenu vous et moi, je lui ai suggéré que cela aurait pu être une erreur de la part du batelier et qu'il pourrait en fait s'agir de sa fille.
Dire que cela l'a surpris serait encore loin de la vérité. Il l'a vigoureusement défendue sans pour autant m'avouer la raison de leur brouille. Clairement le lien affectif n'est pas rompu. Je lui ai dit vous avoir donné ma bénédiction pour enquêter dans la ville et sur sa fille, ce qui l'a mis en fureur. Je lui ai également glissé que e soupçonnais sa fille d'avoir un comptoir clandestin quelque part, je ne lui ai pas avoué connaître le lieux. Clairement, je lui ai appris, il l'ignorait...
Il est parti furieux en disant qu'il allait trouver lui-même ceux qui trafiquent la Jusquiame malgré mes injonctions de n'en rien faire.
J'ai ordonné à quelques-uns de mes hommes de le surveiller et de veiller à ce qu'il ne mette pas la pagaille dans la ville. S'il met ses promesse à exécution, ce ne sera naturellement pas lui qui e lancera dans cette vendetta. Il devra recruter. C'est cela qui me fait peur.

Il se tourne vers Bonaventure.

-Pour vous rassurer, je précise que les hommes que j'ai mis sur sa piste son de ceux que je me sais fidèle. Mais vous avez raison, il ne sont qu'une faible minorité.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 25 février 2019, 09:43:10
J'écoute la mine sombre et attend patiemment vant d'intervenir :

- Si Le Carrec recrute, il est a peu près certains que la griffe noire placera quelques uns des hommes dans ses rangs.. à terme je ne donne pas cher de la peau de maitre Le Carrec ... il nous faut donc agir vite ... et il me semble qu'une visite à ces crocs est notre prochaine action ... pouvez vous nous parler de cette îles ? 
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 25 février 2019, 10:41:50
A l'écoute du compte-rendu du Commodore, je me rembrunis et maugrée, abondant dans le sens d'Uther :
 - Grmpf .... Clamer ses griefs haut et fort est l'apanage de ceux qui savent assurer seuls leur sécurité... J'espère que cette escorte saura le garder en vie malgré lui...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 25 février 2019, 19:48:40
Silencieux jusque là, je fais un signe de négation dépitée de la tête, avant de prendre la parole d'un ton qui reste dans le même registre.

Je vous suis Uther, avec un tel ennemi, mettre un coup de pied dans la fourmilière comme Le Carrec semble être déterminé à le faire exige des garanties que cet homme, malgré toute son assise locale, ne pourra pas avoir. Nous devons le devancer avant que tout cela ne se termine dans un nouveau bain de sang.

Je regarde le Commodore en plissant les yeux sous la réflexion qui agite mon esprit.

Oui, ces îles, il serait intéressant de nous en dire davantage. Ainsi que sur la fille Le Carrec, puisque vous la connaissez. Est-elle femme à se lancer dans l'aventure sans avoir bien pesé toutes les conséquences ou bien cerné l'identité réelle de ses associés, ou est-ce plutôt un esprit prudent et méthodique, qui ne pourra être passé à côté de la nature de l'alliance qu'elle a peut-être noué ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 25 février 2019, 23:03:34
-Adi, c'est une aventurière, doublée d'un sacré meneuse d'homme. On ne devient pas capitaine, surtout en tant que femme, si on n'a pas la tête bien faite. Mais on ne sait jamais ce qui peut advenir. Je ne sais pas trop quoi en penser..

Il se lève et va à sa bibliothèque dont il prélève un rouleau. Il en extirpe une carte et la déroule sur la table. Il pointe alors c qui semble bien être une île non loin de la cote au sud ouest de la ville.

(https://i.imgur.com/FBPoo0q.jpg)

-Les crocs sont ici, non loin de la pointe de Dinart. Une trentaine de minutes de voyage à peine par bateau, si tout va bien. fait-il. Mais... c'est un roc inhabité. Il n'y a rien là-bas mis à part des goélands et des herbes folles. Ce n'est pas plus grand que la place de l'église et ce n'est qu'à-pics et falaises. Pas un endroit facile à aborder du reste ajoute-t-il en logeant la grève du doigt. Des aux fonds le bordent d'un côté, il ne faut pas se laisser emporter. Que pensez-vous trouver là-bas?

Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 26 février 2019, 09:02:43
J'étudie la carte avec attention, les sourcils froncés :

- A vrai dire je m'attendais à quelques choses de plus conséquent ... Si le lieux doivent servir de relais, il doit y avoir de caches, grottes ou quelques choses de ce genre ...

Je glisse un regard du côté de Bonaventure et enchaîne :

- Pensez vous que nous puissions trouver une wyverne dans les environs ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 26 février 2019, 12:37:42
J'y pensais justement... dis-je en hochant la tête en direction d'Uther.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 26 février 2019, 12:43:31
Je hoche la tête aussi en ajoutant :
- il est clair que ce serait un avantage. Cela dit s’ils sont dans des grottes il faudra se mouiller les pieds.

Je réfléchis un petit moment et je rajoute :
- Il est aussi possible qu’il n’y ait rien sur l’île et qu’ils s’en servent uniquement de point de repaire pour faire passer leur maudite marchandise d’un bateau à un autre.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 26 février 2019, 22:13:19
Je tapote des doigts sur la table en etudiant la carte.  La voie des airs nous evitera bien des perils marins, entre autre d'aller nous fracasser sur les rochers...cependant, comme le suggere Jehan, seule une reconnaissance par voie de mer permettra de reperer physiquement la grotte qui doit abriter le repere de la fille Le Carrec. Il nous faudra donc une embarcation suffisamment solide pour ne pas risquer de chavirer...et un capitaine experimente connaissant les Crocs...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 26 février 2019, 22:24:23
Le Commodore toussote.

-La nouvelle de votre venue au donjon va se répandre comme une traînée de poudre. Tout comme votre allégeance, je n'en doute pas. Je ne puis vous appuyer officiellement, ni intercéder en votre faveur auprès d'un capitaine. En revanche, je connais une personne dont il se dit que, comme vous, la fidélité va au jeune Roi de France. Si c'est bien le cas, et si vous arriver à le convaincre, il pourra vous aider à trouver un navire, c'est un maître voilier. Son nom est Léonard Lenfert.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 26 février 2019, 22:30:04
Mon regard s'illumine brièvement en entendant l'information livrée par le Commodore et j'embraye immédiatement à sa suite :

- Et où peut-on trouver Monsieur Lenfert, Commodore ? Je ne doute pas que nous parvenions à le convaincre de nous prêter main forte.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 26 février 2019, 22:35:01
Le Commodore, fixe Bonaventure un peu plus que de raison mais le voile qui passe sur ses traits a tôt fait de disparaître.

-Il possède plusieurs ateliers et entrepôts en ville. Je peux vous faire mener à son logis, c'est également son échoppe principale...

Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 27 février 2019, 09:26:14
- Bien
 dis-je en souriant,

- ... dans ce cas allons-y... je pense également que notre venue et les raisons d'icelle ne seront bientôt plus un mystère pour personne .. il va nous falloir mener notre affaire tambour battant, c'est notre meilleure chance de prendre nos adversaires de court ...

Après uncoup d'oeil circulaire sur mes compagnons pour m'assurer d'une adhésion dont je ne doutes pas, je me tourne derechef vers Le Commodore :

- Nous vous suivons, mais j'ai peur d'avoir à vous demander de nous restituer nos épées ... nous avons déjà une dame en haut de chausse, je ne voudrais pas que nous soyons la cause de davantage d'entorses à la mode locale ... Sans nos épées nos sommes nus. C'est indécent.

 
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 27 février 2019, 10:36:18
Je me racle bruyamment la gorge d'un ton d'avertissement à l'intention d'Uther, tout en lui lançant un regard noir.
 - Hem Hemmm....
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 27 février 2019, 12:00:45
Je me leve satisfait de la collaboration du Commodore, et rejoui a l'idee de retrouver cazoleta et main gauche.
 l'operation par voie de mer, qui sera sans doute plus.longue et perilleuse, avec les marees a prendre en compte, ne doit pas exclure la surveillance au plus tot des Crocs par la voie des airs...qu'en pensez vous?  demande-je a l'attention de mes compagnons.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 27 février 2019, 12:28:29
Je ne me départis pas de ma mine sombre en répondant :
 - J'en pense que je laisse volontiers ma place aux côté de Bonaventure à quelqu'un plus adepte des sensations fortes...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 27 février 2019, 13:40:13
Je souris d'un air compatissant à la remarque d'Adrehilde.

Tout cela est fort bien. Rapidité et discrétion, voilà ce qu'il nous faut. Le mieux serait que nous puissions quitter ces murs sans nous faire remarquer et aller voir M. Lenfer incognito, cela pourrait lui éviter d'attirer sur sa personne une attention malvenue. Nous aurons tout loisir de discuter de notre plan une fois que nous saurons plus précisément de quelles ressources nous pouvons disposer.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 27 février 2019, 13:48:32
-Je puis vous faire sortir discrètement. Une fois dans la cour, vous pourrez vous mêler aux marchands qui arrivent en ville.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 27 février 2019, 14:58:31
 moui dis je peu convaincu.
 l'ideal reste je pense de donner rendez vous a Lenfer en lieu neutre...un seul de nous y va, les autres allant dans autant de directions differentes afin de brouiller les pistes...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 27 février 2019, 15:13:07
Effectivement, nous ne sommes pas obligés d'y aller tous ensemble, ou même nous pourrons lui donner rendez-vous ailleurs, pourquoi pas.

Je passe de Diego au Commodore.

Donnez-nous son adresse, et faites-nous sortir discrètement comme vous l'avez proposé, nous aviserons ensuite.

J'arbore un petit sourire tranquille et sûr de moi tout en parlant.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 27 février 2019, 15:14:49
-Je peux le faire mander ici même, si vous le désirez. Cela serait sûrement le plus discret...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 27 février 2019, 15:53:32
J'adresse un bref signe de la tête à Adrehilde, et réponds au Commodore.

- Certes la solution est idéale...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 27 février 2019, 18:13:03
Je hoche la tete d'un air satisfait.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 27 février 2019, 18:24:39
Je semble un peu plus circonspect que mes camarades.

Comme nous le disions tantôt, vous êtes ici un homme de pouvoir, un homme reconnu Commodore. Entre toutes votre demeure doit faire l'objet d'une étroite surveillance par les factions de la ville, et puisque la Griffe Noire est impliquée, je gage qu'elle aura eu la même approche. Aussi, je ne suis pas certain que votre demeure présente tous les gages de discrétion requis, sans vous offenser et sans nullement remettre en cause les bonnes dispositions mutuelles que nous entretenons.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 27 février 2019, 21:11:26
Je  me racle la gorge avant de dire :
- s’il est de notoriété qu’il est pour notre bon Roy, il se peut que sa demeure soit aussi surveillée. Je crains qu’il n’y ait pas de solution parfaite dans ce cas ci.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 27 février 2019, 21:15:51
Le Commodore agité l'index en signe de dénégation.

-C'est loin d'être de notoriété publique. Mais si je l'ai appris, je ne suis peut-être pas le seul, en effet.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 27 février 2019, 21:16:07
Je hausse les épaules et réponds à Jehan:
- Lorsqu'une battue prend en chasse un troupeau de gibier, il n'est pas rare que certains éléments se détachent du groupe pour attirer à eux la curie et permettre au reste de s'échapper.... Si discrétion il faut, peut-être nous faut-il créer une diversion avec nos éléments les plus ... visibles.

Je ponctue cette dernière phrase d'un regard éloquent à l'attention de Diego.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 27 février 2019, 21:53:40
- C'est une bonne idée ! dis-je en hochant la tête vers Adrehilde. Je reste convaincu que vous êtes une cible bien plus évidente, Commodore, et que nous avons intérêt à ne pas rester ici trop longtemps, si ce n'est peut-être en terme de sécurité car votre demeure semble inexpugnable.

Soudain un peu absent, j'ajoute
- Intéressante architecture d'ailleurs, j'ai cru noter au fil des couloirs quelques particularités qui dénotent le travail d'un grand connaisseur de la pierre et des structures défensives. Je lève les yeux au ciel avant de conclure Mais peut-être m'égarè-je un peu...

Je reviens sur Diego et Adrehilde, puis Jehan et Uther.
- Une petite diversion pour attirer les regards tandis qu'un nombre restreint d'entre nous iront rencontrer M.Lenfert ?Je serais de ceux-là, si vous n'y voyez pas d'inconvénient.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 27 février 2019, 22:53:43
Je soupire,.puis avec un sourire:
 Excellente idee. Donc, je suggere d'exploiter votre proposition en nous separant pour tromper la.griffe Noire. Trois ou quatre d'entre nous pourraient aller dans de fausses directions opposees, tandis que le dernier rencontrerait Lenfer en zone neutre (pas chez lui), c'est a dire en un lieu securise qui lui serait communique par le Commodore...j'adhere totalement a votre idee. Et si.nous nous y metions?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 28 février 2019, 00:12:33
-Notre donjon est une belle structure, oui. Vous avez l'œil, monsieur. Mais...il me semble que vous n'êtes pas tout à fait d'accord entre vous.... Le Commodore a un petit sourire.

-Voulez-vous provoquer une diversion ou vous séparer ? Dans le premier cas, je vous demanderai de ne pas causer plus de trouble que nécessaire, d'ailleurs. Si mes patrouilles doivent intervenir, je regretterais de vous voir revenir ici en tant que prisonniers...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 28 février 2019, 11:50:58
- Gagnières nous connais tous, le risque est grand qu'il ne se laisse pas abuser, par ailleurs il est flanqué par un sorcier dont nous maîtrisons mal l'étendue des capacités et il se peut que toute précautions ne servent au final qu'à perdre du temps : privilégions la rapidité, faisons venir l'homme ici, et maintenant, soyons convainquant et repartons avec lui vers son navire et les Crocs : bref, ne laissons pas à l’ennemi le temps de se réorganiser ce qui nous évite de plus de nous séparer ce qui nous affaiblira d'autant ...

J'appuie ces dernier propos et ajoute en me lissant la barbe :

- Si j'étais Gagnière je ne manquerais pas de profiter de l'isolement de l'un ou deux d'entre nous pour m'en débarrasser...

Je me tourne matois, vers le commodore :

- Par ailleurs, êtes vous en mesures de détacher quelques hommes dans notre sillages avec pour missions pour eux de détecter d’éventuels suiveurs ... et de suivre ces derniers le cas échéant ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 28 février 2019, 13:45:49
 Sans doute l'idée d'Uther est bien plus sage. Une contre filature sera également avisée. Quant à Lenfer, il va nous falloir une belle somme pour le convaincre de nous mener sans plus de préparatifs aux Crocs, en espérant qu'il dispose d'un navire déjà affrété..
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 28 février 2019, 20:49:37
Je ne cherche pas à masquer une petite moue de désapprobation, suivie d'un court moment durant lequel je me fais quelque peu pensif. Ensuite je prends la parole.

Cette demeure est surveillée à coup sûr, et au vu de notre entrée fracassante, il est couru d'avance que tous les malouins - et les autres - intéressés par nos petites affaires sont désormais au courant que nous sommes ici. Et chaque personne qui entrera sera auscultée à la loupe, croyez-moi.

Il me semble - mais je me trompe peut-être, quoique cela m'arrive assez rarement, vous en conviendrez - que la proposition initiale du Commodore de nous offrir une sortie discrète serait de nature à garder un caractère bien plus secret à cette entrevue avec M.Lenfert.

Mais si vous persistez dans l'idée de le recevoir ici, alors soit, procédons ainsi.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 01 mars 2019, 16:46:18
- Je suis assez d’accord sur le fait de ne pas se séparer. Nous avons vu par le passé que ce n’était pas une bonne idée. Pour ce qui est de se déplacer ou de le faire venir, je n’ai pas de réelle préférence. Il me semble qu’il y a autant d’avantage et d’inconvénient aux deux solutions.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 01 mars 2019, 18:00:32
- Après l'escarmouche de cette nuit, Gagnière doit être désorganisé et en pénurie d'alliés. Je rejoins Uther sur ce point:hatons-nous pour profiter de cette faiblesse. Soit il se terrera le temps de reconstituer ses forces et nous aurons le champ libre;soit il agira, et nous pourrons profiter de notre avantage.

Je jette un oeil par la fenêtre:
- Dans tous les cas, Uther a raison : Il nous faudra une contre filature.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 01 mars 2019, 20:18:51
- Et bien soit .. mêlons tous ceci et voyons ce que nous pouvons en tirer :

Le ton laisse percer cette fois une certaine impatience :

- Nous irons voir votre homme en trois groupes, le plus discrètement possible : le second suivra le premier et le troisième suivra le second : nous pourrons ainsi facilement nous regrouper et nous épauler en cas d'attaque, et accessoirement, nous pourrons assurer nous même la contre filature éventuelle.

Je toise mes compagnons à la ronde avec un sourire pétillant  et un sourire un rien goguenard :

- J'imagine que cette solution ... que n'aurait pas désapprouvée je pense mes anciens frères jésuites saura remporter vos suffrages ? Y allons nous à présent ?

Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 01 mars 2019, 23:27:14
Soit, ne tergiversons pas davantage et allons rencontrer M.Lenfert. dis-je avec la volonté manifeste de clôturer cette conversation.

Qui plus est grâce aux bons soins de Monsieur le Commodore nous sommes maintenant reposés et prêts à affronter ce qui nous attend, alors ne laissons point attendre notre avenir.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 02 mars 2019, 08:29:43
Je hoche la tête pour montrer mon approbation.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 02 mars 2019, 10:43:23
Je suis déjà debout à faire les cent pas, même si mon air dépité trahit mon sentiment d'être à nu sans mes armes.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 04 mars 2019, 21:20:03
-Bien. J'espère que vos précautions seront vaines. Je vais vous faire guider jusque chez lui par un de mes hommes.

Quelques minutes après, votre arme au côté, vous vous glissez subrepticement dans la cour du Donjon via une discrète poterne.

Adrehilde en tête, la premier groupe composé d'Uther et d'un petit gars de seize ans à peine affectueusement appelé "Le singe" par le Commodore, prend la tête de votre cortège. Le deuxième groupe ou plutôt la deuxième vague est composée du seul Jehan et une dizaine de mètres plus loin, viennent les serre-fils que sont Bonaventure et Diego.

La journée est grise comme si le soleil avait renoncer à briller tout à fait, vaincu par la chape de nuages qui enserre la ville et vient lécher ses murailles. L'étroitesse des rues que vous arpentez ne s'en trouve qu'accentuée. L'ambiance pourrait rapidement devenir étouffante, si ce n'était ce vent qui ne cesse de siffler à vos oreilles et fait couiner les panneaux des commerçant et claquer les oriflammes qui ornent les fenêtres des artisans.

Vous pensez un moment reprendre la route de l'entrepôt de Le Carrec, mais votre guide vous fait bifurquer non longtemps avant. Vous arrivez sur la place de l'église, morne et sombre édifice dont la flèche disparaît elle aussi dans la mer nuageuse. Vous longez alors le cimetière sur votre gauche. Son mur approche le mètre quatre_vingt, aussi n'en pouvez vous pas apprécier beaucoup plus que les faîtes des caveau et celui d'une petit chapelle accolée à l'enceinte.

Le singe n'a pas l'air de trouver l'activité à son goût. Il garde un silence boudeur.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 05 mars 2019, 12:44:30
Je m'efforce d'être attentif à ce qui nous entoure, guettant le moindre signe de filature ou de surveillance. Pour autant, bien conscient qu'un troupe silencieuse d’hommes armés et affichant une mine déterminée, est parfois plus propre attirer l'attention que des passants devisant innocemment, je m'efforce de maintenir avec le singe un semblant de conversation ...

- As tu entendu parler du Cyclope ? Que peux tu me dire à son sujet ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 05 mars 2019, 13:48:29
Mon humeur est au diapason de la grisaille du ciel et du vent omniprésent. Je marche donc d'un air renfrogné, écoutant d'une oreille distraite le bavardage d'Uther et les yeux perdus dans le morne paysage urbain.

Je lâche tout de même en boutade à la question d'Uther:
- Le cyclope? Je crois bien qu'il n'est Personne...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 05 mars 2019, 16:21:12
Je souris
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 05 mars 2019, 21:53:58
Le gamin jette un œil curieux sur Adrehilde. Il hausse les épaules pour seule réponse.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 06 mars 2019, 06:42:12
Je suis le mouvement en gardant mes distances et en surveillant les rues que nous croisons.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 06 mars 2019, 12:53:13
Peu disposé à me laisser morguer par un galapiat des rues, j'insiste :

- Aurais tu perdu ta langue le singe ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 06 mars 2019, 16:51:12
-Ben...chais pas trop. On dit un tas d'trucs...

Le gamin a un accent à couper au couteau.

-L'est pas humain qu'on dit et...ben...on dit aussi qu'il est à la solde des anglais...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 07 mars 2019, 19:04:07
Adrehilde jette un coup d'oeil derrière vous...Jehan n'est plus là. Le temps que vous tergiversiez sur l'attitude à adopter, il réapparaît finalement. Vous reprenez la route. Vous marchez encore quelques minutes avant d'atteindre et de longer les murs de la ville. Vous n'êtes pas lin de l'extrémité du port lorsque le singe vous désigne une masure d'où vous proviennent par les fenêtres ouvertes malgré le froid, des voix, des grincements des couinements métalliques. Pour sûr, on s'affaire ici.

(https://i.imgur.com/7yeEYT2.jpg)

Très vite, Adrehilde et Uther sont rejoints par Jehan et enfin par Bonaventure et Diego.

-Vous vl'ez qu'je vous attende? demande votre guide.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 08 mars 2019, 08:11:56
Oui...cache toi. Si quelqu'un d'autre approche ou si tu repères quelque chose de suspect viens nous prévenir...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 08 mars 2019, 09:22:57
Je remonte mon col, rejoins la porte en deux grandes enjambées, et frappe à la porte non sans avoir une dernière fois fait une tour d'horizon du regard afin de détecter d'éventuels suiveurs ou indiscrets.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 08 mars 2019, 19:49:54
Je suis resté une bonne vingtaine de mètres en arrière sur le bord de la rue, tournant le dos au reste du groupe. Je fais mine d'être appuyé nonchalamment contre un mur mais en réalité mon attitude cache simplement le fait que je surveille avec attention toutes les personnes qui pourraient nous avoir suivies.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 09 mars 2019, 03:03:27
Des hommes vont et viennent, un groupe d'hommes conversent tout en jouant aux dés sur une barrique dans un coin de la placette où se trouve l'atelier. Personne de suspect n'y fait irruption où semble se dissimuler à votre suite.

Uther pousse la porte de l'atelier et entre...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 09 mars 2019, 15:05:01
Je surveille la place jusqu’à ce qu’Adrehilde entre dans la bâtisse.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 09 mars 2019, 22:35:42
Je laisse entrer les deux binômes qui nous ont précédé, et je rentrerai en dernier à l'intérieur sauf s'il advient quoi que ce soit d'ici là.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 10 mars 2019, 11:09:45
J'emboîte le pas à Uther.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 10 mars 2019, 13:48:25
Je ferme la marche avec Bonaventure.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 10 mars 2019, 21:28:17
Je rentre à la suite d’Adrehilde.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 11 mars 2019, 15:22:43
Circonspect, je balaye la pièce du regard, y cherchant une âme à qui m'adresser, ou à défaut,  pour prendre la température des lieux et en observer l'agencement.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 11 mars 2019, 18:05:33
Vous pénétrez dans l'atelier et vous rendez vite compte que malgré ce que la stature de la bâtisse pouvait laisser penser, il y a à peine la place pour vous de vous mettre dans un coin. La salle dans laquelle vous vous trouvez est pourtant de dimension respectable, cependant, elle est remplie rayonnages qui débordent de pièces de tissus énormes et pliées.

Le seul espace libre se trouve à l'endroit même où vous vous trouvez sauf qu'il est déjà occupé par quatre hommes qui étaient occupés à coudre de la toile. Tous s'arrêtent et vous observent de bas en haut.

(https://i.imgur.com/GDZ24Eh.jpg)
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 11 mars 2019, 22:29:37
J'adresse un signe de te courtois au premiers de ces messieurs, portant la main a mon couvre chef, sans pour autant me découvrir et demande simplement à la ronde.

- Bonsoir messieurs, j'aimerais parler à Maître Lenfert...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 11 mars 2019, 22:39:45
Les artisans se regardent sans piper mot. L'un d'eux finit par répondre.

-Pas.. là fait-il dans un français hésitant.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 11 mars 2019, 22:45:04
- Dont a ran gant plijadur?

Je m'approche de l'homme de peine, en prenant garde de ne pas déranger le travail de ses ses compagnons en tâchant d'éviter de piétiner les toiles éparses et autres écheveaux de chanvres ou cordages ...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 12 mars 2019, 00:36:24
L'homme hausse les épaules.

G'welet. rétorque l'homme aussi peu dissert en français qu'en breton.

Aucun d'eux n'a l'air rassuré de votre présence, c'est évident. Mais la peur semble être reléguée derrière une sorte de froide hostilité qui confine à la fierté.

Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 12 mars 2019, 07:19:02
Voyant les hommes peu loquaces et qui plus est emmurés dans leur patois, j'avise une balle de tissu remisée dans un coin sue laquelle je m'assieds, les jambes écartées et les coudes sur les genoux, pour observer distraitement l'atelier.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 12 mars 2019, 11:17:22
Je marque un temps d'arrêt, considère l'homme avec sévérité puis reprend en Breton toujours mais cette fois ci un peu plus longuement. Parmi la bordé de mots étrange, une oreille attentive pourra distinguer "commodore".
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 12 mars 2019, 18:47:21
J’attends patiemment qu’Uther arrive à se faire comprendre des artisans.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 12 mars 2019, 19:04:08
Le barbu répond à Uther. Il aligne de nouveau à peine quelques mots. Il a l'air passablement irrité. Lui-même évoque apparemment le Commodore.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 12 mars 2019, 21:13:44
Vu l'exiguité des lieux, je décide de ressortir de la pièce, afin de me poster en surveillance discrète à l'extérieur.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 12 mars 2019, 22:54:52
Pour ma part, une fois que Diego est sorti pour surveiller, je me positionne près de la porte, afin de pouvoir réagir rapidement le cas échéant et relayer une éventuelle alerte.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 13 mars 2019, 14:50:51
Je semble grandir un peu et fait un pas vers l'homme me contenant manifestement à grand peine la main déjà sur la
alors que ma voix claque de nouveau pour laisser fuser une bordée de breton d'un ton sec et vif. Je repend ma respiration non sans fusiller l'impertinent du regard pour m'adresser au autres ouvrier d'un ton passablement énervé et revenant sans y prendre garde au français

- L'un de vous sait-il ou nous pouvons trouver le maître des lieux par Sainte-Anne !
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 13 mars 2019, 15:25:11
L'ombre d'un sourire passe sur mon visage.
Je murmure tout bas :
- Décidément, la seule diplomatie qui semble avoir cours ici est celle du sang et de l'épée....
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 13 mars 2019, 15:47:42
L'homme a un geste de recul. Les autres ouvrière n'en mènent pas l'âge. L'interlocuteur d'Uther lève les mains en guise d'apaisement et lui répond d'un ton que vous comprenez tous comme suppliant.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 13 mars 2019, 21:36:59
- Deux jours qu'il a disparu !!! Chaoker laou kriz !!! Et c'est maintenant que tu les dis Ever fall a zour pensais tu t'en inquiter avant la Saint-Yves ?!!

Je me tourne brusquement vers mes compagnons et lâche d'un ton excédé :

- Continuez avec cet ivrogne, je vous prie, je crains sans cela de ne pas reussir à me retenir de plumer tout vif cette sotte volaille avant que de l'embrocher !

Malgré ma fureur apparente, il n'est pas diffcile à ceux qui me connaissent d'en deviner la part controuvée, une lueur particulière qui danse au fond de mes prunelles appuierait si nécessaire le sentiment que je m'amuse assez.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 14 mars 2019, 15:39:21
Cette soudaine ire à l'heur de finir d'effrayer les quatre artisans qui restent figés sur leurs tabourets, comme si un seul geste de leur part pourrait les voir devenir la cible de la furie du jésuite.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 14 mars 2019, 19:52:03
Mes yeux oscillent sans cesse entre la rue à l'extérieur - guettant le moindre signal de Diego - et la conversation à l'intérieur, qui semble se rapprocher du terme.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 14 mars 2019, 22:21:28
Je me racle la gorge et dis : M’est avis qu’on n’en tirera rien nous mêmes. Il vaut mieux retourner voir le commodore et le laisser enquêter sur cette disparition avec ces hommes. Il doit bien y avoir d’autres personnes qui peuvent nous aider.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 15 mars 2019, 14:53:53
Je me lève et m'approche à mon tour des hommes, laissant s'éloigner un Uther houspillant à tout va. Les dévisageant un par un, je les interroge :
 - L'un de vous parle-t-il suffisamment français pour nous en dire plus sur la disparition de Maître Lenfert ? Cas échéant, je peux rappeler mon ami pour faire la traduction.... 

Je pointe du doigt Uther.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 15 mars 2019, 15:14:38
Je croise le bras sur ma poitrine maigre, le menton en avant et j’attends l’œil charbonneux, toisant les mollusques d'un air impatient.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 15 mars 2019, 19:33:35
La dernière saillie d'Uther me sort de mon rôle de vigie, et je fais un pas vers l'intérieur de la pièce, bien que j'attende pour le moment le résultat de la tentative habile d'Adrehilde.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 17 mars 2019, 18:44:23
-Le maître...pas viendru hier. C'est tout. Je...savoir pas plus... baragouine le barbu.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 17 mars 2019, 20:51:40
Et il habite où, le Maître ? Où est-ce qu'il peut être ? je demande d'un ton empli d'une fausse douceur, accompagné d'un sourire dur.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 17 mars 2019, 21:32:12
-L'habitou? répète-t-il avec de grands yeux perdus.

Une de ses collègues s'adresse alors à lui en breton. Son visage s'éclaire.

-Aaaaah! L'habite là. fait-il en pointant son index vers le plafond. Mais...pas là! ajoute-t-il après une hésitation.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 17 mars 2019, 21:37:34
Je soupire en regardant mes compagnons, cherche des yeux l'escalier donnant sur l'étage. Ensuite, je me dirige dans sa direction après un regard vers l'endroit où se trouve Diego dans la rue.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 17 mars 2019, 21:53:11
Diego n'est pas visible, pas plus qu'un éventuel escalier, d'ailleurs.

S'il y a une issue à cette (vaste) pièce, elle doit être dissimulée par les rayonnages remplis de lés de tissu.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 17 mars 2019, 22:01:24
Je demande aux travailleurs en désignant le plafond et en faisant le signe de quelqu'un qui monte avec mes doigts avant de désigner le plafond :

Et on monte où ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 17 mars 2019, 22:13:38
Il agite les mains.

Pas monte, pas monte! Pas là, pas là !
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 18 mars 2019, 09:13:06
Je lâche un nouveau juron et m'approche derechef pour aider à faciliter les échanges et aider a franchir la barrière linguistique ...

- Indique nous l'entrée de ses appartements et dis moi exactement ce qui s'est passé : quand est-il disparu ? était-ce après une visite, allait t-il voir quelqu’un ? Est t-il coutumier d’absences aussi longues ?

L’échange se fait en breton, mais je prend soin de traduire mes questions mots à mots a mes comparses, bien conscient que la situation métrite quelque éclairage et que , je risque, seul, de m’enliser dans un marécage de mauvaise-volonté, ou de sottise , sinon des deux...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 18 mars 2019, 12:53:01
Je m'approche de Bonaventure pour lui glisser dans l'oreille:
- Vu le dialogue de sourd que nous avons avec ces quatre gaillards, ne vaudrait-il pas mieux que nous nous mettions en quête d'une entrée aux appartements du propriétaire? Soit dans ce capharnaüm, soit par l'extérieur?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 18 mars 2019, 19:51:10
Je tends l'oreille pour écouter Adrehilde, et je réponds en baissant également la voix.

Par l'extérieur en pleine rue cela risque d'être compliqué à allier avec une nécessaire discrétion. Essayons par l'intérieur, il doit bien monter par un escalier quand il rentre chez lui !

Sans attendre davantage, j'avance dans la pièce en longeant le mur pour ne pas déranger le travail des 4 hommes qui prend l'essentiel de la place disponible. Et je cherche à situer un escalier, une échelle ou une trappe d'accès à l'étage supérieur.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 18 mars 2019, 20:02:17
Gageons qu'Uther traduit la réponse qui est faite avec précipitation et crainte:

-Je ne sais pas...il descend normalement chaque matin et hier...il n'est pas venu. D'habitude, quand le maître s'absente, il nous prévient...là...il ne l'a pas fait

Ce qu'Uther ne vous traduit pas, ce sont les cris d'effraies que les quatre hommes poussent lorsque Bonaventure commence à fureter dans l'atelier.

Ils se lèvent tout quatre en agitant les bras et tentent de s'interposer en contournant les rayonnages. Cependant, leurs protestations se font à reculons si des fois la Lame s'approche trop d'eux. Courageux, fidèles (vous jureriez de leur sincérité) mais pas téméraires.

Derrière une tapisserie aussi lourde qu'étroite, Bonaventure met à jour une porte derrière laquelle apparaît un escalier de pierre qui monte.

Le cris de protestation redoublent. L'un des hommes se dirige alors au petit trot vers la porte d'entrée.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 18 mars 2019, 20:11:56
Je ratrappe l'homme par le col en projetant d'un geste vif un bras arachnéen pour le ramener brutalement auprès des ses semblables en grondant derechef :

- Mais que craignez vous donc par Sainte Anne ! Ne vous inquiétez vous donc pas de ce qui à bien pu lui arriver ?!

Une fois encore, je fais les frais d'une traduction, même approximative

Je m'arrête brusquement et après un regard vif vers le plafond je me rapproche de l'homme pour poursuivre a voix basse ...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 18 mars 2019, 21:41:07
-Arrrgh!

Rattrapé au collet, l'homme va valdinguer sur ses trois camarades qui le réceptionnent tant bien que mal. Personne ne répond à Uther mais celui à qui il a murmuré quelque chose secoue la tête négativement.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 18 mars 2019, 23:14:39
Je vois qu'Uther semble gérer la situation, et que les types nous craignent.

J'enfonce néanmoins le clou malgré la barrière de la langue, tout en écartant la lourde tapisserie. Oui, pensez bien à cela : si là haut il est arrivé quelque chose à votre maître, comme un malaise par exemple, ne pensez-vous pas qu'il sera heureux de voir quelqu'un venir le secourir ? Ne croyez-vous pas qu'il vous en voudra comme jamais d'avoir ralenti les secours avec votre obstruction imbécile ?

Je toise la bande d'un regard montrant bien que toute contestation est vaine, et commence prudemment à monter l'escalier, tous les sens de nouveau aux aguets.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 19 mars 2019, 16:42:14
Bonaventure (http://www.cerbere.org/~pbf/PbF/Divers/index.php?topic=3727.msg115754#msg115754)
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 21 mars 2019, 00:10:57
J'emboîte le pas à Bonaventure.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 21 mars 2019, 08:03:08
Jehan chemine avec Adrehilde jusqu'à la tenture qui dissimulait la porte mais reste posté au pied de l'escalier. Adrehilde gravit les marches.

Bonaventure a pris pas mal d'avance sur toi, Adrehilde. On va donc passer dans ton EP plutôt qu'un aparté avec ton compagnon.

Adrehilde, ICI (http://www.cerbere.org/~pbf/PbF/Divers/index.php?topic=3735.msg115943#msg115943)

Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 21 mars 2019, 08:12:39
Uther et Jehan (http://www.cerbere.org/~pbf/PbF/Divers/index.php?topic=3753.msg115945#msg115945)
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 29 mars 2019, 07:11:55
Des pas se font entendre dans l'escalier. Bonaventure et Adrehilde font leur apparition.
Dans l'atelier, les quatre artisans sont assis les uns à côté des autres, tête basse. Uther se trouve debout à leur côté tel un geôlier.
Jehan, lui, se tient sur le pas de la porte ouverte et observe l'extérieur.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 29 mars 2019, 08:39:55
Je me tourne vers les nouveaux arrivants et dis :
- Avez-vous pu trouver quelque chose ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 29 mars 2019, 10:28:35
Je me tourne d'un mouvement vif vers nos compagnons, attendant également leur réponses avec les signes de la plus vive impatience
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 29 mars 2019, 18:58:12
Je ne cache pas une certaine contrariété en refaisant mon apparition avec Adrehilde.

L'oiseau s'est envolé... Un peu de sang sur son lit, la fenêtre de la chambre fracturée, des débris dans la ruelle en-dessous comme derniers vestiges d'une passerelle dressée vers l'ancien mur d'enceinte du port qui lui fait face. Probablement un enlèvement, qui n'est pas très vieux mais assez pour qu'il soit inutile de courir dans tous les sens. Tout cela n'est que l'hypothèse qui me paraît la plus vraisemblable bien sûr.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 29 mars 2019, 22:26:14
Les ailes du nez dilatée par un colère froide que je maîtrise à grand peine et le regard vrillés sur les employés je demande à Bonaventure d'une voix sourde :

- Est-il possible, d’après vous que l'enlèvement aie pu se faire à l'insu de ceux-là ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 31 mars 2019, 20:46:37
Je réfléchis une seconde avant de répondre.
D'en haut nous n'entendions rien de ce qu'il se passait en bas, même lorsque vous parliez. S'il n'y a pas eu de chute brutale contre le sol ou ce genre de chose, cela me semble envisageable. dis-je avec un petit regard vers Adrehilde pour guetter son avis sur la question d'Uther.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 31 mars 2019, 20:53:19
Les quatre hommes assis échangent à voix basses. Ils sont pâles comme des linges.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 01 avril 2019, 09:54:14
Je me retourne d'un bloc, moustaches hérissées et regard de flamme et la main déjà sur l'épée :

- Par la malemort ! Votre maître a été enlevé votre silence vous rends coupable ! Dites nous ce que vous savez incontinent ou je vous livre séance tenante aux archers de la ville pour qu'ils vous pendent pour complicité de meurtre !
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 01 avril 2019, 10:21:50
J'acquiesce aux paroles de Bonaventure, et complète :
 - Le sang n'est pas encore sec. Mais avec cette humidité, impossible de savoir de quand il date...

Observant Uther lâcher ses foudres sur les quatre ouvriers, je les observe en laissant échapper un soupir, contrariée par le mutisme dans lequel ils persistent à s'enfermer. Puis je me dirige vers eux, les toise du regard quelques instants, et saisis l'un d'eux par le pied avant de le traîner de force vers l'escalier.
 - Viens donc là, puisque tu ne veux pas parler. Viens donc, que je te mette le nez dans le sang de ton maître, comme d'un chiot incontinent dans son urine. Peut-être alors deviendras-tu plus bavard ? Sinon.... Baste, un peu plus ou un peu moins de sang, cela ne fera pas de différence...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 01 avril 2019, 19:41:34
Je n'en rajoute pas et observe simplement - mais avec vigilance - la réaction des quatre ouvriers.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 02 avril 2019, 07:21:39
Les ouvriers tentent de protester de leur ignorance dans toutes les langues qui leur sont connues.

L'occiput du pauvre hère que traîne Adrehilde a embrassé le parquet de l'atelier avec la dernière violence réduisant la réaction de l'homme à de simples gémissements.

Les trois autres se lèvent comme un seul homme et reculent à qui mieux mieux vers un illusoire refuge.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 02 avril 2019, 09:09:10
J'attrape le haut du corps du pauvre homme traîné par Adrehilde pour éviter qu'il se blesse plus en disant :
- Ils n'y sont pour rien. La griffe noire est entrée dans leur vie simple. Comment pouvaient-ils savoir que nous ne sommes pas les ennemis de leur maître ? Laissons-les.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 02 avril 2019, 09:47:18
Je toise un moment encore les pauvres hères d'un regard impérieux, puis estimant à l'instar de Bonaventure que ces derniers ont été suffisamment secoués pour avouer toute ce qu'ils auraient pu avoir sur la conscience je décide de ne pas aller plus avant.

- Soit, dans ce cas avons nous encore quelques choses à faire ici ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 02 avril 2019, 20:20:12
Je crois bien qu'il n'y a plus grand chose à en attendre, malheureusement. Nous sommes arrivés trop tard. Nous pouvons tenter une enquête de voisinage, mais je doute, compte tenu qui plus est de l'état d'esprit qui semble régner dans cette cité à notre égard, que nous puissions en apprendre davantage.

Je soupire. Tournons-nous vers d'autres pistes, il est temps. Je marche vers la sortie sans plus attendre.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 03 avril 2019, 10:35:44
Je sors également.
- Hum ... pour l'heure je ne vois pas d'autre choix que celui de retourner voir notre nouvel ami afin de le tenir au courant de la situation ...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 03 avril 2019, 13:58:05
Vous retrouvez à l'extérieur un Diego qui surgit de derrière un tonneau où sa moustache a frisé de tant d'humidité. La petite place est calme; de l'aitre côté du mur, le port continue de vivre sa vie braillarde et tapageuse.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 03 avril 2019, 19:15:16
 Et bien?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 03 avril 2019, 19:21:51
Et bien... je regarde Diego qui est resté dehors, d'un air contrit.

L'oiseau s'est envolé, certainement enlevé dans sa chambre à l'étage de cette bâtisse. Les malfaiteurs sont passés par le mur d'enceinte face à la fenêtre de la chambre de l'autre côté de la rue. Nous sommes arrivés trop tard.

Je soupire avant de poursuivre.

Bon, chers camarades, je ne sais pas vous mais personnellement je n'y vois pas très clair ni sur les derniers évènements, ni sur ce qu'il se passe dans cette ville - son organisation, je veux dire. Il se trouve que j'ai un ami qui vit ici, je n'ai pas pensé à l'avertir de ma venue, mais avec un peu de chance, je devrais pouvoir le trouver chez lui. Je me proposais d'aller lui rendre une petite visite de courtoisie, qui sera l'occasion de prendre quelques renseignements qui pourront nous être utiles par la suite.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 03 avril 2019, 20:00:27
  - Je n'aime pas vraiment l'idee de nous séparer derechef, mais y aller tout les six risque fort de l'effaroucher, ou pire : d'attirer l'attention sur lui...  
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 03 avril 2019, 20:54:27
*Thomp*

*Thomp*

*Thomp*

En trois bonds, le singe descend de la pile de barriques où il s'était perché. Il vous fait un signe du menton et vient vous rejoindre. Il s'arrête à un mètre du groupe sans vraiment sembler s'intéresser à vous.
Toujours aussi dissert, le gamin. Visiblement, on lui a dit de vous accompagner, il le fait mais il ne fait pas le moindre effort pour prétendre apprécier votre compagnie.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 03 avril 2019, 21:04:45
Nous pouvons y aller à deux peut-être, mais guère plus car je partage vos craintes, Uther, et vraiment je ne souhaite pas attirer une attention indue.

Je marque un petit silence, durant laquelle j'observe l'irruption du gamin parmi nous, en fronçant un peu les sourcils car manifestement cette présence permanente m'ennuie un peu.

Nous nous retrouvons chez le Commodore ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 03 avril 2019, 21:05:48
 Quant a-t-il été enlevé? Cette nuit? Cela signifierait que le trafiquant n'etait pas Le Carrec père mais cet homme...peut etre avec la complicité de la fille Le Carrec... dis je d'un air concentré, sans faire attention au "singe»
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 03 avril 2019, 21:21:35
[Lenfert est le contact dont le nom vous a été fourni par son excellence le Cardinal de Mazarin lui-même, Diego. Dieu ne permettrait pas qu'un de ses si illustres sujets se fourvoie à ce point, n'est-ce pas ?]
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 03 avril 2019, 21:37:33
Ca dépend...les voies du seigneur sont impénétrables 8)...je regarde nos notes. Je suis le seul à savoir que Lenfer était notre contact?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 04 avril 2019, 00:20:43
Frustrée du silence des ouvriers interrogés et de ce mystère non résolu, je me fends malgré tout d'un petit sourire moqueur à la vue des frisotis de Diego.

Cachant ce dernier derrière ma main, je reprends mon sérieux d'une rapide inspiration et réplique:
- Je puis vous accompagner, pour peu qu'une visite à votre ami ne nécessite pas une nouvelle séance d'acrobaties aériennes.. 
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 04 avril 2019, 07:56:31
Un petit sourire naît sur mes lèvres et je réponds à Adrehilde à voix basse, en la regardant un peu taquin Nous parlons de rendre visite à un wyvernier, chère amie, je vous conseille donc de ne pas exclure cette hypothèse.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 04 avril 2019, 12:42:05
Je souris à l'échange :

- Soit, Jehan, Diego et moi même retournons auprès du commodore ... il s'agit après tout d'un enlèvement et le commodore représente la force publique ... retrouvons nous au château.. et soyez prudents ...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 04 avril 2019, 23:13:56
Vos deux groupes se séparent. Le singe lève un sourcil vers Adrehilde et Bonaventure, puis se détourne et suis les autres.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 07 avril 2019, 00:48:12
J'emboîte le pas à Bonaventure, lançant un dernier regard à cet entrepôt qui vient allonger la liste des mystères inexpliqués qui ont croisé notre chemin.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 07 avril 2019, 08:30:20
De mon côté je me met à suivre notre guide vers la demeure du Commodore.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 07 avril 2019, 11:04:30
Je salue nos camarades puis les laisse partir avec le gamin. J'attends évidemment d'être seul avec Adrehilde, débarrassé des oreilles indiscrètes du gamin aux ordres du Commodore, pour en dire plus.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 05 juin 2019, 00:15:02
Adrehilde est la première à revenir au Donjon. Elle explique à Jehan Uther et Diego être allée  effectivement rendre visite à un vyvernier ami de Bonaventure, comme cela était prévu et avoir laissé les deux compagnons prendre un moment pour échanger entre eux. Une heure plus tard Bonaventure vous rejoint à son tour...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 06 juin 2019, 01:09:44
- Vous revoilà, Bonaventure! Je commençais à croire que vous aviez abandonné la vie d'épée pour une vie d'écailles!  dis-je d'un ton moqueur en voyant notre compagnon revenir.

Je suis assise sur une chaise, les jambes allongées sur un tabouret en train de lire un ouvrage que j'ai emprunté à l'un de mes compagnons.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 06 juin 2019, 10:10:40
J’accueille les deux arrivants d'un large sourire, mais les cent pas que je ne peux m’empêcher de faire dans la petite pièce tout autant que mon regard brillant, en disent long sur mon impatience à connaitre le résulat de la visite de Bonaventure.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 06 juin 2019, 10:33:23
Je salue nos compagnons et j'attends, moi aussi, qu'ils nous rendent compte de leur visite.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 06 juin 2019, 19:38:36
Je marque mon entrée par un petit salut collectif et un sourire pour Adrehilde qui prend un malin plaisir à me taquiner.

Et bien non, ma vie de lame et d'aventures supplante toujours mon goût pour les écailles, quoique parfois, j'ai le plaisir de pouvoir lier les deux. J'ai aussi un faible pour l'étude, le livre, et la cryptographie, mais que voulez-vous, trop peu d'heures dans les journées et trop de choses à faire m'obligent à faire des choix cornéliens.

Petite révérence légèrement surjouée avant d'ajouter Mais, chers camarades, je suis heureux de vous retrouver après ces heureuses retrouvailles avec un vieil ami. J'espère ne pas vous avoir fait attendre de trop.

J'avise une chaise, vers laquelle je me dirige pour m'y asseoir.

Si je comprends bien, Adrehilde ne vous a pas encore donné les quelques informations générales que nous avons pu glaner durant nos échanges avec Théodore ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 07 juin 2019, 16:05:42
Je hoche la tête, en une réponse muette à la question de Bonaventure.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 07 juin 2019, 16:38:29
Je lève le nez de La Guerre des Gaules dans laquelle j'étais plongée.
 - Que nenni, mon ami. Nous vous attendions.

Je pose l'ouvrage et me redresse. Je lance un clin d'oeil roublard à Bonaventure et réplique.
 - Nous n'allions pas nous priver de l'exposé clair et limpide du maître de l'érudition, des livres et de la cryptographie, n'est-ce pas ? Allez-y, nous sommes tout ouïes.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 07 juin 2019, 17:53:04
- Nous sommes suspendus à vos lèvres Bonaventure, qu'avez vous appris ?

Malgré un ton qui reste affable, et des manières à l'avenant, il est clair que je maitrise de plus en plus mal mon impatience.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 07 juin 2019, 19:30:26
J'ai un petit rire à la remarque d'Adrehilde, ce qui ne m'empêche pas d'ordonner les informations reçues récemment pour essayer de les divulguer de la manière la plus intelligible possible. Ce petit travail me prend bien quelques secondes durant lesquelles je garde le silence, donnant ainsi l'impression sans doute de faire durer le suspense.

Je brise finalement le silence d'un ton sérieux.

L'intérêt de la conversation en ce qui concerne notre enquête ici, ce sont des informations générales sur la situation et quelques uns des principaux personnages. Personnellement, je n'imaginais pas une telle situation...

Tout d'abord, tout ce beau monde gravite totalement autour des capitaines de navires, qui sont tantôt des marchands, tantôt des contrebandiers. Tantôt des corsaires, tantôt des pirates. Et j'en passe. Il s'agit manifestement d'un véritable sport local qui passionne les foules, qui colportent rumeurs, succès, échecs des braves capitaines malouins.

A cet égard, il semble que notre bon Commodore en était un fameux, qui a réussi à prouver que son prédécesseur frayait avec les anglais et est finalement parvenu à l'écarter - en le faisant pendre, au passage - pour prendre sa place. Cela dit, d'après ce que m'en a dit Théodore, le Commodore ne tient pas vraiment la ville, il est sur le fil. D'autres l'ont supplanté pour récupérer la dîme des commerçants, et s'il se débat de trop, il sera remplacé. Ce ne serait qu'une question de temps, qui se rapproche inexorablement.

Je marque une petite pause, jette un regard à mon auditoire, puis continue.

Apparemment, un temps Le Carrec a été en difficulté, mais le commerce avec les Indes l'a remis à flots. Il disposait de quatre capitaines particulièrement fiables, parmi les meilleurs de la ville, dont sa fille qui l'a quitté désormais : les fameux Blanchard, Dent d'or, Lelouedec et donc Adi La Rouge. Une sorte de concours permanent s'exerce entre les capitaines au long cours : un prix du Capitaine des Amériques est remis par les malouins à celui qui ramène le plus de richesse des Indes, celui qui se montre le plus intrépide ou celui qui coule le plus de bateaux étrangers - ils disposent tous de leur lettre de marque... Ces quatre-là se disputent le prix entre eux depuis une dizaine d'années, et font l'objet d'une authentique vénération en ville. La concurrence est féroce !

Nous avons aussi évoqué Adi la Rouge, la fille de Le Carrec, qui serait l'amante du corsaire noir, d'après la rumeur. Outre ce que je viens de vous dire, pas grand chose de plus. Sinon que ce corsaire noir serait le capitaine d'un sloop et coulerait des bateaux étrangers à tour de bras, particulièrement les espagnols.

Petite pause, durant laquelle je lève les yeux vers le plafond, me remémorant la conversation.

Ah !  Et bien sûr nous avons parlé du trafic qui nous amène ici, à mots plus ou moins couverts. Manifestement, toutes les tavernes de la ville et tous les bordels vendent plus ou moins ouvertement du vin de jusquiame, depuis environ un an. Celles qui n'en servent pas sont surveillées - ou protégées, difficile à dire - par la garde. Le Commodore est dépassé, et au vu de sa situation présente dont je vous parlais plus tôt, il est plus ou moins pieds et poings liés.

Je ne crois pas avoir omis d'élément important... dis-je en lançant un regard interrogatif vers Adrehilde. Et vous messieurs, quelles nouvelles ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 07 juin 2019, 20:56:33
Je hoche la tête d'un air approbateur, remerciant d'un geste Bonaventure de son exposé. J'ajoute:
 - Ma foi, avec une telle pédagogie, vous eussiez pu postuler à l'Académie de feu Monseigneur Richelieu sans déparer. J'ajouterai simplement que la rejetonne de votre amie a affirmé que le Corsaire Noir serait une femme, et je pense que nous n'avons rien omis.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 08 juin 2019, 14:54:32
 poir faire court, et si j'ai bien suivi...le commodore ne tient pas sa ville et a donc besoin de nous...nous pourrons donc nous entraider.
Le trafic de jusquiame a commencé ici il t a un an...qui ou quel est le facteur changeant il y a un an? C'est forcement su...
Enfin, tout cela ne resoud pas le pourquoi de la disparition de Lenfer. Pourquoi la griffe a t elle pris soin de l'eliminer juste avant notre arrivée? Avait il découvert quelque chose? Le nom du ou des agents de la griffe ici?
Dans tous les cas, la fille Le Carrec et son amant semblent la seule piste solide qu'il nous reste. Si ce corsaire noir coule les Espagnols, peu de chances qu'il soit du côté de la garra negra!
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 09 juin 2019, 22:14:24
J’ai l’air de réfléchir à haute voix en disant :
- et si nous pouvions user de la rivalité entre les quatre capitaines pour obtenir des informations sur Adi la rouge ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 10 juin 2019, 20:52:05
Je me lève de table et répond:
- Le Commodore ne semble effectivement pas tenir sa ville. Qu'il ait besoin de nous, ce n'est pas évident:nous ne pourrons restaurer son autorité faiblissante. Nous pourrions éventuellement effectuer une opération coup de poing, mais cela suffirait-il à redorer son blason? Et nous ne sommes pas venus pour jouer les faiseurs de roi: Peu nous importe qui tient la ville, s'il ne peut nous aider. Et le Commodore le peut-il?

Je désigne Diego d'un coup de tête:
- La disparition de Lenfer me semble prometteuse, de même que chercher le déclencheur du trafic dans le passé. Quant à Adi la Rouge... Pour moi, il y a trop de flou et de trop peu d'honneur dans ce milieu pour aller explorer une telle piste. Nous ne devrions nous y attarder que si nous nous procurons suffisamment d'informations pour savoir plus précisément ce que nous voulons y chercher, au lieu de nous y lancer à l'aveugle. 
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 10 juin 2019, 21:01:37
C'est très juste, et nous avons une piste tangible : la vente de vin de jusquiame qui a explosé depuis un an. Il doit bien y avoir un réseau pour livrer et faire payer ces braves aubergistes. Nous avons sauvé la mise à celui qui nous a hébergé, peut-être sera-t-il disposé à nous parler, ou alors sa fille ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 10 juin 2019, 21:29:57
Je réplique d'une voix sinistre:
- Ou bien, nous faisons des descentes dans les troquets, éventrons les barils et ceux qui les gardent, et incendions les dépôts qui les cachent et les coffres qui en bénéficient. Si nous sommes suffisamment efficaces, ceux qui tirent les ficelles viendront eux même nous chercher... Et à défaut, ce sera d'autant moins de poison en circulation ... 
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 11 juin 2019, 14:00:28
Je fais la moue devant les propositions d'Adrehilde :

- Nous nous mettrions toute la population de Saint-Malo a dos en un temps record avec bien peu de perspectives de résultats ; trop d'innocents risquent de se trouver malmenés avant que nous ne mettions la main sur un eventuel tavernier douteux ...

Je secoue la tête et commence à faire les cent pas à grande enjambées :


- La piste du vin de jusquiame, nous a conduit à Le Carrec, la piste le Carrec nous conduit à sa fille ... allons voir du côté de son repère, une enquête auprès des tavernes nous conduira sans doutes a la même conclusion... ne perdons pas ce temps la, il serait mis a profit par nos adversaires.


- Le Commodore connaît un capitaine qui peut nous y porter pour peu qu'on lui trouve un navire. Pour l'heure, le Commodore nous aide et il est évidement que cela lui procure quelques avantage ...

dis-je en haussant les épaules

- J'imagine que l'élimination du trafiquant de jusquiame, quel qu'il soit, sera pour lui l'occasion de se défaire d'un de ses concurrents ... Je suggère pour ma part, que nous allions visiter ce rocher, de la façon la plus discrète possible...

dans un premier temps ... ajouté-je en coulant un regard de biais à Adrehilde

- En fonction de ce que nous découvrirons, il sera temps de déployer nos talents de diplomates ... ou d'autres ....
Titre: Re : Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 11 juin 2019, 15:28:38

- La piste du vin de jusquiame, nous a conduit à Le Carrec, la piste le Carrec nous conduit à sa fille ... allons voir du côté de son repère, une enquête auprès des tavernes nous conduira sans doutes a la même conclusion... ne perdons pas ce temps la, il serait mis a profit par nos adversaires.

Par souci de clarté : le repaire dont tu parles, ce sont les Crocs, qui n'est pas l'endroit où se trouve la fille Le Carrec mais l'endroit où se font les livraisons de jusquiame, à en croire le capitaine que vous avez interrogé à Paris.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 11 juin 2019, 21:26:03
C'est ce que j'ai dit non ?
J'allais le dire en tout cas ... en gros ...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 12 juin 2019, 01:14:43
[Juste pour être sûr :)]
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 12 juin 2019, 09:19:15
Je me laisse une poignée de secondes de réflexion avant de répondre à Uther.

Bon très bien. De votre côté, j'en conclue que vous n'avez rien trouvé qui soit digne d'être mentionné ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 12 juin 2019, 21:08:01
- Un capitaine sans navire, coulé par un pirate qui se fait appeler le Cyclope, et qui rêve de reprendre la mer... pour nous mener aux Crocs ...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 16 juin 2019, 00:57:53
Je claque dans mes mains.
 - Bon, eh bien il semble qu'il ne nous reste qu'à nous procurer un navire.  Comment procédons-nous? Je doute que nos bourses y suffisent... Peut être pourrons-nous trouver quelque capitaine félon que nous pouvons déposséder de son navire en l'abordant en pleine nuit à son amarre;mais je sens déjà les réticences de Monsieur de Kervignsc à cette idée. Quelqu'un aurait-il une autre suggestion? 
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 16 juin 2019, 09:02:33
   - Le Commodore se charge de nous trouver un bateau, si nous parvenons à un accord avec notre pilote, nous devrions pouvoir appareiller ce tantôt... demain au pire....  
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 16 juin 2019, 09:33:12
Je n'y pense que maintenant, mais peut-être mon ami Théodore accepterait-il de me laisser faire une balade sur l'une de ses précieuses vyvernes. Une reconnaissance aérienne pourrait s'avérer extrêmement utile, vous ne pensez pas ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 16 juin 2019, 12:42:46
   - Riche idée ! Ne serait-ce que pour choisir le meilleur endroit pour débarquer !  
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 18 juin 2019, 21:08:10
Des pas se font entendre dans le couloir. Ce ne sont pas les premiers depuis le retour d'Adrehilde et Bonaventure. Mais ceux-ci s'arrêtent devant la porte de la chambre dans laquelle vous vous trouvez.

Trois coups virils sont frappés à votre huis.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 19 juin 2019, 10:07:17
- Entrez.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 19 juin 2019, 10:41:09
Je me tourne vers la porte, intriguée.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 19 juin 2019, 21:34:02
Je me lève et viens me poster à quelques mètres de la porte. J'ai la main sur la garde de ma lame, mais j'offre un visage avenant et un court sourire pour accueillir la personne qui ouvrira la porte.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 20 juin 2019, 07:02:24
La porte s'ouvre et entre un homme de la garde. C'est un barbu malodorant à l'œil sombre. Il tend un pli à celui qui se trouve le plus proche de lui, soit Bonaventure. Puis, après un hochement de tête d'ours mal léché, il fait demi-tour et va pour sortir comme il est entré: sans ouvrir la bouche.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 20 juin 2019, 09:46:34
J'interroge Bonaventure du regard
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 20 juin 2019, 10:25:08
Je prends le pli qui m'est tendu, j'observe la présence d'un message éventuel sur l'enveloppe, puis l'ouvre pour en dévoiler le contenu sans attendre davantage.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 20 juin 2019, 10:30:58
Un court message composé d'une écriture ample apparaît dans les mains de Bonaventure.

L'Anguille vous attendra à quai demain au levé du soleil. Un se les hommes vous retrouvera à la porte Saint-Thomas pour vous y mener. Il vous reste à convaincre Lelouedec.

Le message est signé d'un simple C.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 20 juin 2019, 10:34:17
 - L'Anguille ? Un navire ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 20 juin 2019, 18:17:47
Certainement celui de Lelouedec. Et grâce aux informations que nous avons récolté, je vois une piste exploitable : la rivalité qu'il entretient avec la fille de Le Carrec, puisqu'ils appartiennent tous les deux à ce "club des quatre" qui se disputent les honneurs.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 20 juin 2019, 19:52:20
   - Hum... Le capitaine Lelouedec à perdu son navire... je pense plutôt qu'il s'agit de trouver un arrangement avec ce jeune homme afin qu'il accepte de piloter ce navire...  

Je reflechis, les doigts en pince sur l'arrête de mon nez :

   - Nous l'avons croisé dans une taverne le soir de notre arrivée... c'est un bon point de depart pour le retrouver...  
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 21 juin 2019, 08:44:46
Je hoche la tête en disant :
- Oui, comme je le disais tout à l'heure nous devrions utiliser cette rivalité à notre avantage.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 21 juin 2019, 10:54:11
 - En ce cas, en route !
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 23 juin 2019, 19:10:20
Fort bien, essayons donc ainsi ! Je vous accompagne et je verrais ensuite s'il est opportun d'emprunter à Théodore l'une de ses vyvernes pour faire une reconnaissances des lieux.

Je suis prêt à partir avec les autres.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 23 juin 2019, 19:11:36
[Le suite demain soir, au plus tard]
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 23 juin 2019, 23:48:36
Retour à la Pie qui boit

Après un départ en catimini du "Donjon" comme aiment à l'appeler le Commodore et ses hommes, votre connaissance grandissante de cette partie de la ville vous permet de vous retrouver peu après à pousser la porte de l'auberge que vous n'avez quittée qu'il n'y a que quelques heures. Vous notez au passage que quelques hommes de la garde font le piquet non loin.

(https://image.ibb.co/iSsf59/Taverne.jpg) (https://imgbb.com/)

On pourrait penser qu'après la nuit passée et les dommages infligés à l'établissement, celui-ci serait fermé ou au mieux moribond mais ce serait mal connaître les malouins et leur fiévreuse envie de vivre (et de boire). Un joueur de vielle à roue accompagne une bonne partie de l'assistance qui braille à tue-tête des chansons en breton. L'autre partie des clients profite du spectacle en se frottant les côtes.

Vous n'avez jamais vu les deux hommes qui se chargent du service. Gwen n'est pas visible, non plus que l'est son mari.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 25 juin 2019, 07:55:55
Je ne perds pas de temps et me dirige vers le comptoir pour m'adresser à celui des deux hommes qui se trouve très certainement derrière.

Bonsoir ! Avant toute chose, dites-moi... J'avance un peu la tête par-dessus le bar et baisse la voix.

Comment vont le patron et sa femme aujourd'hui ? Nous étions là la nuit dernière, je sais qu'ils ont été secoués.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 25 juin 2019, 08:07:47
L'homme affairé à remplir des cruches à la barrique ne se retourne que brièvement pour s'informer sur l'importun qui trouble son office.

-Hein? Ca va, ça va... fait-il sans s'arrêter de tirer une bière sombre.

Ceux qui sont restés en arrière peuvent croiser quelques regards sombres. Certaines personnes en différents point de l'auberge se penchent les unes vers les autres pour se chuchoter quelques mots. Visiblement, votre entrée a été remarquée.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 25 juin 2019, 23:08:47
Je nous trouve une table tranquille et parcoure la salle du regard a la recherche de notre homme, ou de l'un de ses convives
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 26 juin 2019, 00:42:08
 hum...l'un d'entre nous avait croisé Leloiedec ici? susurré-je  je ne sais pas si revenir ici est une idée très judicieuse... ajouté-je en soutenant le regard de ceux qui nous dévisagent.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 26 juin 2019, 01:49:48
  - Si fait ici même.. mais je ne suis pas sur que l'homme se souvienne de moi... il etait disons.. fort altéré..  
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 26 juin 2019, 02:01:13
Aucune trace du marin parmi les clients...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 26 juin 2019, 07:23:44
Tant mieux, alors, je m'inquiétais quelque peu pour eux, ce sont des gens fort sympathiques. je glisse au tenancier d'un soir sur le ton de la confidence, de manière à ce que la discussion reste entre nous.

Je fais ensuite un petit panoramique de la salle, et constatant comme mes compagnons l'absence de Lelouedec, j'interroge l'homme sans élever la voix davantage.

Lelouedec n'est pas ici ce soir ? Je crois qu'il a pourtant ses habitudes dans cet établissement. Ou peut-être est-ce encore trop tôt ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 26 juin 2019, 08:38:00
Je rejoins Uther et Diego à la table tranquille et j'observe les différents clients.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 26 juin 2019, 11:26:04
Depuis notre entrée, je suis restée plantée près de la porte, somme toute assez surprise par l'ambiance festive qui règne dans ce lieu qui a été le théâtre de tant de violence...

Je rejoins mes compagnons à la table qu'ils se sont choisis, mi-admirative de la vitalité des Malouins ; mi-critique de leur propension à sembler préférer noyer leur problème dans l'alcool et la fête plutôt que de les traiter...

Je m'y installe, et interpelle l'autre des deux hommes au service, pour réclamer une écuelle du ragoût qui mijote : la journée a été longue et froide, et une assiettée de soupe sera la bienvenue.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 26 juin 2019, 12:01:52
L'homme au comptoir se retourne avec quelques brocs débordant de mousse.

-Morv'!! lance-t-il à son collègue qui lui répond de manière toute aussi cavalière qu'il "n'y a pas le feu au port"

Puis, allant pour s'affairer du côté des tranchoirs sales, il répond à Bonaventure telle une guigne, sans vraiment le regarder.

-Pas vu...doit cuver dans un coin...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 26 juin 2019, 20:59:47
Je ne prends pas vraiment la peine de répondre vu l'entrain du type, et rejoins mes comparses autour d'une table.

Le type au comptoir n'a pas vu notre homme. Selon lui, je cite "il doit cuver dans un coin".

Je regarde vers Uther d'un air intrigué.

Dites-moi Uther, est-ce une sorte de trait local communément partagé que d'être particulièrement désagréable en toute circonstance, ou est-ce juste une impression ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 27 juin 2019, 01:22:33
Je soupire :  
- "Ny Breton ny françois, Malouin suy"...  méfiant envers les étrangers, fiers, rudes et loyaux avec leurs amis... les gens d'ici ressemblent au pays qui les a façonné.  

D'un geste j'appelle le garcon de salle.
 
- Soyons patient, la ville reste petite... dans deux heures Lelouedec saura que nous sommes à sa recherche... avec un peu d'adresse c'est lui qui viendra nous trouver...  
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 30 juin 2019, 13:19:58
Vous patientez donc?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 30 juin 2019, 17:34:11
Dans la salle, est-ce que je reconnais des clients déjà présents la veille, genre des piliers de bar qui traînent là-dedans à longueur de journée ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 30 juin 2019, 17:36:31
[Certainement, oui. Je te laisse le soin de choisir et décrire l'apparence de celui ou celle sur qui se porte ton attention]
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 30 juin 2019, 21:23:22
J'observe le reste des clients, et parmi toutes les personnes attablées, l'une d'entre elles attire mon attention.

Rencontrer une femme seule dans un tel lieu n'est pas franchement habituel, et en l'occurrence, l'apparence de celle-ci confirme cette impression. Sans doute a-t-elle été à une époque une belle femme, c'est même assez certain. Mais la large balafre qui barre son visage, son nez dont une partie a été coupée certainement par la même lame que celle lui ayant causé sa cicatrice, et son faciès grêlé par l'alcool, les intempéries, et l'absence totale de soins depuis des années, ont fini de terrasser ses belles années.

La quarantaine largement dépassée, la cliente est habillée de vêtements simples et mal entretenus, affalée au fond de la salle sur sa chaise devant une petite table, le gosier sec. Ses avant-bras dépassent un peu des manches, et ils laissent apparaître la naissance de tatouages.

C'est vers elle que je dirige mon pas en quittant la table de mes collègues, déterminé à essayer de trouver une autre solution que celle d'attendre l'hypothétique arrivée de l'homme que nous cherchons. Je prends deux pintes de la bière locale au passage auprès du tenancier d'un soir, que je pose face à la dame.

Et bonsoir ! dis-je en essayant de mettre un certain entrain dans mon ton. Veuillez m'excuser, oui, je parle en français. Mais je ne viens pas les mains vides, moi ! A votre santé ! Et je lève ma pinte pour trinquer avec elle.

Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 01 juillet 2019, 17:44:16
De prime abord surprise, elle a un mouvement de recul. Mais après avoir détaillé sa personne, elle adresse à Bonaventure un sourire assez pauvre en dents mais riche d'une franche bonhomie.

-Assieds-toi, mon beau! dit-elle en lorgnant sur la bière d'un œil gourmand tout en s'en saisissant. Elle trinque volontiers avec votre compagnon et engloutit un bon quart du liquide avant de claquer son verre sur la table. Peu m'chaut, comment qu'tu baragouines c'que tu baragouines, mon p'tit seigneur...mais crois pas qu'tu vas t'payer mon cul pour si peu... ajoute-t-elle, à moitié hilare.

La pauvre femme est bien entamée déjà. Elle articule autant que possible mais c'est visiblement un effort.

Parmi les clients, certains se renfrognent en suivant la manœuvre de Bonaventure.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 01 juillet 2019, 20:21:06
Je ris franchement et lui rétorque - Je ne crois rien du tout, rassurez-vous ! Et puis je m'en voudrais de passer pour un maraud devant toutes ces bonnes personnes qui n'ont d'yeux que pour vous... j'ajoute avec un clin d'oeil en faisant un petit signe de main vers l'assistance qui de toute évidence semble se passionner pour mes faits et gestes.

Je n'ai pas touché à ma bière au-delà d'avoir trinqué, et la pousse légèrement en direction de la charmante dame pour bien lui montrer que la seconde pinte est également destinée à sa consommation.

Mais dites-moi, je m'étonne ! Je m'attendais à trouver quelque part ici un homme qui semble tout comme vous avoir trouvé dans cette auberge une sorte de port d'attache. Quand il n'est pas ici, vous sauriez où je pourrais mettre la main sur le sieur Lelouedec par hasard ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 02 juillet 2019, 14:33:47
-Lelou le louloup, Le lou-é-dec! chantonne la femme grise d'alcool. Houhouuuuu, cherais bien en mal de teul'dire mon beau! L'est pas vu d'puis hier qu'y cuvait son cidre sur un bac dans c'te coin là... fait-elle en désignant vaguement un point de l'auberge. l'a p'tete fini la tête la première dans l'port, le lou, le lou-lou!
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 02 juillet 2019, 20:28:58
Je jette un regard vers le coin en question, puis reporte mon attention sur la femme sans me presser, amusé par sa verve alcoolisée.

C'est fâcheux, dis-je sans sembler pourtant m'en formaliser, il aurait dû prévenir ! Je lâche un petit rire de connivence. Quand le bonhomme est trop rond et qu'il doit s'en aller cuver dehors, tu sais où il se met ? Il a peut-être un petit toit qui l'attend quelque part, non ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 03 juillet 2019, 12:35:44
J’observe attentif de loin, les essais de Bonaventure et j'en profite pour garder un oeil sur les éventuels témoins de son entretien avec la fille aux allures de pirate ...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 03 juillet 2019, 20:39:31
-Pfff...l'pauv' Loulou a plus d'bateau! Pour lui autant dire qu'il a plus d'toit! L'a dû s'réfugier chez une poule ou chez l'Diqueloulou! baragouine la malouine en jouant la tristesse. La voilà qui entame déja la deuxième pinte comme si de rien n'était.

La conversation attire grandement l'attention. Au mots mesurés et inaudibles de Bonaventure succèdent les réponses tonitruantes de la poivrote dont la moitié de la salle dont vous peut profiter malgré les couinements de la vielle et les chants de marins.

Plusieurs groupes d'hommes hochent la tête en direction de la table des deux tourtereaux, qui avec l'oeil sombre, qui avec l'oeil amusé.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 03 juillet 2019, 21:01:35
Losrque le serveur passe , je demande indifférent alors que je suis comme bien d'autre et d'un air faussement distrait la conversation :

- Le Diqueloulou ? Curieux nom ... qui est-ce ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 03 juillet 2019, 21:12:15
Ledit serveur éclate de rire. Il a un regard vers la poivrote avant de lever une main vers Uther, en guide d'excuse.

-Pardonnez, m'sieur mais...vaut mieux pas trop prêter attention à c'que dit la Tortougue. Y'a personne qui s'appelle comme ça. Diquelou, c'est l'nom.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 03 juillet 2019, 22:00:16
Le pauvre homme... fais-je compatissant, quoique sans trop me forcer non plus.

Eh bien, je suis content d'avoir eu ce bout de conversation avec vous. Quel est votre nom, d'ailleurs ? Que je puisse me rappeler de qui m'a rendu service.

Je lui souris, d'un petit sourire qui n'est pas vraiment charmeur, plutôt dans le registre de la sympathie. Et évidemment, je me prépare à quitter sa table rapidement une fois qu'elle m'aura répondu.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 03 juillet 2019, 22:19:22
-Appelle-moi Tortuga, beau brun!

Et d'entonner une chanson dans la langue de Cervantès en tambourinant sur la table:

Ooola arriiiba, ooola abaaajo, aprende el marineeeero su trabaaaajo.
Ooola abaaajo, ooola arriiiba, hasta que le da vueeeeeltas la tortuuuuuga!
   

Ce n'est que bien après et une fois sa chanson terminée qu'elle remarque avec regret le départ de Bonaventure.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 03 juillet 2019, 22:51:10
Entendant la complainte mélodieuse (?) de l'interlocutrice de Bonaventure, je prends Diego à partie:
- Ah? Il semblerait que nous vous ayons trouvé une compatriote, mon cher Diego. Et à l'oreille, elle semble chanter aussi bien que vous... Peut être devriez vous aller lui tenir compagnie?

Et je souligne ma proposition d'un clin d'oeil appuyé.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 04 juillet 2019, 07:44:44
Je reviens tranquillement vers notre table, et reprends ma place.

Bon, j'imagine que vous avez entendu comme moi ? Attendons un peu que l'attention retombe, et voyons si on peut dégoter qui est ce "Diqueloulou" et où le trouver.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 04 juillet 2019, 15:54:40
- Hum Diquelou vous dites ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 04 juillet 2019, 19:41:53
Je ne fait que répéter ce qu'elle m'a dit, mon ami, mais... Elle semblait d'une humeur guillerette et prise d'un amour particulier pour les "loulous", alors peut-être que le nom était effectivement Diquelou. Cela vous dit quelque chose, Uther ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 05 juillet 2019, 15:50:02
Je me tourne vers mon serveur, interrogateur.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 05 juillet 2019, 16:24:22
Le serveur rend son regard à Uther et lève un sourcil.

-J'peux vous aider, peut-être ? demande-t-il, faussement candide.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 05 juillet 2019, 18:14:16
- Oui dis en souriant
 
- Si vous pouvez nous traduire ce que signifie les explications de  Madame Tortuga, et en particulier son allusion à... hum Diquelou ?  
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 05 juillet 2019, 18:16:42
-Sûr, Je peux! répond-il. Et de se planter face à Uther et... d'attendre, avec un léger sourire.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 05 juillet 2019, 20:01:50
Je jette un regard peu amène au serveur et à son sourire suffisant, puis m'adresse à Uther d'une voix basse:
- Je vois que Monsieur semble avoir des trous de mémoire.... Voulez-vous l'aider à la recouvrer, Uther?

Je me redresse sur mon banc et serre les poings d'un air menaçant:
- ... Ou préférez-vous que je m'en charge?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 05 juillet 2019, 20:39:11
Il voudrait ne pas ciller, sûrement voudrait-il que son sourire reste bien en place mais toute cette belle composition vacille. Bien que déstabilisé il reste néanmoins, droit dans ses godillots.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 06 juillet 2019, 17:47:35
Assis, je suis les échanges avec un petit sourire sans intervenir.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 07 juillet 2019, 10:06:43
Je fais glisser un écu sur la table en répliquant à Adrehilde :

- Adrehilde ma chère, les temps sont durs et tout service mérite salaire

Je me tourne alors vers notre serveur :

- Puisqu'il vous semblez disposé a entrer en affaire, nous cherchons a entrer en contact avec le capitaine Lelouedec...

J'ajoute après une très brève réflexion :

- On me l'a recommandé et d’après ce que j'ai pu comprendre, il a besoin de se refaire...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 09 juillet 2019, 21:39:10
En un instant, la pièce a disparu. Le garçon de salle baisse la voix tout en se penchant pour passer un coup de chiffon sur la table.

-'Sais pas où est Lelouédec. Mais ce Diquelou, il tient un salon pour rupain dans vot' genre tous les soirs. Lelouédec y est tous les soirs ou presque.

Il va pour se retirer.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 10 juillet 2019, 10:11:32
Avant qu'il ne se retire, à voix basse mais d'un ton autoritaire, je demande au serveur : L'adresse ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 10 juillet 2019, 11:52:25
De nouveau vous n'obtenez qu'un sourcil levé et insolent en guise de réponse, dans un premier temps. Un coup d'œil inquiet vers Adrehilde semble le convaincre que pousse sa chance pourrait avérer hasardeux.

-Longez le mur du cimetière, prenez la ruelle juste après le calvaire. C'est au fond.

Cette fois, il met les voiles. Aux regards qu'il jette aux clients, les plus sensibles aux troubles de l'âme humaine comprendront que le serveur est inquiet. Inquiet d'avoir trop ostensiblement frayer avec des gens tels que vous.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 10 juillet 2019, 12:47:53
Je jette un regard perplexe à mes commensaux et attend que le jeune homme se soit éloigné pour déclarer d'un ton de conspirateur :

- Un "salon" qui se tient au fond d'un ruelle voila qui sort de l’ordinaire .. tout ceci sent son coupe-gorge .. il nous faudra ouvrir l’œil j’imagine ...

- En attendant dis-je avec un sourire, c'est la seule adresse que nous ayons ...

Après un temps de réflexion passé a inspecter à balayer la salle du regard j'ajoute :

- Nous n'avons pas besoin de nous faire introduire dans ce .. salon ... Je crois, il nous suffit d’attendre l'arrivée ou le départ de Lelouedec, qu'en  pensez-vous ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 10 juillet 2019, 22:45:45
J'avoue que j'aurais découvert avec une réelle curiosité cet établissement... dis-je avec un petit sourire moqueur. Ainsi que l'accueil qui nous aurait été fait en tant qu'étrangers, vu les dispositions de la faune locale.

Et puis, n'était-il pas question d'y aller rapidement sur ce rocher, ou ai-je mal compris ? Avons-nous le temps d'attendre que Lelouedec sorte de ce trou, si tant est qu'il soit vraiment, et dans quel état ?

Je fais une petite moue.

D'habitude, je ne suis pas parmi ceux qui poussent le plus à des actions directes. Mais j'avoue que plus nous restons dans cette coquette cité, et plus je me dis qu'il va falloir que notre séjour y soit le plus court possible.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 11 juillet 2019, 06:41:52
Je sors de mon habituelle réserve pour opiner du chef aux remarques de Bonaventure.

- Oui, ne nous laissons pas encore devancer par la griffe noire.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 11 juillet 2019, 07:10:53
- J'approuve votre avis de nous hâter de mener à bien notre mission en cette cité qui ne semble pas des plus accueillantes, Bonaventure. Néanmoins, ne confondons pas vitesse et précipitation:si nous souhaitons sonner la charge, il faut d'abord nous assurer que notre proie est bien entrée dans son repaire;et que nous pourrons la cueillir avant qu'elle ne s'en échappe. Sinon, nous risquons de la voir s'évanouir dans la nature.

Quelques instants de réflexion, puis:
- Et sans savoir à quoi ressemble l'homme, je vois mal comment nous pouvons lui tendre une embuscade, autant à l'extérieur qu'à l'intérieur de sa tanière. Il me semble que la seule solution serait de se saisir d'un habitué qui s'en va, en lui extorquant les informations dont nous avons besoin. A moins d'y pénétrer tranquillement, comme des clients habituels, et de poser des questions;mais je doute que quiconque s'y laissera prendre.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 11 juillet 2019, 14:44:01
Je ris doucement face au glissement sémantique si caractéristique de la pensée Adrehildienne :

- Il ne s'agit pas encore d'une proie, mais plutôt d'un futur partenaire que nous devons convaincre de nous prêter son concours... je le reconnaîtrais sans peine, l'homme est relativement jeune, je dirais entre 25 et trente ans, assez grand et plutôt fin. Châtain clair cheveux longs et barbe blonde également. j'ai eu l'occasion de lui adresser quelque mots le soir de notre arrivée ici même, il était saoul et noyait dans le cidre son dépit d'avoir perdu son navire, mais il m'a malgré tout semblé être un homme intelligent et de bonne allure...

Je me lève et me tourne vers Bonventure :

- A vrai dire je ne sais pas si ce salon est public ou privé auquel cas, il nous sera difficile d'y entrer sans invitation... difficile en tout cas d'y être correctement accueillis...

Je marque un temps d'arrêt et réfléchis un instant en me caressant l'arrête du nez, tout en glissant discrètement un regard amusé un regard en direction d'Adrehilde :

- Je me demande ce que peut être ce .. salon ...
Titre: Re : Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 11 juillet 2019, 14:56:55

- Je me demande ce que peut être ce .. salon ...


Vous êtes d'accord pour tous sacrifier un point de Ténacité pour que le MJ vous aide à recouper les informations que vous avez?
Autour d'une table, vous auriez sûrement fait le rapprochement. En PBF...c'est plus compliqué. Mais de là à dire que ça semble évident pour vos personnages, il y a un pas que je ne franchirai pas. Voilà pourquoi je ne vous lâche pas tout directement et vous propose à la place, une dépense d'un PT chacun.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 11 juillet 2019, 15:17:53
[ok pour moi]
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 11 juillet 2019, 17:08:45
Ca marche pour moi itou (surtout parce que je n'ai pas beaucoup de temps helas, pour le replonger dans nos archives ...)
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 11 juillet 2019, 19:31:46
Itou (en vacances donc peu de temps)
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 14 juillet 2019, 13:24:33
Après vérification, je vous confirme que vous avez deux informations qui peuvent vous éclairer :

1-Vous savez que Lelouédec fait partie des capitaines qui font regulu route vers les Amériques.
2-Au Salon des Amériques ont l'habitude de se retrouver ceux qui affectionnent cette région du monde ou qui y ont des intérêts.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 15 juillet 2019, 17:15:45
Je laisse tomber d'un voix plate :

- Le salon des Amériques ... le commodore a évoqué ce salon ; Lenfert y avait ses habitudes  ... je connais assez bien le nouveau monde, j'y ai vécu quelques années dis-je avec une grimace...

Manifestement cette époque de ma vie ne fait pas partie de mes meilleurs souvenirs ...

Je donne le signal du départ en me levant :

- Allons y, en manœuvrant correctement, nous devrions pouvoir y être accueilli convenablement ...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 15 juillet 2019, 20:46:09
Je me lève pour suivre Uther, heureux de pouvoir quitter l'atmosphère étouffante de cette auberge.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 16 juillet 2019, 23:16:23
Gageons que vos compagnons acquiesce et vous suivent.

Nous sommes en début d'après midi. Les rues sont presque sèches. Les éclaircies du matin se font maintenant plus franche.  Comme hier lors de votre arrivée, vous notez que sur le bord de la chaussée les femmes plument les volailles, cousent, reprisent, tissent même. Trois, parfois quatre générations cohabitent échangeant, inculquant aux plus jeunes le geste juste, les secrets de famille de fabrication. Il n'y a pas d'éclats de voix. Peu de mots sont échangés, ceux qui importent. La malouine est taiseuse.
Elles vous observent lorsque vous passez. Peu s'autorisent des commentaires; tous sont échangés à voix basse.

Vous suivez l'itinéraire que vous a donné le jeune aubergiste. Vous trouvez le calvaire et prenez la ruelle qui le jouxte. Au fond de celle-ci, se trouve une demeure de bonne taille. Sa porte cochère suggère qu'il doit ou a dû s'agir d'une auberge. Malgré la lumière du jour, l'étroitesse de la venelle la rend sombre. Voilà sûrement pourquoi l'on a allumé une lanterne.

A l'intérieur, tout est plongé dans le noir, hormis une fenêtre à l'étage.

(https://i.imgur.com/rho373N.jpg)
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 17 juillet 2019, 15:57:11
Cette atmosphère oppressante commence à me peser : moi qui m'attendais à ce que notre départ de la capitale nous amène de grands espaces et un peu plus de liberté, j'en viendrais presque à regretter l'étroitesse des ruelles parisiennes, où au moins vous n'étiez pas dévisagé comme un phénomène de foire par toute la populace.

Arrivés à notre destination, j'observe de haut en bas la demeure à laquelle les indications de l'aubergiste nous ont menées. Avisant son aspect sombre et lugubre, je remarque :
 - Je doute que nous soyons les bienvenus si nous entrons là-dedans en questionnant à tout va.

Un regard vers Uther, et je poursuis :
 - Peut-être devrions-nous nous présenter comme de fins connaisseurs et admirateurs du Nouveau Continent pour obtenir nos entrées en ce lieu... Qu'en dites-vous ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 17 juillet 2019, 19:19:19
- Fin connaisseur suffira... le mensonge restant quoi qu'on en dise un péché capital... dis-je en sinuant un sourire mesphistophélique.

- Le nouveau continent est une terre sauvage gelée ... losrque la neige et le gel consentent à y disparaître c'est pour laisser la place à des nuées de mouches noires et autre maringouins diaboliques gros comme des alouettes ... et je vous passe mon opinion sur les habitants dont les plus fréquentables restent à mon avis les castors ... des poissons poilus au goût de rat ...

Je frappe à l'huis
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 17 juillet 2019, 19:50:01
La pore ne tarde pas à s'ouvrir sur un homme en livrée.

(https://i.imgur.com/wpUeO43.jpg)

Celui-ci garde la porte entrouverte et vous inspecte de la tête aux pieds. Il baragouine alors quelque chose qu'Uther n'as pas besoin de vous traduire tant vous l'avez entendu depuis votre arrivée en ville. A votre humble avis cela signifie quelque chose entre "Qui vous êtes?" et "Qu'est-ce que vous faites là?".
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 17 juillet 2019, 19:52:58
Comme à mon habitude, je me tiens droit et fier au moment de l'inspection visuelle du portier.

Je ne fais rien de particulier si ce n'est laisser le soin à Uther d'essayer de convaincre l'homme de nous laisser entrer en usant du patois local.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 18 juillet 2019, 13:41:52
- Dez-mat ac'hannon Uther de Kervignac

dis-je en me décoiffant courtoisement,

- Pardonnez moi de poursuivre en français ; mes amis n'entendent pas notre langue.

Je poursuis, en m'efforçant de faire bonne figure :

- Nouvellement arrivé dans la ville, je viens d'apprendre l'existence du Salon des Amériques ; j'étais en poste a nouveau monde il y quelques années et j'y ai laissé durant cinq ans, une partie de moi même et suis fort avide d'en prendre des nouvelles lorsque l'occasion se présente.

Je prend un air légèrement contrit, mêlée d'un soupçon d'inquiétude embarrassée :

- Je n'ai par contre pas la moindre idée du protocole de tenue des réunion du Salon des Amériques .. j'espère qu'un visite impromptue ne sera pas jugée trop cavalière ...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 18 juillet 2019, 13:52:31
Il hoche la tête et rétorque dans un français parfait :

-Hmmm. Il faut payer l'inscription, le voilà le protocole... fait-il avec un sourire dédaigneux Un Louis par personne...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 18 juillet 2019, 15:47:34
Je laisse passer l'insolence, soucieux pour l'heure d’accéder à ce Salon. Pour autant,le le malouin étant ordinairement d'une nature commerçante et sourcilleuse, je ne commet pas l'impair de régler notre écot sans sourciller :

- Fort, bien, et a qui est destiné cet argent  ? Et a quoi nous donne t-il le droit ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 19 juillet 2019, 07:54:07
En retrait, j'abandonne volontiers les négociations diplomatiques à Uther. Rassérénée de voir un homme en livrée habituelle de maître d'hôtel même dans ce quartier peu accueillant de la ville, je tends l'oreille pour écouter si des bruits nous parviennent de l'intérieur de la bâtisse.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 19 juillet 2019, 15:07:13
De mon côté, je me concentre plutôt sur la surveillance de la rue où nous sommes. Avec une attitude neutre et décontractée afin de ne pas éveiller davantage encore les soupçons du personnage avec lequel s'entretient Uther.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 19 juillet 2019, 15:20:00
Le majordome ne peut cacher sa sidération lorsque Uther se sépare sans broncher de l'équivalent des gages annuels d'un nobliau de campagne. Il accueille la somme machinalement, puis, n'y croyant toujours pas, a l'impudence de soupeser la somme. Il pose sur vous un oeil nouveau même si vous sentez qu'il se retient de croquer l'or pour faire disparaitre ses doutes.

Il s'efface devant vous et vous fait signe d'entrer.

-C'est...hey...je ne saurais dire. Entrez, je vous prie, je vais quérir maître Diquelou...

Dehors, tout est calme, pas une âme n'est en vue, tant dans la rue qu'aux fenêtres.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 20 juillet 2019, 22:32:43
- Faites faites dis je en tirant négligemment sur mes gants.
- Et vivement ; la nuit s'avance en meme temps que la marée et il commence à faire froid...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 21 juillet 2019, 19:28:02
Je garde ma surveillance sur la rue jusqu'à temps que nous rentrions tous dans la demeure. J'observe ensuite les lieux non sans une certaine curiosité, et avec la satisfaction de retrouver la chaleur de l'intérieur.

Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 21 juillet 2019, 22:19:15
Un chandelier à la main, le valet vous mène dans la demeure qui, si elle sent le renfermé, est ornée de boiseries remarquablement entretenues. Dans le clair obscur des chandelles, les tableaux aux murs se succèdent le long de ce couloir sinueux et interminable. Vous ne croisez pas âme qui vive. Les lieux sont plongés dans un silence tout à fait complet.

Vous montez une volée de marche puis remontez un nouveau couloir. Puis sans crier gare, votre guide ouvre une porte sur votre gauche. Vous débouchez alors dans une pièce au volume et au faste improbables.

(https://i.imgur.com/7IDhyCz.jpg)

Les tapisseries au mur, la peinture, les fines sculptures ornementales trahissent une opulence extraordinaire. Et que dire de ces deux globes qui trônent en plein milieu de la pièce? Hormis peut-être Uther et Bonaventure, aucun d'entre vous n'a seulement conscience qu'un tel objet puisse exister. Une représentation du monde dans sa forme véritable!! Quant à nos deux érudits, se trouver en présence d'une de ces chose est déjà extraordinaire mais deux à la fois, c'est tout bonnement incroyable!

Sur le pan Est de la pièce la construction de ces fenêtres est également une prouesse architecturale que Bonaventure et Diego ne manqueront pas de remarque.

(https://i.imgur.com/1DSeq6y.jpg)

Malgré le temps maussade, ces ouvertures diffusent assez de lumière pour que l'homme qui est assez juste à leur pied puisse étudier les documents qu'il a sous les yeux sans l'assistance d'une source d'éclairage artificielle, tout en tirant de petits traits sur sa fine et étrange pipe.

(https://i.imgur.com/uJsev9T.jpg)

Le majordome vous arrête à l'entrée où se trouve un épais livre ouvert sur un promontoire.

-S'il vous plaît... vous fait-il en vous tendant une plume tout en vous désignant l'ouvrage qui à n'en pas douter doit être un registre.

L'homme assis relève la tête en entendant le valet, et vous observe.

Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 22 juillet 2019, 07:46:58
Si je suis surpris en découvrant derrière cette porte somme tout banale, un lieu à l'opulence immense et regorgeant de richesses, la surprise laisse vite place à d'autres sentiments. En effet, en arrivant dans cette vaste pièce magnifiquement décorée, mes yeux ont tôt fait de détecter, dans cette salle aux trésors, quelques spécimens incroyables qui captent bien vite toute mon attention.

C'est les yeux brillants d'une ferveur inhabituelle, penchant légèrement la tête de côté, que j'observe d'abord l'architecture des fenêtres, si particulière, essayant d'en comprendre les particularités et me demandant à quel architecte doué cette construction doit être mise au crédit. Je murmure entre mes dents un Magnifique ! qui est loin de traduire toutes mes pensées.

C'est à peine si je m'attarde sur l'homme attablé, puisque rapidement, mon regard se pose sur une autre merveille. Même deux, précisément. Ces deux globes terrestres sont de véritables joyaux, et je ne peux m'empêcher de faire quelques pas dans leur direction pour les admirer l'un après l'autre.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 22 juillet 2019, 09:24:30
-Monsieur! proteste poliment le valet lorsque Bonaventure s'aventure dans la pièce. S'il vous plaît...répète-t-il en levant la plume.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 22 juillet 2019, 10:25:22
Je m'arrache a la contemplation du tableau qui se trouve au dessus de la cheminée pour me saisir de la plume sans accorder plus d'attention au valet.
Je m'intéresse alors au registre dont je tourne quelque pages pour en parcourir les noms...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 22 juillet 2019, 10:27:55
Je regarde, moi aussi, la pièce en échappant un petit sifflement admiratif.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 22 juillet 2019, 18:34:29
Je détaille le décor qui m'entoure, songeuse, interloquée de voir ce qui semble être un tel luxe au milieu d'un quartier qui semble si mal famé. Marchant en queue de notre petite procession, je patiente sagement à l'entrée de la salle. Avisant le registre, je me demande s'il est bien pertinent d'y inscrire nos véritables noms;mais cette perspective ne semblant pas inquiéter outre mesure mes compagnons, je m'y ravise.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 22 juillet 2019, 19:25:25
Pour le moment, c'est peine perdue que de vouloir me faire perdre mon temps avec un registre que je pourrais signer dans quelques instants. De toute manière, je ne vais pas bien loin - quelques pas à peine - pour admirer les deux globes, essayer pourquoi pas de voir s'ils sont signés du savant qui en a assuré la réalisation. Tout juste est-ce que je me permets de relever la tête un instant pour regarder vers l'homme attablé et lui adresser un sourire de connaisseur dans lequel brille un véritable respect.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 23 juillet 2019, 00:34:53
Sur le registre, la date de chaque jour et suivi d'un certain nombre de griffes. Sur la page actuelle (celle de droite est vierge) figurent une dizaines de jours. Le nombre de noms inscrits varie entre 6 et 10 à peine.

Le valet occuper à tancer Bonaventure du regard ne prête tout d'abord pas vraiment attention à Uther. Notre jésuite retrouve plusieurs noms qui lui sont connus. Lelouédec, LeCarrec et...Lenfert! Les deux premiers ont apparemment été présents au club tous les jours ces derniers temps. En ce qui concerne Lenfert, sa présence semble tout aussi systématique, jusqu'à avant-hier.

Lorsqu'Uther tourne la page, il s'attire à son tour un Monsieur? tout aussi outré que le précédent.

____________________

Bonaventure ne trouve aucune signature ou marque, du moins pour le moment.

L'homme du bout de la pièce se lève.

-Et bien Grégoire, qui nous amenez-vous donc là?! fait il d'une voix posée et profonde. Il se dirige vers Bonaventure à qui il tend la main.

-Prodigieux, n'est-ce pas? fait-il à propos de l'objet d'étude du cryptologue. Je suis Edmond Lhoste. Je crois que la bienvenue est de mise, monsieur.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 23 juillet 2019, 07:35:30
Je serre la main de Lhoste avec conviction, et l'observe avec intérêt.

Bien le bonjour Monsieur Lhoste. Bonaventure Rossignol des Roches, à votre service.

Mon regard se porte de nouveau sur les objets de notre émerveillement commun.

Tout à fait prodigieux, je vous le concède bien volontiers. J'ai déjà eu l'occasion d'en observer de mes yeux, mais jamais deux jumeaux ainsi présents dans une même pièce. Ce sont de petites merveilles de conception, et je n'ai pas vu la moindre imperfection dans la comparaison de l'un à l'autre. Connaissez-vous l'homme derrière ces réalisations impressionnantes ? Et - permettez-moi de vous poser la question - ces deux bijoux sont-ils votre propriété ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 23 juillet 2019, 08:07:02
Je m'inscrit sur le registre et... profite de la diversion occasionnée par la discussion naissance afin de feuilleter discrètement de registre, plume en main.  J'essaie de mémoriser les noms inscrits et remarquer une éventuelle anomalie (un nom qui n'apparaitrait que dans les derniers jours de présence de Lenfer ou un nouvel inscrit récent....)
 Tout cela est splendide... marmonné-je à l'intention d'Adrehilde. Dire que nous avions cherché ce salon sans le trouver...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 23 juillet 2019, 08:51:27
[@Diego: Heu...Uther est déjà aux prises avec les pages du registre (cf son post et le mien)]
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 23 juillet 2019, 15:04:39
-Certes non! Elles appartiennent au salon. Connaissez-vous le chevalier de Borda? C'est son œuvre ou du moins ces globes ont été réalisés à partir de ses recherches. Le plus grand esprit de notre temps, avec le sieur Cassini, en termes de cartographie !
Il nous a fait l'amitié de fréquenter notre petite association lors de son séjour à Saint-malo. Ces deux objets sont des cadeaux d'adieu, pour ainsi dire...

Lhoste est on ne peut plus bonhomme et cordial.

ICI (http://www.cerbere.org/~pbf/PbF/Divers/index.php?topic=826.msg127949#msg127949)
Titre: Re : Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 23 juillet 2019, 16:07:36
[@Diego: Heu...Uther est déjà aux prises avec les pages du registre (cf son post et le mien)]
Yep, mettons que je fais ca par dessus son epaule, tres impoliment, ou j'attends qu'il ait fini
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 23 juillet 2019, 20:32:07
De Borda ? Le Chevalier de Borda ?

Mon ton reflète entrain et excitation à cette évocation, mes yeux eux une admiration réelle pour ces deux œuvres et peut-être plus encore pour leur auteur.

Et bien Monsieur Lhoste, je suis on ne peut plus agréablement surpris ! Les travaux exceptionnels du chevalier de Borda ne me sont pas inconnus, loin s'en faut. Infatigable explorateur et navigateur, cartographe, physicien, ingénieur, scientifique et tant d'autres choses encore ! Nous lui devons tant, sans même le savoir la plupart du temps !

Un franc sourire s'affiche sur mon visage.

J'ai eu l'occasion d'étudier directement nombre de ses travaux, pour mes propres recherches. Son travail sur les unités de mesure, que ce soit le mètre, les poids, les angles, ou même encore en cartographie sur la définition des latitudes et des longitudes, son œuvre est colossale.

Je lève une main vers le ciel comme si je le prenais à témoin.

Il se trouve que parmi mes nombreux passe-temps, la cryptologie tient une place capitale, c'est une sorte de passion familiale si vous voulez. Vous n'imaginez pas le nombre d'heures nécessaire pour faire entrer les coordonnées - latitudes, longitudes - dans un système de chiffrement à répertoire. Le chiffre en soi est complexe à gérer, mais des séries répétitives avec des nombres de caractères fixes le sont plus encore. Des mois et des années de travail ! Ah, je ne vous mentirais pas en vous disant que ce bon chevalier nous a gratifié d'un incalculable nombre de nuits blanches, mais je ne lui en veux pas, bien au contraire. J'aurais même eu grand plaisir à le connaître et à disserter quelque peu avec lui.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 24 juillet 2019, 00:00:06
Je prend encore quelque temps à ausculter le registre avec un curiosité affichée en laissant échapper avec un sourire ravi :

- Lui aussi .. quelle bonne surprise ! ...

 Avant d'attraper la plume avec un geste indolent et d’apposer ma griffe à la page du jour. Je rend ensuite la plume au valet.

- Voila pour vous Gregor.

 Avant de me rapprocher à mon tour de l'interlocuteur de Bonaventure, non sans un détour tout autant intéressé par les globes ou mon premier réflexe est d'essayer de localiser l'embouchure du Saint-Laurent ...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 25 juillet 2019, 13:53:13
Grégoire récupère la plume avec un air satisfait et la tend à Adrehilde.

-La cryptologie, vous dites? s'étonne Lhoste, très intéressant...

Tout à fait
intéressant![/color] renchérit une voix sur votre droite. Vous ne l'avez pas vu entrer dans la pièce , ni ne savez comment il a bien pu faire pour se retrouver à quelques pas de vous alors que vous ne distinguez aucune issue sur le mur Est, mais un homme d'un âge certain se trouve bel et bien là, dans son habit noir de bourgeois moderne, orné d'une fraise pulpeuse qui lui enserre le cou.

(https://i.imgur.com/iY4Grgb.jpg)

Tout de suite distinguez vous une traces grisâtre sur sa tempe qui s'apparente à n'en pas douter à de la Rance. Il s'avance vers la personne la pus proche de lui, à savoir Uther et lui tend une main amicale avec un sourire qui l'est tout autant.

-Le bonjour, madame, messieurs! Soyez les bienvenus au Salon des Amériques. Je suis Aldebert Diquelou. J'ai l'honneur d'être votre hôte, mais vous êtes ici chez vous! précise-t-il en levant un index professoral. L'homme est enjoué et assez énergique malgré son âge. Sous ses habits bouffants, vous décelez qu'il doit être sec comme une trique. L'age l'a rattrapé en ce sens qu'il adopte un maintient légèrement voûté.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 26 juillet 2019, 07:20:47
J’attends mon tour pour signer le registre en continuant d’observer la pièce.

Je sursaute lors de l’apparition de notre hôte.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 26 juillet 2019, 07:54:46
Je rajoute à mon tour ma signature au registre. Je tressaille à l'apparition soudaine de notre hôte, puis le salue. Avisant la tâche inquiétante qu'il porte à la temps, mon regard se fait plus méfiant. Je me dirige à mon tour vers les globes, ne sachant pas trop quelle attitude adopter dans ce salon, et les observe d'un air distrait, plus pour me donner une contenance que par réel intérêt;et plus attentive aux actions de nos hôtes qu'aux circonvolutions gravées sur la sphère qui me fait face.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 26 juillet 2019, 18:48:09
Je laisse l'homme saluer Uther et je m'approche à mon tour pour lui serrer la main, sans m'attarder sur la marque caractéristique de la Rance qui apparaît sur son visage.

Bien le bonjour Monsieur Diquelou, enchanté de faire votre connaissance. Bonaventure Rossignol des Roches, et je dois vous complimenter pour les petites merveilles que j'ai déjà pu admirer dans cette pièce. Je ne parle pas d'ailleurs seulement que ces deux globes extraordinaires, mais aussi, par exemple, de l'architecture tout à fait remarquable de cette partie de la pièce. Quelle luminosité ! L'architecte a rendu un fort bel ouvrage.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 27 juillet 2019, 23:13:52
Je serre la main de l'homme avec d'autant plus de chaleur et d'enthousiasme, que je suis ganté de veau... toujours ça de pris pour me prémunir de cette maladie du diable...

  - Mille merci Monsieur, la surprise de découvrir l'existence de votre salon, se double et pour un égal bonheur d'avoir l'honneur de pouvoir y être admis... j'ose espère que nous ne serons pas ennuyeux... mais ...    je glisse un regard eloquent et amusé en direction de Bonaventure...
   ... je crois que nous pourrons trouver quelques dujet passionant a partager...  

Je m'incline poliment pour présenter nommément mes amis au maître des lieux en terminant par moi-même..
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 28 juillet 2019, 08:22:28
Je salue à mon tour le maître des lieux quand mon nom est prononcé.

Je vais ensuite regarder les globes et les tapisseries.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 29 juillet 2019, 21:33:30
Diquelou fait signe au laquais.

-Sers nous donc un bon cidre!

Puis a votre adresse

Mais c'est un plaisir de vous accueillir, monsieur fait-il à Uther. Voilà un moment que nous n'avons pas reçu de nouveaux membres. Asseyons-nous. Vous allez bien laisser vos papiers soporifiques, Lhoste, vos contrats de mariniers peuvent attendre?!

Il vous désigne les fauteuils et vous suit. Edmond Lhoste acquiesce avec un sourire et vous accompagne.

-Vous avez remarqué nos fenêtres n'est-ce pas...finit-il par répondre à Bonaventure. L'oeuvre d'un certain le Coëdec...ou le Couédic, peut-être...c'est que l'air de rien, elles datent. Du temps de mon père, au siècle dernier, rendez-vous compte! On l'a moqué pour commencer, et pas qu'un peu. Les gens d'ici, vous savez, s'accommode mal du changement, de la nouveauté..Bah! il balaye tout cela d'un revers de main. Mais dites-moi, vous, que faites-vous à Saint-Malo? Vous ne devez pas être ici depuis bien longtemps, une équipée de la sorte...nous aurions entendu parlé de vous! affirme-t-il avec un regard vers Edmond Lhoste.

Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 30 juillet 2019, 19:53:22
J'acquiesce aux paroles de Diquelou concernant les fenêtres, puis l'accompagne avec le reste du groupe en direction des fauteuils. Lorsque notre hôte nous invite à nous asseoir, je m'exécute en homme parfaitement habitué à ce genre de salon entre gentilshommes.

Je comprends donc Monsieur Diquelou que vous n'êtes la première génération de votre famille à fréquenter ce haut-lieu de Saint-Malo, et je vous en félicite ! Je ne peux que comprendre à quel point un attachement a pu naître. De fameux personnages ont, semble-t-il, fréquenté ces murs ! Et je ne doute pas que ce soit vos propres cas également. dis-je en souriant aux deux hommes. Quelle sont donc vos "spécialités" si je puis m'exprimer ainsi ?

Je m'installe plus profondément dans mon fauteuil et ajoute aussitôt dans un sourire.

Quant à notre "équipée" comme vous dites, et le mot est plutôt pertinent, nous ne sommes que de passage. Et quelle meilleure cité que la cité des corsaires pour trouver un navire ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 30 juillet 2019, 20:10:06
[Confusion entre Lhoste et Diquelou de la part de Bonaventure, il me semble. J'ai corrigé.]
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 31 juillet 2019, 15:18:44
-Ah, je ne suis moi-même plus qu'un vieux rabougri qui tient salin et me gorge des histoires des autres. Je maintient la tradition de mon père en désignant le champion des Amériques en attendant que la Grande Rance ne me frappe. Monsieur Lhoste, fait-il en le désignant est un homme de lettres.

Ce dernier hoche la tête.

-J'aide aussi nos marins et nos capitaines à trouver un terrain d'entente lorsque celui-ci est...glissant, dirons-nous. Je rédige les contrats. Peu d'entre eux savent lire, c'est donc plus une affaire de confiance, voyez-vous et parfois, mais c'est rare heureusement, de juge de paix.

-Et vous dites chercher un bateau? Qu'avez-vous en tête? reprend Diquelou avec un oeil où perce la malice.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 01 août 2019, 18:40:55
Un peu en retrait de la conversation cordiale qui se tient dans ce salon, je suis assise sur un siège, jambes serrées et mains posées sur les genoux, l'air légèrement mal à l'aise. Mon regard passe de notre hôte à ce qui me semble être son maitre d'hôtel, puis au décor dans lequel nous sommes installés. Je reste coise quant à la question qui vient d'être posée.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 01 août 2019, 19:32:46
Je jette un coup d’œil vers Uther, histoire de jauger sa réaction quant à ma volonté évidente d'exhumer la couverture dont nous nous servons depuis notre arrivée en ville.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 01 août 2019, 21:36:05
Je masque mal mon impatience devant cette nécessaire prise de contact en faisant les 100 pas.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 02 août 2019, 16:20:40
Je laisse Uther parler ne voulant probablement pas commettre le même impair que par le passé.

Je fait semblant d’admirer les différents objets de l’étrange pièce.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 02 août 2019, 23:06:00
   [Hrp]désolé, Uther est un peu off en ce miment... je vous demande un peu de patience...[/hrp]  
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 08 août 2019, 00:29:19
Voyant le silence s'éterniser un peu trop longtemps, je me relève. Je réponds à notre hôte d'une voix dont je tente de masquer la pointe d'hésitation :
- Nous ... Cherchons à mettre à jour des affaires malhonnêtes qui ont ... Porté leur fiel loin hors ces murs. Nous avons quelques pistes mais .... Nous recherchons un capitaine assez brave pour aller affronter les dangers et rétablir la justice. 

Je conclue:
- Et nous avons ouï dire que les meilleurs marins fréquentent ce lieu.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 08 août 2019, 05:35:37
Lhoste a un froncement de sourcil accompagné d'un grognement de surprise intéressée qu'il aurait sûrement exprimé plus avant si monsieur Diquelou ne lui coupait la politesse avec enthousiasme.

-Ohooo, voyez-vous ça ! Certes nombre de nos confrères et sœurs sont des marins aguerris, on vous aura bien renseignés !

Il fait une pause et se penche vers vous avec un sourire mutin.

-À quelles forfaitures faites vous allusion, madame? De la piraterie ? De la contrebande ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 10 août 2019, 17:47:43
Je garde un air sévère, en contrepoint de ce sourire. Je ne semble malgré tout pas à mon aise dans cette discussion où je tente ménager la chèvre et le chou, sans trop en dire en dire mais sans froisser mon interlocuteur.
 - De celles-ci, oui. Mais aussi de celles qui tentent de favoriser nos ennemis extérieurs aux dépens du pouvoir de notre Roi. Une affaire des plus sérieuses, en somme.

J'effectue quelques pas pour tenter de contenir ma nervosité.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 12 août 2019, 22:38:50
Diquelou frappe sans ses mains à plusieurs reprise, excité comme une puce, ce qui lui donne un air enfantin.

-Ma chère, vous nous faites saliver! Allez-vous nous en dire plus ? Nous pouvons sans aucun doute vous porter assistance dans votre... quête !
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 15 août 2019, 01:48:36
Alors que je m'apprête à en dire plus, je m'interromps dans mon élan et rétorque, d'un ton suspicieux:
- C'est que ..... Pour ce que nous en savons, vous pourriez être vous-même l'instigateur de ces crimes. Si... Si les meilleurs capitaines malouains passent entre ces murs, il peut également se conclure ici de sombres affaires telles que celle qui nous amène. 

J'observe ces lieux.
- Ces lieux ..... témoignent d'une richesse qui contraste largement avec celle du reste de la cité 
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 15 août 2019, 06:22:58
-Dites donc, vous avez su toupet, tout de même, vous venez ici et vous... s'insurge-t-il avant que Diquelou l'interrompe.

-Laissez, Edmond, laissez!

Il s'enfonce dans son siège, les mains en cloche juste sous son menton. Il considère Adrehilde quelques secondes, tout en réfléchissant.

-Madame, vous êtes une personne directe, comme le sont la plupart des femmes qui ont choisi de vivre une vie d'homme.
Je comprends vos soupçons même si je les déplore.

Il ouvre les mains dans une geste d'impuissance.

-Maleureusement, je ne vois rien que je puisse faire qui vous prouverait ma probité...

Grégor apparaît alors, chargé d'un plateau garnie de verres et de deux grosse cruche pétillantes de cidre. Il vous sert.

Tous êtes alors attirés par le bruit crescendo de talons qui martèlent le parquet. Lhoste et Diquelou échangent un regard mi-amusé, mi-agacé.

-Madame, messieurs, je crois que le champion des Amériques ainsi que sa suite sont sur le point de nous honorer de leur présence... annonce Diquelou avec un sourire.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 15 août 2019, 21:53:16
Je croise les bras et lève un sourcil suspicieux en attendant de voir entrer celui qui pourrait bien devenir notre futur "capitan".
 Tiens...un homme qui ne rechignera pas à tenter l'impossible alors... marmoné-je
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 16 août 2019, 01:56:00
J'adresse un hochement de tête approbateur à Diquelou, et complète:
 - Monsieur, j'ai choisi de vivre une vie en accord avec mes principes et ceux de ma famille. Je ne la veux ni d'homme ni de femme, mais droite et honorable ; ce qui semble malheureusement en contradiction avec la plupart des gens que je rencontre.

Je soulève un sourcil interrogateur, comme pour lui demander s'il se reconnaissait dans ces valeurs ou non. Avant de pouvoir continuer, le bruit venant du couloir m'interromps.
- Le Champion des Amériques?  je fouille ma mémoire  si le Capitaine Lelouedec n'a plus de navire, qui est-ce actuellement? Le capitaine Blanchart ou Dent d'Or?

Je tourne mon regard vers la porte.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 16 août 2019, 05:41:25
Suspens !
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 28 août 2019, 19:05:52
Je n'ajoute rien mais me tourne également vers la porte pour voir l'entrée annoncée du nouvel arrivant.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 30 août 2019, 22:19:36
Le doigts suivant les lignes dessionées sur le globes je laisse echapper à vois basse, pour moi même :

- Nissipiguit, Tadoussac, Trois Riivières .... cette carte est d'un précision diabolique !

Je m'arrache à regret à l'étude de l'extraordinaire mappemonde, tout autant qu'aux souvenirs d'une autre vie que les noms qui y sont inscrits ont fait ressurgir ...

Inopportunément a priori .. il semble que Adrehilde profitant de ma rêverie n'aie de nouveau fait des siennes ...

Je m'éloigne à regret de la mappemonde et me rapproche circonspect ...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 01 septembre 2019, 21:13:48
Je me tourne, moi aussi, vers la porte pour voir le nouveau venu.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 02 septembre 2019, 17:40:25
Pour toute réponse, Diquelou désigne la porte...porte par laquelle vous êtes vous-mêmes arrivés et qui s'ouvre à la volée. Surgit alors un groupe d'une demie-douzaine de personnes à la tête duquel se trouve un homme au port altier.

(https://i.imgur.com/jlIJe20.jpg)

Au pas de charge, ce petit monde envahit littéralement le salon, comme une troupe de militaire un terrain conquis, s'égayant aux quatre coins de la pièce. Qui se vautre sur un canapé qui va s'accouder au comptoir. Leur chef s'arrête lui à l'entrée pour griffonner sur le registre, dégrafe sa cape et la fait tournoyer d'un geste ample et gracieux quoiqu'un peu trop théâtral peut-être pour la déposer dans les bras de Grégor.

L'un de ses sourcils se lève subrepticement lorsque son regard se pose sur vous. Quelques mots sont échangés à voix basse avec le laquais.

-Madame, messieurs, je vous présente l'Albatros de Saint-Malo, j'ai nommé le capitaine Blanchard! déclame pompeusement Diquelou de sa voix de fausset.

Ledit Blanchard a une moue sibylline.

-N'en faites pas trop, monsieur rétorque l'intéressé, ce n'est pas le moment d'iniber nos nouveaux membres ! il s'approche, les pouces calés dans sa large ceinture et vient de planter devant vous avec un petit sourire. Car j'imagine que vous m'avez attendu pour les obliger à s'affranchir de leur...obligation narrative, n'est-ce pas?

Le marin vous scrute, le menton haut levé.

-En effet, cher ami. Et je compte bien attendre Croc-d'or et monsieur Lelouédec si vous acceptez de vous montrer patient...

-Elle ne viendra pas. fait-il avec un certain dédain. Elle a à faire, dirait-on. Quant à ce petit loup sans plus de crocs, je doute que nous le voyions non plus, je ne sais où il se trouve. Sûrement le nez dans une barrique!

-Mais... Il est ici même ! lâche Diquelou avec le sourire satisfait du sachant face à l'ignorant.  Figurez-vous qu'il a requis notre hospitalité!

Ce à quoi Blanchard renacle, de dédain, une fois encore.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 02 septembre 2019, 21:57:34
Cette fois je mets de côté pour de bon mon intérêt pour la mappemonde et les autres curiosités du salon.

Ma curiosité est bel et bien piquée par l'arrivée en fanfare du nouvel intervenant, mais je préfère encore rester coi, lissant mon bouc de ma main gantée ... la quelle masque bien à propos l'ombre d'un sourire goguenard.

Après un bref coup d’œil pour jauger l'animal, je reporte une attention subreptice sur ses compagnons : vêtures équipement, allure ...

* Quelle genre de volaille avons nous-là ? L'assurance de bonhomme est celle du paon, ou celle du faucon ... *

Pour en savoir d'avantage il me faut en inspecter les griffes ... 
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 03 septembre 2019, 12:52:30
Hésitante face à l'aspect théâtral de l'homme, je viens néanmoins me planter face à lui pour le saluer d'un signe de tête.
 - Enchantée, Capitaine.

D'un geste vague, je désigne mes compagnons :
 - Mes compagnons et moi-même avons beaucoup entendu parler de vous.

Avisant l'homme et son attitude hautaine, je ne résiste pas à l'idée de lui déclarer :
 - Nous attendions un de vos confrères, mais sommes enchantés de faire votre connaissance.

Mon attitude, mi hésitante, mi agressive face à ce qui me semble être un coq de cour, transparaît dans ma voix.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 03 septembre 2019, 13:20:50
-Voyez-vous ça! rétorque-t-il en avisant Adrehilde de la tête aux pieds avec un sourire. Vient-il de réagir à la dernière phrase de la jeune femme ou de commenter la présence d'une femme en arme plantée devant lui? Les plus fins d'entre vous sont en droit de se poser la question. Et qui donc attendez-vous comme cela? J'espère que vous souffrirez ma présence en guise de substitut, madame. A qui ai-je l'honneur?

Son regard va d'Adrehilde et s'attarde sur chacun d'entre vous, comme pour vous signifier que sa question s'adresse à tout un chacun.

De l'autre côté de la salle, certains des marins suivent vos échanges distraitement tandis que ceux qui sont au comptoir louchent avec gourmandise vers les pichets que remplit Grégor.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 03 septembre 2019, 20:19:52
J'ai observé l'entrée de Blanchard et de ses hommes avec intérêt, surtout quand l'identité du capitaine a été révélée. Je ne fais montre d'aucune animosité mais au contraire d'une expression plutôt avenante, ayant plus ou moins l'impression d'avoir affaire à un homme d'une trempe certaine, un peu à notre image.

Adrehilde ayant lancé la discussion, je me borne pour l'instant à observer les échanges, prêt à intervenir le moment venu.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 03 septembre 2019, 21:25:43
J’avise Blanchard des pieds à la tête puis haussant les épaules je me remet à admirer la pièce, les objets et les livres qui s’y trouvent.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 03 septembre 2019, 21:39:50
Permettez moi de vous présenter mes compagnons fais-je en avançant d'un pas tout sourire, avant de poursuivre sans attendre de réponses :

- Vous avez fait la connaissance déjà de Mademoiselle de Bellegarde, et voici Messieurs de Montbrun, Saint-Gilles et Bonaventure ...

J'ajoute en esquissant un salut courtois :

- Uther de Kervignac en ce qui me concerne ... nous arrivons tout droit de Paris, pour nos affaires, et aussitôt que j'ai découvert qu'un salon pouvait me donner la chance d'avoir des nouvelle fraîche de la Nouvelle France, j'ai tenu incontinent a y pousser mes amis à y toquer ... J'ai laissé une partie de moi même sur ces terres sauvages et je confesse une certaine nostalgie ...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 03 septembre 2019, 22:22:31
Je regarde le champion des Ameriques sans me départir d'un air flegmatique, afin de lui montrer que je ne suis pas impressionné par sa mise en scène. Je reporte mon attention artificiellement sur le mobilier de la pièce, me mettant à laisser courir mes doigts sur la mappemonde.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 04 septembre 2019, 01:20:19
Levant fugitivement les yeux au ciel, je recule de quelques pas pour laisser la place à Uther qui semble vouloir briser la glace avec ce nouvel arrivant.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 04 septembre 2019, 15:27:32
Blanchard suit des yeux Adrehilde qui s'écarte avant de s'intéresser à chacun d'entre vous lorsque Uther vous présente. Il hoche la tête à son tour, en guise de salut et finit par en revenir au jésuite avec un sourire en coin.

-Une partie de vous, vous dites? J'espère qu'il vous reste les plus importantes, monsieur!

Dans le fond de la salle, les marins rugissent de rire à la saillie de leur capitaine, qui se retourne vers eux pour leur adresser un large sourire complice. il se fraie un chemin entre vous de sa démarche altière et va s'asseoir dans un fauteuil. Il salue Lhoste d'un signe de tête.

-Et quelles affaires des gens d'arme dans votre genre viennent régler dans notre ville, dites-nous? Vous nous avez dit attendre quelqu'un...de qui s'agit-il? fait-il avec une curiosité non dissimulée.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 04 septembre 2019, 17:30:17
Cet homme m'insupporte de plus en plus;et je ne peux pas me retenir de répliquer à sa dernière saillie, d'une voix agressive
- Nous cherchons un capitaine. Mais nous avons besoin de quelqu'un qui sache affronter la houle et faire plier les récifs;pas de quelqu'un qui affronte les bains de foule et fait rire la populace... 

Je lui lance un regard de défi:
- Si vous avez quelqu'un à recommander, n'hesitez pas!
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 04 septembre 2019, 18:06:39
De prime abord interdit, Blanchard tourne la tête vers Adrehilde. La température chute subitement dans la pièce, ce que ne semble pas sentir un des marin qui réagit à la réponse cinglante d'Adrehilde d'un admiratif

Ohoooo!!

Mais son viva s'achève abruptement par un hoquet de surprise et de douleur, au moment où le coude de son voisin vient, bien à propos, heurter ses côtes flottantes.

Par réflexe, Blanchard se retourne vers l'importun auquel il adresse un regard assassin.

Tout cela ne dure qu'une fraction de seconde et quand Blanchard reporte son attention sur Adrehilde, il est de nouveau souriant, comme si la remarque lui avait glissé dessus.
Adrehilde et Jehan n'auront peut-être même pas remarqué ce moment où il a été déstabilisé mais les trois autres Lames ne seront pas passé à côté, si tant est qu'elle eussent prêté attention au capitaine.

-Madame, je me targuerai jamais de pouvoir dompter les flots! Neptune est une amante capricieuse et imprévisible, ou presque. Ceux qui vous dirons le contraire sont des sots ou des fats. déclame-t-il pompeusement et en s'écoutant copieusement parler. Et sachez que je n'ai que faire de la populace !
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 04 septembre 2019, 21:15:39
Je me suis légèrement raidi après la répartie d'Adrehilde, m'attendant plus ou moins à ce que les choses dégénèrent comme souvent dans ces cas-là. Heureusement, il n'en est rien, et je me détends un peu en retrouvant un sourire plus franc et moins figé qu'un instant auparavant.

La populace pourtant ne tarit pas d'éloges quant aux fabuleux capitaines de Mr Le Carrec, dont les exploits autant que la rivalité sont légendaires dans cette cité. dis-je d'un ton plein d'entrain afin de détendre quelque peu l'atmosphère électrique.

Quant à Neptune, j'ai ouï dire qu'elle était grandement versatile en effet, mais que cela ne réduisait en rien l'attrait presque irrépressible qu'elle exerçait sur bien des hommes. C'est qu'elle doit avoir, sans doute, d'autres qualités à offrir.

Puis dans un sourire j'ajoute Mais je crois comprendre que vos confrères Lelouedec et Dent d'or seront prochainement des nôtres ? N'y a-t-il pas aussi un quatrième membre à ce quatuor d'exception, une certaine Adi la Rouge ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 04 septembre 2019, 22:06:43
Je laisse trainer mon regard du côté du marin un peu plus longtemps que nécessaire, heureux que la saillie d'Adrehilde, tout autant que l'intervention de Bonaventure puisse me dispenser d'avoir à répondre à l'Albatros au sujet des affaires qui nous mènent à Saint-Malo.

Comptant ensuite sur l'intérêt que devrait susciter la question de ce dernier, je profite pour adresser un coup d'oeil appuyé à Adrehilde avant de lui designer d'un très bref signe de tête pour attirer son attention sur l'arme des marins puis la rapière de l'Albatros, laquelle est loin d'être une arme de salon.
 
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 05 septembre 2019, 02:25:04
Voyant ma dernière saillie glisser sur notre interlocuteur sans avoir l'air de l'atteindre le moins du monde, je me retiens de poursuivre mon attaque verbale:non seulement, je sens que je ne ferai pas long feu à côté de cet habitué des salons;mais en plus, je crains de dépasser les limites du tolérable, alors même que nous sommes des invités (payants certes, mais tout de même) en ces lieux.

Je me contente donc de me renfrogner et de croiser les bras en lui lançant un regard noir. Puis avisant les mimiques d'Uther, je lui réponds d'un haussement d'épaules peu inquiet, tout en faisant jouer mes doigts dans mes gants et en approchant ostensiblement ma main du fourreau de mon épée.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 05 septembre 2019, 14:54:06
-En effet! intervient Diquelou Vous avez en ces quatre personnes les meilleurs capitaines de Saint-Malo, pour sûr! Si ce n'est de toute la côte ouest!

-Des marins d'exceptions... répète Blanchard avec dédain encore faut-il avoir un bateau, ce qui n'est pas tous leur cas! Mais il n'y a qu'un champion des Amériques. Autrement dit, il y a le meilleur et les autres. Pas vrai, les gars?! lance-t-il par-dessus son épaule.

-Pour sûr cap'taine ! Les meilleurs, c'est nous!

-Quant à Adi, elle s'est mise hors jeu toute seule... fait-il à mi-voix avant de reprendre: Bon, alors, si je comprends bien, vous attendez un capitaine de votre connaissance. C'est bien ça? Seulement des capitaines autorisés à venir ici, justement, il n'y en a pas des barriques. Et vu que j'étais avec le Dent d'or il n'y a pas une heure, j'en déduis que c'est ce traîne savate de Lelouédec pour qui vous faites les poireaux, n'est-ce pas?


Il s'adresse tant à Uther qu'à Bonaventure.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 05 septembre 2019, 22:54:38
Adi s'est mise hors jeu, voyez-vous ça... ? Certaines rumeurs ne seraient donc pas totalement infondées ? dis-je d'un air surpris, en regardant Blanchard, puis Diquelou, et en ignorant superbement le reste des développements.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 06 septembre 2019, 09:04:47
Cette fois c'est vers Diquelou que je me tourne, dédaignant de répondre à l'Albatros :

- Vous disiez que ce dernier est dans la place ? Est-il venu lui aussi avec tout son gaillard d'avant ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 06 septembre 2019, 14:35:07
Les deux conversations s'entremêlent.

-De quelles rumeurs parlez-vous? interroge Blanchard dont le sourire a fondu.

-Non, non. objecte Diquelou. Je vais d'ailleurs aller le faire mander. Il lève un bras pour attirer l'attention du laquais.

Grégor!! lance-t-il de sa voix haut perchée qui s'éraille sous l'effort. Veuillez aller souquer notre hôte, vous voulez bien? Dites-lui que sa présence est requise.

Grégor confie les pichets de cidre aux marins satisfaits et hoche la tête. Il va pour sortir.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 06 septembre 2019, 19:18:39
Je réponds en haussant les épaules tout en suivant du coin de l’œil l'agitation pour faire appeler Lelouedec.

Eh bien, plusieurs choses. Une brouille avec son père, déjà, des affaires parallèles, et des histoires sentimentales avec un autre corsaire, pêle-mêle.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 06 septembre 2019, 21:29:09
J’écoute attentivement la diatribe du capitaine en faisant semblant de continuer à observer les objets de la pièce.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 06 septembre 2019, 22:39:11
   - Bah rumeurs de sentines que tout ceci ...   dis-je alors à Bonaventure en haussant les epaules, désinvolte.
 
- Nous avons sans doutes bien plus interessants à decouvrir ici .
J'embrasse alors d'un oeil éloquent les petites merveilles de l'art et de l'architectures qui décorent la piece. 
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 08 septembre 2019, 09:42:12
Avisant Grégor qui s'apprête à sortir, je bondis sur l'occasion et lui emboite le pas en déclarant:
- Permettez que je vous accompagne, pendant que ces Messieurs dissertent des dernières rumeurs en vogue.

S'il hésite, je m'empresse d'ouvrir la porte pour l'inviter à sortir de la pièce et de la refermer derrière nous.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 08 septembre 2019, 14:31:49
Le rouge monte aux joues de Blanchard.

-Un corsaire?! éructe-t-il subitement Et qui donc?!

Lhoste, Diquelou sont tout à fait interdits par la réaction du capitaine. Les marins s'interrompent, le gobelet aux lèvres.

Tandis que toute l'attention est reportée sur le champion des Amériques, un jeu de regards entre une Adrehilde audacieuse et un Grégor réticent, voit la détermination de la Lame prévaloir. Le laquais baisse la tête et précède la jeune femme. Tout deux disparaissent dans un couloir [Test d'Autorité dif. 2, réussite automatique].

De son côté, Blanchard tente de recouvrer une contenance après son éclat incontrôlé.

-Bah peu importe...Hem...

Et bien, dois-je mendier pour qu'on me serve, ce soir?! lance-t-il en se détournant de Bonaventure et Uther.

Les marins se regardent, ne sachant trop que faire, avant que l'un d'entre eux se décide à combler le vide laissé par Grégor. Il se lève et va pour donner un pichet à son capitaine.

Les plus attentifs aux personnes présentes peuvent surprendre un échange de regards amusé entre Diquelou et Lhoste.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 08 septembre 2019, 17:22:27
Mon brave Bonaventure, tu as tapé dans le mille !

Je garde un visage placide, si ce n'est mon sourcil droit qui s'arque légèrement un instant devant la réaction du capitaine.

En tous les cas les questions incessantes ont l'air de se tarir immédiatement, répit bienvenu avant l'arrivée en scène probable des derniers protagonistes.

C'est donc sans avoir l'air d'y toucher que je me tourne vers Diquelou pour demander : Est-il indiscret, Monsieur, de vous demander combien de membres compte votre illustre société actuellement ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 09 septembre 2019, 15:23:46
Diquelou a une moue pas peu fière.

-Les dénombrer serait bien fastidieux. Beaucoup d'ente nous ne sont pas revenus à Saint-Malo depuis des années mais sont et seront pour toujours des membres du salon des Amériques. Mais s'il fallait avancer un chiffre, je dirais cent. A bas mot!

Coulant un discret regard vers Blanchard qui s'est écarté de quelques pas pour se faire servir, Diquelou reprend à voix basse, plus ou moins audible par chacun qu'entre vous.

-Si j'étais vous, j'éviterais le sujet d'Adeline Le Carrec avec lui. Certaines dents ont déjà volé à ce propos...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 09 septembre 2019, 20:02:46
Après avoir hoché vigoureusement la tête en forçant un peu l'admiration pour la taille de cette société de gentilshommes, je fronce les sourcils, d'amusement cette fois-ci, et réponds à mon tour à voix basse, afin que Blanchard ne puisse rien percevoir :

Monsieur, suggérez-vous que l'arc de Cupidon aurait frappé l'éclatant capitaine d'un trait empoisonné ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 10 septembre 2019, 10:28:44
L'oeil brillant, je me contente pour l'heure d'ecouter la conversation sans en perdre une miette..
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 11 septembre 2019, 14:22:06
-Des bruits courent...celui-ci est persistant répond Diquelou avec un sourire.

Blanchard a rejoint ses hommes. Tout ce petit monde commente le fait que vous soyez, selon toute vraisemblance, dans l'attente de Nolan Lelouedec. Quelques noms d'oiseau le concernant sont lâchés à mi-voix et quelques oeillades peu amènes et dédaigneuses vous sont lancées.

-A la détester, il aura fini par ne plus pouvoir se passer d'elle...[/color] ajoute Edmond Lhoste quant à Blanchard avec le même sourire malicieux que votre hôte.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 11 septembre 2019, 21:29:49
Toujours à voix basse.
Oh ! Fâcheux ! je réponds dans un sourire disant tout le contraire. Adeline Le Carrec est-elle membre de votre société, peut-on s'attendre à la voir venir, comme ses confrères et concurrents capitaines ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 11 septembre 2019, 22:25:07
Cette fois ci, c'est d'une moue dubitative que je ponctue la question de notre diplomate.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 12 septembre 2019, 15:55:56
-Elle est membre, oui, mais cela fait bien longtemps qu'elle n'est plus en ville. Un conflit avec son employeur et père. Elle aurait eu un différend avec l'une des deux facettes de ce dernier continue Diquelou avec son sourire conspirateur.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 12 septembre 2019, 20:51:28
Oh... Les deux facettes : l'entrepreneur et le père. Je comprends. je réponds du même ton. Par hasard, auriez-vous entendu parler d'un certain corsaire noir ? C'est son nom que j'ai entendu, associé à celui d'Adie...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 12 septembre 2019, 21:03:46
Bras croisés, je continue d'observer tout ce monde tout en écoutant les conversations. je tente de repérer un membre du groupe Blanchard qui pourrait se tenir à l'écart, ou tout autre détail interpellant mon bon sens (no comment :))
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 13 septembre 2019, 05:02:48
J’écoute, moi aussi, la conversation avec attention désormais.

Je me suis arrêté de faire semblant d’observer la pièce lorsque Blanchard a haussé la voix.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 13 septembre 2019, 15:09:01
Diquelou se redresse.

-Ohooo, le Corsaire Noir! Avec Adi la Rouge? Voilà un mélange qui aurait du piquant! Haha! lance-t-il, passant subitement du chuchotement à l'exclamation ce que vient de lui dire Bonaventure lui paraît extravagant.

C'est presque comme un seul homme que Blnahcard et ses hommes se retourne vers votre petit groupe. Diquelou, qui leur tourne le dos, continue.

-Oui mais voilà: le Corsaire Noir a été envoyé par le fond il n'y a pas deux jours! J'ose espérer pour Adi qu'elle ne naviguait pas par là! raille-t-il. Non sérieusement, Adi n'a jamais été de mèche avec ce diable de Corsaire Noir...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 13 septembre 2019, 16:47:16
Mon regard passe d'un interlocuteur à l'autre, j'essage tant bien que mal de recoller toutes ces bribes d'information...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 13 septembre 2019, 23:46:51
J'éclate moi-même de rire avec spontanéité, remerciant intérieurement le grand nombre d'heures durant lesquelles j'ai fréquenté des salons au cours de mon existence.

Par la science toute puissante, j'ignorais ce "détail" ! Et qui donc aurait envoyé ce bougre par le fond ? En a-t-il réchappé lui-même ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 16 septembre 2019, 15:45:01
Il hausse les épaules.

-On dit que c'est le Serpent de Mer. On ne parle de que de lui en ce moment. On dit qu'un drac en est le capitaine, le Cyclope se fait-il appeler. On le dit à la solde des anglais. Lesquels, ça, c'est un mystère...*

Dès qu'un bateau est coulé, en ce moment, c'est par lui... ajoute le vieil homme avec une moue dubitative.

-Peut-on savoir ce que vous voulez à Adi ou au Corsaire Noir? demande Blanchard depuis l'autre côté de la pièce. Il est devenu très sérieux. Ses hommes autour de lui se sont tus; ils n'ont pas bougé de leurs bancs et continuent à boire mais toute leur attention est portée sur vous. Pour des étrangers, vous semblez en savoir long sur nos affaires! ajoute-t-il sans chercher à masquer le soupçon qui l'étreint.

La température a subitement chuté dans le salon. Mal à l'aise, Edmond Lhoste se saisit d'une carafe de vin pour s'occuper les mains et se donner une contenance.

*[Je rappelle qu'à la suite d'une rébellion, le jeune roi Charles II q dû fuir l'Angleterre, selon la gazette Renaudot. Les bruits qui courent à Saint-Malo font état de nombreux navires anglais croisant dans la région. Distinguer les royalistes de républicains semble parfois s'avérer malaisé.]
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 16 septembre 2019, 18:20:25
Je ne peux m'empêcher de hausser un sourcil assorti d'une moue reprobatrice lorsque Bonaventure profère son curieux juron lequel me semble avoir des relents sulfureux.

Mon attention est toutefois détournée par l'intervention de Blanchard dont je me rapproche pour tenter d'accrocher son attention et laisser le champs libre à Bonaventure.
 
- Oh, si j'ai bien compris ce que j'entend nous n'avons rien à faire avec ces deux là, quand aux affaires malouines, nous en apprenons bien d'avantage ici depuis quelques minutes que durant nos dernières heures passées dans les tavernes de la rue Sainte Barbe...  

J'ajoute en souriant, aimable et sans faire cas de l'hostilité de Blanchard :  
- J'ai conduis mes amis ici pour apprendre les derniere nou elles de La Nouvelle France, mais j'admet volontiers prendre plaisir à mettre à jour mes connaissances de la vie de la Cité... il y a bien dix ans que je n'y étais pas revenu...  
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 16 septembre 2019, 20:23:37
Voyant le petit manège d'Uther, j'en profite pour reprendre à voix basse avec le duo Lhoste - Diquelou :

Ce Cyclope, j'en ai également entendu parler dans les tavernes, voyez-vous ! Un personnage qui semble passionner les foules, à vrai dire, sur lequel courent mille rumeurs...

Je leur adresse un petit sourire entendu.

Mais pour des êtres aussi bien renseignés que vous l'êtes sur ce petit univers, je m'attendais à ce que vous en sachiez un peu plus ! Sauriez-vous déjà pourquoi ce surnom, serait-ce parce qu'il est borgne ? Connaîtriez-vous quelqu'un qui l'aurait déjà rencontré ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 16 septembre 2019, 21:24:23
[HRP: j'i mis une note dans mon post précédent, histoire de le clarifier, si besoin est.
La suite demain.]
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 18 septembre 2019, 17:02:03
[Aïe, désolé, pas le temps de poster aujourd'hui. Ce sera pour demain !]
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 19 septembre 2019, 15:35:59
Blanchard émet un grognement de désintérêt pour seule réponse à Uther. Par-dessus l'épaule du jésuite, il pose un regard inquisiteur sur Bonaventure et Mr. Diquelou.

-Monsieur, trêve de messe basse ! s'énerve-t-il, interrompant votre hôte qui allait répondre. Sommes-nous au Salon des Amériques ou à celui des conspirateur? Si ceux-là veulent rester, qu'il s'acquittent de ce que notre tradition exige!

-Ouais, qu'il racontent! exige un marin de Blanchard

-Racontez!! Reprennent les autres, à qui mieux- mieux.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 19 septembre 2019, 18:12:29
Je hausse un sourcil de désagréable surprise et soupire doucement.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 19 septembre 2019, 20:41:44
Je regarde Blanchard et sa bande de soudards, puis Diquelou et Lhoste, un sourcil levé, interrogatif.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 20 septembre 2019, 03:05:34
J'adresse un rapide regard d'intelligence à Bonaventure, puis me retourne vers Blanchard pour lui demander sans me départir d'une politesse exempte d'aspérités :

- Nous nous ferons bien evidément une joie de satisfaire à la tradition, mais pouvez en préciser les contours ... nous ne faisons que découvrir la chose ...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 21 septembre 2019, 21:15:37
-Cher Monsieur Blanchard, voilà un moment que je ne vous avais vu si soupe au lait. fait Diquelou en adressant un regard complice à Lhoste que seul le capitaine semble ne pas voir. Naturellement, poursuit-il, magnanime, nos nouveaux membres se doivent de nous compter une aventure en rapport avec le nouveau monde afin de tout à fait valider leur candidature à notre petit cercle.

Il vous jette un coup d'oeil.

-Je comptais attendre que plus de nos membres ne soient présents mais enfin, puisque notre champion le requiert...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 22 septembre 2019, 17:13:26
Mon visage s'illumine un peu, je joue un soulagement du style Ah, ça n'est que ça !, puis je me tourne vers Uther sachant pertinemment que parmi nous il est probablement le seul à avoir le vécu nécessaire pour monter une histoire crédible quant aux Amériques.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 23 septembre 2019, 03:14:11
Je m’incline en un salut courtois à l’invite de Bonaventure avant de redresser pour faire face à mon auditoire :

- Soit, il est vrai que je dois bien ce sacrifice à mes amis qui m’ont fait l’honneur d’accepter de me suivre ici …

Je prends la mesure de l’assistance d’un regard circulaire destiné à capter si besoin l‘attention, et j’essaye, ce faisant,  de faire en sorte que tous soit persuadé que je m’adresse à lui seul ou presque …

- L’histoire de ma relation à la Nouvelle France commence par le décès de mon frère Jean, au séminaire de Ville-Marie emporté par la variole en 1623. Mon frère était pour moi une sorte de héros aventureux et il m’a fallu attendre dix ans, pour me rendre sur la terre qui l’avait vu disparaitre. Ce voyage qui commençait sur une note bien triste, s’est bien vite transformé en quelque chose qui ressemble à une révélation : comme l’exprime nos compatriotes qui s’y sont installés : je suis tombé en amour avec cette partie du monde et j’y suis resté 5 ans, à courir les bois et apporter mon concours aux pères noirs qui parcourent inlassablement ces régions hostiles pour apporter les lumières de la foi aux peuple Hurons, Missisauga  et autres.

Je marque une très brève pause, destinée uniquement à renforcer, par l’ébauche de l’attente, l’attention de mon auditoire, et je poursuis, un demi-ton plus bas pour conférer à mon récit une note de complicité chaleureuse :

- Compter par le menu toutes ces journées et ces nuits en forêt, ces hivers effrayants mais où règne pour qui sait la trouver une chaleur incroyable, m’apporterait sans doute beaucoup de plaisir en nourrissant ma nostalgie, mais je ne doutes pas de vous faire sombrer incontinent dans un profond sommeil … aussi je préfère me limiter à une anecdote  survenue lors de ma toute première course en forêt et qui je l’espère se contentera de vous faire sourire …

- Je devais accompagner un père jésuite de Montréal à la toute jeune de colonie de Chicoutimi ou ce dernier devait s’installer.

Nous  étions accompagnés par un guide, un coureur des bois qui répondait au sobriquet de « Sans-piste » et dont je n’ai jamais su le nom chrétien…

J’observais dès les premières semaines de notre voyage l’anormale fréquence de viande rôtie, grasse et juteuse à nos bivouacs or nous étions en période de carême et le bon père Celestin ne sembalt pour autant pas s’en émouvoir. Des que l’occasion se présenta, j’en glissais un mot au Sans-Piste qui me rétorqua d’un air matois en bourrant sa pipe :

- "C’point d’la viande, c’est du castor"


- Bien entendu je lui fît part de mon étonnement devant ce qui  me paraissait être un forme de sophisme et voici ce qu’il m’apprit d’un air goguenard :

- "C’est les père noirs qu’ont décidé ça … quand les premiers  sont arrivés z’ont découvert les castors, et z’ont découvert aussi que c’te bestiau passe la moitié de sa vie sous l’eau, et il y fait même son nid alors … chair ou poisson ... ça valait qu’on s’pose à question : y a quand même plus de 150 jours maigres dans une année et l’hiver est rude… alors les jésuites ont tranché ; l’castor c’est un poisson … tu peux en manger  toute l’année … y a pas mieux qu’un jésuite quand ils s’agit de trouver un arrangement avec la religion …

Je laisse passer le tonnerre d’applaudissement, et suivant son volume, j’accepte de livrer une ou deux anecdotes supplémentaires pour enrober tout ceci, mais je prends bien garde de rester léger et n’évoque l’âpreté de la vie en Nouvelle France et des guerres qui nous opposés avec nos alliés aux iroquois et aux anglais qu’à travers des allusions.


Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 23 septembre 2019, 16:06:02
Tandis que Diquelou boit les parole d'Uther, les marins hochent la tête en guise d'assentiment et se poussent du coude pour commenter et enrichir, en aparté et à mi-voix, le récit que Uther fait de la nouvelle France d'anecdotes et de réminiscences de leur cru Blanchard, lui fixe Uther avec une intensité extrême.

Aucun doute pour Bonaventure: il tente de démasquer le mensonge dans les propos de votre compagnon. Quelque chose le trouble grandement.

A la fin du premier récit de la Lame, les applaudissements sont en effet au rendez-vous...

-Y changent pas ces jésuites, s'esclaffe un marin, y'a toujours moyen d'trouver une entente avec eux, hein les gars?! Tant qu'y d'l'or à s'faire au diable les missels!


La ferme, le boiteux!! éructe Blanchard qui s'empourpre en envoyant un taquet sur l'occiput de son homme.

Cela refroidit immédiatement l'assistance et ne fait que renforcer l'entrée théâtrale du bonhomme qui débarque subrepticement en ouvrant la porte à la volée, juste derrière Blanchard et ses hommes.

-Blanchard!
lance-t-il en pointant le capitaine du doigt tout en dégainant une fine rapière de la dextre. L'homme semble fin saoûl. Il se met en garde alors que les marins sautent hors de portée de l'excité. Vienici, l'Albatros que j' t'taille les zai... zailes en pointe!! et d'agiter sa lame de droite à gauche pour se chauffer le poignet. Dégaine donc ou je t'embroche sans plus attendre! prévient-il Blanchard qui se raidit d'indignation.

Derrière lui, arrivent Adrehilde et un Grégor livide.

Une action courte, les amis!
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 23 septembre 2019, 17:20:16
Je charge le nouvel arrivant, dans l'intention de le plaquer au sol d'un violent coup d'épaule dans le dos.

Ceux qui ont été assez rapides pour apercevoir mon visage ont vu que je semblais plutôt lever les yeux au ciel de désespoir devant cette scène, plutôt que de faire montre de crainte ou de l'agressivité qui m'est coutumière dans les situations de combat.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 23 septembre 2019, 19:33:06
Pour ma part, j'ai apprécié à sa juste mesure la magnifique prestation de notre ami Uther, me demandant d'ailleurs moi-même si tout cela est intégralement du vécu, ou si une part relève de son imagination débordante.

Toujours est-il que je me joins au concert de louanges, et que l'irruption de l'ivrogne suivi par Adrehilde et Grégor vient subitement casser la détente qui s'était amorcée.

Immédiatement en voyant les intentions du supposé Lelouedec, aussi avinées que belliqueuses, je m'adresse à lui haut et fort avec un beau sourire entraînant, tandis que d'une main j'essaie d'intimer à notre fougueuse lame au féminin de retenir son geste.

Hola, capitaine ! Rangez cela et venez plutôt boire un verre ! dis-je en désignant les pichets de cidre que Grégor avait déposés un peu plus tôt.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 23 septembre 2019, 21:35:20
Après avoir écouté avec intérêt le discours d’Uther, je me prépare à retourner à mes observations quand surgit l’ivrogne.

Flairant le combat qui approche je me mets à courir vers l’ivrogne.

Je tente, moi aussi, de le plaquer au sol avant qu’il ne se fasse embrocher.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 24 septembre 2019, 04:38:28
C'est vers Blanchard que se tourne mon attention, redoutant qu'il ne cède à une provocation  facile, voire qu'il se laisse tenter par une clôture rapide d'un différent qui semble s'enraciner profondément, je m'interpose entre lui et le contrevenant pour tenter d'éviter l'éclat.

 Ma posture est volontaire, et je me tiens prêt si nécessaire à poser ma main sur la sienne si d'aventure elle se rapproche de la garde de son épée pour empêcher cette dernière de sortir trop vivement de son fourreau. mes mots sont ceux de la conciliation :

- Laissez dire,  l'homme ne se possède pas, vous vous abaisseriez en le tuant ...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 24 septembre 2019, 15:00:35
Lelouédec (car c'est bien lui) ne voit pas venir Adrehilde, ce qui en général amènent les problèmes à se régler avec célérité.

De nouveau cette axiome est respecté. L'homme valse vers l'avant et vient percuter la table des marins qui se renverse avec fracas. Les coupes et les pichets volent et leur contenu se renverse allègrement sur la plaqueuse et le plaqué qui en lâche sa rapière mais aussi le flacon d'alcool q'il tenait de l'autre.

Blanchard avait effectivement porté la main à son sabre mais l'intervention d'Uther mais surtout l'étouffement dans l'oeuf du conflit le font se détendre.

Jehan jaillit et finit de maîtriser l'excité qui se retrouve avec un genou dans le dos.

-RHeuuuuhaaaarg! Aïïïïïïïe!
beugle-t-il, en souffrance, le nez dans une flaque où se mélangent bière et cidre.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 24 septembre 2019, 18:47:27
Un soupir et un mouvement de dépit de la tête, voilà tout ce que cette scène grand-guignolesque suscite chez moi. Je me décide toutefois à agir, et j'avise un pichet de cidre rescapé sur une autre table et vais en verser un godet, destiné à Lelouedec afin de lui donner autre chose à penser qu'à en découdre.

Je m'approche du capitaine, vigilant afin d'éviter de me retrouver avec le cidre répandu sur ma mise, et le lui offre en disant Calmons-nous, capitaine, nous sommes ici entre amis, je vous assure.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 24 septembre 2019, 19:18:46
Je n'ai pas bougé d'un poil, bras croisés, assistant à ces guignoleries d'un air ennuyé.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 25 septembre 2019, 03:14:06
Je poursuis pour ma part mon œuvre de neutralisation de l'Albatros, et lâche d'un ton sourd qui n'est destiné qu'à ses propres oreilles :
Gngngngngngg
ngngngngngn
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 25 septembre 2019, 20:44:37
Lelouédec ne se débat que mollement. On dirait bien qu'il saigne et que le choc a eu raison de ses velléités belliqueuse.

Tandis que Mr. Diquelou se répand en invectives indignées à l'encontre de ce mauvais hôte ingrat, les marins le raillent à qui mieux-mieux.

-Allez donc vous faire mettre!! lance-t-il. J'vous allonge tous!! Un par un ou en même temps!

Mais il est à bout de souffle et, après qu'Adrehilde et Jehan l'ont assis, il accepte avec avidité le cidre que lui tend Bonaventure. Recouvrant peu à peu ses esprits, il avise Blanchard qui devise à voix basse avec Uther.

-Et toi, raclure!! Chais bien qu'tu médis dans mon dos!! Après tout c'que j'ai fait pour toi!!  Laisse-moi cinq minutes et je t'envoie dormir à fond d'cale

Blanchard darde un regard furieux à Lelouédec mais ne pipe mot.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 26 septembre 2019, 20:14:17
Mal à l'aise dans ce conflit entre les 2 hommes, je réplique d'un ton faussement aggressif et qui masque difficilement mon embarras:
- Enfin .... Euh.... Messieurs! Calmons-nous tous et ...euh... Comportons-nous en gens civilisés! Afin que chacun d'entre nous puisse retourner à ses affaires je ponctue ce dernier mot d'un regard à l'attention de Lelouedec des affaires qu'il pourrait avoir urgentes  nouveau regard Vous aurez tout le temps de vous étriper après!
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 28 septembre 2019, 00:14:26
Je continue pour ma part à échanger avec Blanchard en jetant de temps à autre des regards circonspects à Lelouedec.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 28 septembre 2019, 15:48:57
Je hausse les épaules, et, suffisamment fort pour être entendu mais parlant comme pour moi même:
 j'espère que nos "champions" sont aussi habiles avec un navire qu'avec leur babil. Sinon nous aurons perdu notre temps avec ma patience...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 28 septembre 2019, 19:19:29
Je reste près de Lelouedec.

Je suis prêt à lui sauter dessus à nouveau s’il fait mine de se déplacer vers Blanchard.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 29 septembre 2019, 09:43:38
Puisque le moment est aux messes basses, je m'approche du duo Lhoste / Diquelou pour leur dire dans un souffle :

Connaissez-vous une animosité particulière entre ces deux hommes ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 30 septembre 2019, 10:22:28
-Certes oui, fait Lhoste. Cela fait des années qu'ils se battent pour être considérés comme le meilleur capitaine de la ville, ce qui revient pour eux à être déclarés champion des Amériques.

Du menton, il désigne un objet sur la cheminée. Une remarquable statue d'une espèce de gallion. A y regarder de plus près, cela ressemblerait à un trophée. Une sorte de plaque cuivrée y est fixée et comporte des écritures.


Lelouédec se lève avec difficultés sour les regards vigilant de Jehan et Adrehilde.

-Ouais, on va lui montrer répond-il à Adrehilde. On va lui montrer si je suis une couille molle!

Blanchard continue lui aussi de surveiller l'autre capitaine, tout en conversant avec Uther. De leur côté, les marins se sont regroupés et font des commentaires, tout bas.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 01 octobre 2019, 20:03:19
Et qui attribue ce prix prestigieux ? je demande aux deux hommes, curieux.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 02 octobre 2019, 14:02:51
-C'est moi et moi seul! intervient Diquelou. Sans mon prix, pas de Céder. Vous n'imaginez pas, vous, l'homme de la terre ce que le Céder confère comme avantages! L'on doit au champion le passage sur mer comme sur terre, en ville, à l'entrée comme à la sortie du port. IL peut ainsi préempter de sa place sur la rade, obtenir les dockers le premier et les meilleurs! Il mouiller au plus proches des négociants et donc vendre sa marchands plus aisément!

Blanchard, qui converse avec Uther, écoute d'une oreille à en juger par le sourire fat qu'il commence à afficher.

-Et croyez-moi fait-il en réponse à Diego, plus d'un pirate s'est cassé les dents sur l'Hydre, la frégate de Blanchard.

-Ouais, ouais...commente Lelouédec. On v... on verra bien l'année pro...prochaine.

Il se tourne vers Adrehilde, ce aui manque de peu de l'ennvoyer choir sur son giron.

-Bon allez! Et vous disiez qu'on va où, vous?! demande-t-il à Adrehilde.

Les marins de Blanchard continue de se tenir les côtes.

Ouais, c'est ça Lelouédec. On vient de repêcher quand tu veux.

Drapé dans sa dignité imbibée, Lelouédec reste de marbre.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 02 octobre 2019, 16:53:06
Je délaisse Blanchard en lui adressant une dernière remarque l’œil pétillant mais sans daigner me retourner et me rapproche de Lelouedec devant lequel je m'incline en un salut poli après un regard de connivence à Adrehilde.

- Capitaine nous souhaiterions effectivement vous  entretenir d'un projet qui pourrait vous intéresser... nous entretenir en privé ...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 02 octobre 2019, 21:05:33
Je comprends, je comprends je réponds en hochant la tête en même temps, jouant l'homme impressionné par le rôle central de mon nouvel ami Diquelou.

Je reporte ensuite ma pleine attention vers le quatuor Blanchard - Lelouédec - Adrehilde - Uther dont les échanges prennent une tournure pouvant rapidement dériver dans un sens ou dans un autre... Je me tiens donc prêt au besoin à intervenir, même si je ne le montre pas dans mon attitude détachée.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 03 octobre 2019, 00:02:14
Bras tendus, je soutiens l'ivrogne dans un élan contradictoire:je m'efforce de l'empêcher de s'étaler sur le plancher;tout en le repoussant d'un air gêné pour éviter qu'il ne se vautre sur moi.

Poussant un soupir de découragement, je réponds à Lelouédec:
- Présentement, le seul endroit où vous allez aller, c'est au fond de votre paillasse;car je doute que vous ne soyez en état de faire salon ce soir.

Renvoyant à Uther un regard où perce une pointe de panique, je lui réponds d'un ton sévère bien qu'hésitant:
- Mon cher, je crois que le seul entretien que notre ... Euh ... Ami ici présent aura ce soir sera avec son lit. Et seul  j'insiste lourdement sur ce mot en lançant un regard noir à l'ivrogne.

A Uther à nouveau:
 - Mais peut être pourriez vous m'aider à ramener ce fier marin à ses quartiers avant que ces messieurs ne s'entretuent pour , si j'ai bien compris, la maquette posée sur le linteau de cet âtre?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 03 octobre 2019, 00:34:08
Je sors de ma réserve, décroise les bras et vient prêter main forte à Adrehilde avant qu'Uther ne réagisse.
 Laisse moi t'aider. Amenons le là où il pourra se reposer. Demain, nous prendrons la mer!
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 03 octobre 2019, 13:34:19
Je souris à Adrehilde :

- A vrai dire j'avais en tête quelques choses de plus radical ... cet homme à besoin d'être dégrisé. il y a des moyens,  mais vous avez raison  Adrehilde le capitaine Lelouedec, n'est pas en état de faire salon.

Je me tourne vers notre hôte :

- Maitre Diquelou, souffririez vous que nous vous empruntions votre invité, je crois qu'un peu d'air.. hum .. ou d'eau fraiche pourrait lui faire le plus grand bien ... Nous vous le rendrons en bien meilleur état qu'il ne l'est actuellement soyez en assuré ...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 03 octobre 2019, 14:50:02
Diqueloiu a un regard dur pour Lelouédec.

-Me l'emprunter? Mais je vous le donne avec grand plaisir!!

Puis, s'adressant à lui, justement.

-Quant à vous, ce n'est pas la pende de reparaitre ici tant que vous serez dans cet état. Allez donc chercher asile ailleurs, en attendant.

Le marin qui commence à verdir dès que son séant quitte le sol ne semble pas prêter attention à Diquelou. Il marmonne quelque chose d'inintelligible et se laisse entraîner.

Blanchard n'a pas lâché Uther d'une semelle.

-Si vous le désirez, je puis vous conseiller une maison où vous serez tranquille pour le laisser cuver. Nous pourrons discuter plus avant de votre projet pendant que ce triste sire dormira sur son vin...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 03 octobre 2019, 14:54:42
Soucieux de ne nous fermer aucune porte, je ne laisse rien paraitre de mes sentiments et répond avec amabilité :

- Ma foi pourquoi pas ... je vais essayer ma manière, mais si cela ne suffit pas vote proposition pourrait être la bienvenue ... ou se trouve cette maison ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 03 octobre 2019, 15:03:05
Il hoche la tête.

-Il s'agit de ls Syle nageuse. Un de mes hommes va vous y mener...

Sans attendre, il claque des doigts. Un jeune gars habillé comme en plein juillet réagit le premier et vient se porter au côté de Blanchard.

-Amène les à la Syle. Que Bertrand leur donne les chambres du premier.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 03 octobre 2019, 21:40:31
Je me lève en entendant le signal du départ proche et m'adresse à Diquelou et Lhoste en particulier.

Messieurs, cette visite fut un plaisir véritable. J'espère vous revoir prochainement.

Je m'incline d'une petite révérence digne des salons que je fréquente habituellement.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 03 octobre 2019, 22:23:20
 c'est çà... marmonné-je en passant ma tête sous l'épaule droite de Lélouedec. J'ai une grimace dès que je suis confronté à la puanteur de ce pauvre hère.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 03 octobre 2019, 23:52:33
J'appuie Bonaventure en y allant  de mon compliment assorti d'excuses et de promesse de nous revoir bientôt avant de prendre le chemin de la sortie.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 04 octobre 2019, 00:30:30
Occupée à traîner mon fardeau, je salue d'un laconique
 - Messieurs...

En franchissant la porte que me tient Uther, je cherche à croiser son regard et lui lance une grimace à l'égard du marin qui nous accompagne, lui faisant comprendre que sa présence ne m'enchante pas. Je murmure un rapide :
 - Prudence...  avant de poursuivre ma route.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 04 octobre 2019, 22:38:43
J’aide, moi aussi, pour guider ou transporter l’ivrogne.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 07 octobre 2019, 20:02:57
Diquelou vous aura fait jurer vos grands Dieux de revenir le soir même pour lui conter par le menu l'objet de votre quête ou encore vos aventures passées. Lhoste vous a salué avec le sourire mutin et entendu de celui qui croit avoir percé son prochain à jour.

La Buse, gabier de son état pour qui a un peu l'œil marin (à défaut du pied), vous mène dans les rues de la ville baignée de la grisaille humide d'un après midi qui n'attend qu'un peu de vent, pour amener l'ondée tapie à quelques milles des côtes.

Le marin ne vous adresse pas vraiment la parole. En revanche, il ne s'arrête pas de commenter tout haut les détails qui attirent son attention, tout au long du chemin.
Un signe de tête ou un bon mot au passage d'une de ses connaissances...un commentaire sur l'éclat de rire d'un groupe de femmes sur le pas de leur porte, sûrement lasses de repriser les chaussettes de leurs hommes, et qui en profite pour cancaner...
Mais il ne vous quitte pas longtemps de l'œil. Et, de fait, il vous mène vers votre destination, aussi sûrement que la.oluue attend sont heure.

Lelouédec, n'est pour sa part plus qu'une chiffe titubante, secouée de quelques borborygmes intermittents.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 07 octobre 2019, 23:50:04
Après quelques minutes de marche j'arrête notre guide :
  - Hola la Buse, inutile d'aller plus loin, je connais suffisamment la ville pour m'y retrouver. Indique nous le chemin nous le trouverons bien si necessaire, en attendant, et comme je l'ai fait savoir a ton maitre,  je ne suis pas encore décidé a passer la nuit sous son toit et encore moin a y mener son pire ennemi... nous allons desaouler celui la et j'aviserais ensuite. Donnes nous ladresse, file et attend nous la bas.  
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 08 octobre 2019, 00:29:28
Traînant notre fardeau ivre et titubant, je reste silencieuse sur le trajet, mais jette de temps en temps un regard méfiant à La Buse.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 08 octobre 2019, 07:06:43
J’aide à traîner l’ivrogne.

Je me prépare à le transporter au cas où.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 08 octobre 2019, 14:27:00
-Hein?

Voilà une Buse bien embêtée. Il tente d'être inflexible:

-Le capitaine m'a dit d'vous m'ner là-bas, si j'le fais pas, y va pas êt' content...Alors on y va et après si vous v'lez r'partir, j'men lave les pognes!

Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 08 octobre 2019, 19:25:55
Tu n'auras qu'à lui dire que tu l'as fait, qui dira le contraire de toute manière ? je réponds à la Buse avec un petit sourire.

Parce que vois-tu, si toi tu dois rendre des comptes à ton chef, ce n'est pas notre cas.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 08 octobre 2019, 22:44:31
   - Il ne pourra te reprocher de n'avoir pas pu nous contraindre  
Dis-je d'un ton persuasif,
  - Par contre je doute fort qu'il apprecie d'apprendre que tu as refusé de nous donner l'adresse avant de nous quitter...  
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 09 octobre 2019, 14:35:50
La buse va pour parler mais sa bouche se tort dans un rictus de colère et de frustration. Il agite un bras au loin.

-Rhâââ, c'est par-là, tout droit, au pied des remparts. fait-il en tournant les talons. Il fait quelques pas avant de vous interpeler, sans même se retourner. Un tas d'poseurs de clapiers, v'là c'que qu'vous êt'! Négociants! Marchands d'chandelles! Langoustines des prés!!
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 09 octobre 2019, 19:11:25
Je laisse le bougre s'en aller en vitupérant, pour ensuite glisser à mes compagnons :

Bien, bon débarras ! Allons tout de même jeter un oeil à l'endroit en question, histoire de pouvoir le localiser précisément pour la suite, cela pourrait toujours nous être utile. Et ne traînons pour emmener notre bon Lelouédec décuver quelque part.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 09 octobre 2019, 21:09:10
  - Bah nous avons l'adresse et entre nous je ne suis pas chaud pour accepter cette invitation...  

Je regarde l'homme s'éloigner et ajoute :
  - L'endroit semble bien mal fréquenté..  

Je me tourne alors vers Lelouedec :

  - Quant à lui, j'avais en tête quelquechose de plus radical ; n'y a t-il pas un abreuvoir dans les parages ?  
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 09 octobre 2019, 21:25:42
Dame, vous avez pour sûr croisé une ou deux porcheries et tout ce qui va avec!
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 10 octobre 2019, 14:07:10
Voyant notre guide partir furieux, je m'adresse à mes compagnons :
 - Un abreuvoir serait effectivement tout indiqué.

Raffermissant ma prise sur Lelouedec, je fais signe à Jehan de rebrousser chemin jsuqu'à la plus proche auge et déclare à mes compagnons :
 - Nous voilà tranquilles. Je vous résume rapidement la situation : je suis allé accompagner Grégor à la recherche de Lelouedec que j'ai trouvé dans un état pas bien plus glorieux que celui ci, mais néanmoins encore vif et à peu près vaillant. J'ai tenté de le convaincre de travailler pour nous : ça n'a pas été des plus faciles, surtout lorsqu'il a tenté de me .... enfin qu'il voulait ... disons qu'il m'a prise pour une fille de taverne  je lance un regard noir au marin puis continue  mais je l'ai convaincu en sollicitant sa fierté, et notamment face à Blanchard. Il a donc accepté pour   je fouille dans mes souvenirs  "10 livres et 3 parts de butin", quoi que cela signifie...

Je reprends mon souffle puis poursuis :
 - Reste à s'assurer qu'il s'en rappelle quand il aura cuvé son vin... Et quant à Blanchard, il me semble plus fiable, mais bien plus au fait des conflits de pouvoir qui régissent cette ville. Et dans la mesure où notre notre commandataire [le Cardinal, donc] ne me semble pas en odeur de sainteté, je serais encline à ne pas trop ébruiter notre mission....
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 10 octobre 2019, 19:39:06
Je reste impassible au récit d'Adrehilde, mais la joyeuse lueur qui pétille au fond de mes prunelles en dit long sur le fou-rire que je maitrise à grand peine.

Après un bref moment de receuillement principalement consacré à recouvrer ma maitrise, je me contente de lâcher :

   - Nous avons besoin d'un capitaine capable de mener notre barque jusqu'à cet ilot... pas de toute la flotte corsaire de Saint-Malo...
Je n'apprecie pas plus que ca ce Blanchard qui est loin d'être le fat qu'il veut laisser croire... un homme dangereux qui s'intéresse de bien trop près à nos affaires...  

J'ajoute apres un silence :
  - De plus je n'aime pas les champions, qu'ils soient d'Amerique ou d'ailleurs... ce titre est une plaie pour la ville, et semble fait pour diviser des capitaines qui n'en n'ont nul besoin...  
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 10 octobre 2019, 20:22:33
J'ai une petite moue pour contenir le même amusement que je lis dans le regard d'Uther mais je reste également de marbre en dehors de cela.

A la suite d'Uther : Ce titre selon moi est précisément ce qui empêche ces redoutables hommes de s'allier et de représenter un plus grand danger. Sans doute cela n'est-il pas totalement innocent...

Je hausse les épaules.
En tous les cas nous tenons notre homme, avec un peu de chance il sera suffisamment en état et disposé à nous faire faire les quelques encâblures qui nous séparent de l'îlot. Maintenant, reste à trouver une embarcation digne de ce nom.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 10 octobre 2019, 21:00:35
La tête toujours calée sous l'épaule droite de Lelouedec, je prends la parole:
 Je suis de l'avis d'Uther. Evitons Blanchard. Décuvons notre "capitaine", mettons le à l'abri, "soignons le" et allons enfin visiter cet ilôt.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 10 octobre 2019, 23:34:01
- Ma foi pour l'embarcation, il me semble que nous pouvons disposer de l'Anguille ... si ma mémoire est bonne, un homme nous attend à la porte Saint-Thomas au lever du soleil pour nous y mener ... d'ici la nous avons à rafraichir les idée de notre capitaine, lui offrir une bonne et riche soupe au lard, parler, et prendre quelques heures de repos .. de préférence ailleurs que chez ce coq de Blanchard ...

Je balaye l'air d'une main désinvolte :

- Coq , mouette ... Gast, ne me demandez pas d'en distinguer les plumes, je ne suis pas rôtisseur ...

Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 11 octobre 2019, 22:16:03
J’écoute la conversation de mes compagnons puis je fais signe à Adrehilde que je suis prêt à rebrousser chemin pour tenter de dessoûler notre poivrot.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 12 octobre 2019, 16:02:21
Si vous le dites où vous vous rendez et si vous êtes d'accords, on va faire un petit fast forward.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 12 octobre 2019, 23:37:00
   Ben en ce qui me concerne tout ca est pas mal conditionné à ce qu'on va reissir à tirer de Lelouedec ..  
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 13 octobre 2019, 01:20:31
Une courte ellipse alors

L'idée de la soupe au lard a fait son chemin jusque dans vos estomacs lorsque Lelouédec recouvre ses esprit après que vous  l'avez plongé dans l'abreuvoir d'une maison voisine.
Le propriétaire des lieux, une des quelques imposantes maison construites plus récemment aux pieds des remparts, vous a intimé l'ordre de ficher le camp de sa basse-cour, mais il l'a fait de loin, bien à l'abris depuis l'une des fenêtres du premier étage.
Vous y êtes habitués maintenant: le péquin tend à se méfier des hommes en armes qui ne sont pas si communs.

Le capitaine, après vous avoir menacés de mort, insultés sur le même air que la Buse et promis enfer et damnation pour l'avoir si fraîchement tiré de sa stupéfaction alcoolique, commence à recouvrer ses sens et sa raison.

Malgré le froid, le voilà torse nu à éponger sa tunique, un petit sourire triste épinglé au coin de la bouche. Il ne vous tient pas rigueur de l'avoir ainsi traité, ce que certains d'entre vous peuvent deviner provenir de son habitude de l'ambiance rude et masculine qui règne sur un navire. Les plus fins d'entre vous comprendront qu'au moment présent, la nostalgie et la mélancolie l'étreignent.

Concentré sur sa tâche de lavandière, il lève tout de même brièvement la tête vers Adrehilde et demande.

-Vous pouvez me rappeler quelle était votre heu...où voulez-vous vous rendre, déjà?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 14 octobre 2019, 19:41:35
Je me suis positionné un peu en arrière du groupe de manière à surveiller la rue, les différentes péripéties intervenues au cours de notre séjour m'ayant appris que ce genre de précaution n'était pas inutile.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 14 octobre 2019, 21:38:55
Assis sur l'abreuvoir, je me passe de l'eau fraiche sur le visage pour rester éveillé. Je fixe Adrehilde en attendant sa réponse.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 14 octobre 2019, 21:49:28
Voyant l'homme avoir recouvré figure humaine (en même temps qu'un semblant de manières, semble-t-il...), je tergiverse quelques instants:s'il n'est pas possible de cacher notre destination au Capitaine, la raison de notre enquête, elle, est plus sensible. Faut-il l'évoquer, afin que le marin sache dans quel périple il s'engage et pouvoir compter sur son soutien cas échéant? Ou vaut-il mieux la taire, afin d'éviter qu'il ne l'ébruite dans quelque taverne?

Je tente de botter en touche en répondant à sa question, tout en la t'envoyant:
- Nous souhaitons nous rendre sur l'Ile des Crocs. Certains .... Bruits sont arrivés à nos oreilles, qui nécessiteraient d'être ... Euh ...confirmés. Et cas échéant, qui .... Euh ... Requéreraient des mesures ... Disons... immédiates.

Malgré la prudence de mes propos, redoublée par mon inexpérience en circonvolutions oratoires, mon regard s'enflamme à ce dernier mot, et le ton de ma voix semble plus féroce.

Néanmoins,j'enchaine:
- Mais peut être avez-vous entendu quelque rumeur à ce propos? 
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 14 octobre 2019, 21:57:53
Avisant Bonaventure, je me mets, moi aussi, à surveiller du côté opposé.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 14 octobre 2019, 22:20:18
- J'imagine que vous savez ce qu'est l'Anguille ? Vous sentez vous de taille de mener ce navire  ... en toute discrétion ...

Je ne peux m'empêcher de grimacer en disant ces quelques mots, avec les sentiments qu'en fait de discrétion la moitié de la ville est au courant de nos projets ...

- Nous appareillerons demain matin... ou plutôt si la marée l'impose ...  
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 15 octobre 2019, 14:48:39
Lelouédec s'est interrompu lorsque Adrehilde a évoqué l'objet de votre voyage maritime. Il allait répondre lorsqu'Uther est intervenu.

Il se décompose.

-L'Anguille...pffff...au moins on ne raclera pas les haut-fond de la baie...lâche-t-il, dépité, avant d'en revenir à Adrehilde. Y'a rien aux Crocs...je sais même pas si on peut y accoster. Qu'est-ce que vous voulez faire là-bas?

Visiblement, il est très surpris par votre demande. il vous regarde avec un oeil neuf. Presque méfiant.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 15 octobre 2019, 22:56:43
- Y accoster justement !

Dis-je en souriant avant d'ajouter,un rien méphistophélique :

- Seriez-vous ...hum ... inquiet ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 16 octobre 2019, 14:19:37
-Hein? moi? non! se reprend-il. Juste surpris de ce qu'on a pu vous dire pour que vous vouliez aller vous perdre là-bas!
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 16 octobre 2019, 19:43:12
Je poursuis mon observation pour m'assurer de la tranquillité de notre petite troupe, écoutant tout de même d'une oreille les premiers échanges, dont je ne me mêle pas directement pour le moment.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Adrehilde de Bellegarde le 17 octobre 2019, 12:07:43
La réponse de Lelouédec m'inquiète, même si je réplique d'un ton qui se veut assuré :
 - Il faut croire que ceux qui se sont installés là bas ont trouvé un repaire où visiblement personne n'irait les chercher.... N'est-ce pas le lieu idéal pour qui veut trafiquer en toute discrétion ?

J'interroge du regard Uther et le reste de mes compagnons pour voir si l'un d'entre eux semble vouloir remettre en question la décision d'aller fouiller l'îlot des Crocs.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 17 octobre 2019, 12:34:37
Lelouédec grogne d'un air dubitatif et renfile sa chemise et son manteau.

-Bon...et donc on appareille demain, c'est ça? demande-t-il sans vraiment attendre de réponse. J'vous r'trouve sur le pont, alors! plaisante-t-il tout en s'approchant d'Adrehilde.

Il va pour lui mettre une tape amicale sur l'épaule pour ponctuer son bon mot mais il se ravise. Se retrouvant le bras en l'air, il lui fait un signe de main, histoire de dissimuler son acte manqué mais personne ne s'y laisse prendre, pas même Adrehilde, pourtant peu disposée à l'analyse de l'âme humaine.

-A...plus tard, hein...

Et il se dirige vers la sortie de la cour.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 17 octobre 2019, 20:42:07
  - Ou comptez vous passer la nuit ? Je serais plus tranquille si vous acceptiez notre hospitalité... mais nous avons le temps d'en discuter, que diriez vous d'une soupe au lard ou quelque chose d'approchant ? Ce serait bien le diable si nous ne trouvions une taverne encore ouverte...  
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 18 octobre 2019, 12:35:13
-Vous inquiétez pas pour moi, j'ai une petite à voir et... il s'interrompt. Une soupe, vous dites? Hmmm...pourquoi pas j'irai la voir après.

Que vous alliez à la Pie qui boit ou ailleurs, vous pouvez constater que Lelouédec est connu comme le loup blanc. On le salue, on le dévisage, on l'évite parfois...son charisme est aussi certain que son succès auprès des femmes. Cependant, si vous êtes observateurs, vous pouvez voir qu'on murmure dans son dos. Et, à l'air qu'ont ces personnes, ce n'est pas pour lui tisser des louanges.

De murmures les moins discrets, vous captez quelques mots épars...le Cyclope...maudit...L'Atlante...Le Serpent de mer...

Si vous ne saisissez pas tout, vous comprenez vite que la mésaventure du capitaine est sur toutes les lèvres. et vous comprenez mieux pourquoi certains de ceux qui viennent lui serrer la main ont un air compassé. L'homme a perdu son navire certes mais aussi tout son équipage. Lui seul semble s'en être sorti vivant...

On vous sert votre soupe. Il en avale plusieurs bols tout en vous faisant la conversation qui tourne autour de vos impressions sur la ville et ses charmes, qu'ils ne manque pas de vous vanter.

Il fait déjà bien noir dehors lorsque votre repas se termine.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 20 octobre 2019, 08:35:58
J'ai délaissé ma soupe que je repousse et je soupire d'un air agacé.
 On a besoin d'accoster aux Crocs pour trouver Adi la Rouge, qui semble bien plaire à votre "ami" Blanchard. Les Crocs semblent un lieu idéal pour qui veut organiser un trafic de jusquiame non?
Bras croisés, le regard encoléré, je semble avoir perdu la patience m'ayant guidé jusque là.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 21 octobre 2019, 13:23:42
- Qu'est ce qui a pu pousser ce Blanchard à nous offrir .. a nous et à vous d'ailleurs, l'hospitalité pour la nuit ? Il me semble que vous êtes en assez mauvais termes ... que savez vous de ses activités ?
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 21 octobre 2019, 13:35:14
-Blanchard? M'offrir son hospitalité?!

Il vous regarde comme si vous étiez subitement devenus fous.

-Vous voulez rire? Désolé mais ça ne me dit rien. On l'a croisé au salon des Amériques, c'est ça?

Il semble sincèrement ne pas s'en souvenir.

Sans attendre de réponse de la part d'Uther il se tourne vers Diego.

-Adi, vous la trouverez pas aux Crocs. Mais, j'sais où la trouver, pour sûr! Vous dites qu'elle trafique de la Jusquiame, c'est ça? Et comment vous l'savez?

Lelouédec semble étonné mais tout à fait intéressé par l'affaire.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 21 octobre 2019, 19:47:13
Je lève la tête.
 Pour s'en assurer il faut déjà mettre la main dessus! Vu la concurrence qui règne entre vous, vous avez donc tout intérêt à nous mener à elle... je pose une main ferme sur son épaule
...mon ami... sourire engageant
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 21 octobre 2019, 19:57:18
Il pointe vers vous un index péremptoire sur Adrehilde.

-J'ai dis que je ferai la course, je vais la faire mais pas question que j'y aille moi-même, hein, soyons clair. Je peux vous mener dans une crique voisine, mais après, vous vous débrouillez. Adi et moi, ne sommes pas les meilleurs amis.

Et, au fait, moi je veux mon paiement d'avance ! conclue-t-il en muant son index pointé en paume tendue.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 21 octobre 2019, 21:03:23
Je toussote d'un peu plus loin.

Tout cela est bel et beau, mais il me semble - vous me détromperez peut-être - que l'origine du trafic de jusquiame a été retracée jusqu'aux Crocs. Si Adi ne s'y trouve pas, c'est peut-être simplement que ce n'est pas de son fait. Ou plus simplement que son repaire est ailleurs.

J'adresse un petit sourire à Lelouédec.

Maintenant si nous avons de la chance, et nous sommes chanceux, je le sens, il est possible que pour aller aux abords de la crique où se trouve le repaire d'Adi, nous passions près des Crocs. Ainsi, si nous trouvons notre bonheur, nous n'aurons pas la nécessité de poursuivre.

Quant à votre demande, Monsieur, je la comprends. Bien trop en fait. Votre amour irraisonné pour la bouteille ne ferait plus de vous le redoutable corsaire qui nous fait l'honneur de ses services. Remettons plutôt le paiement à l'échéance de notre accord, cela serait plus sage pour tout le monde.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 21 octobre 2019, 22:48:23
- Vous étiez fin saoul et avez provoqué Blanchard ... il a semblé avoir un intérêt tout particulier à nous attirer chez lui .. tous... vos dites savoir ou trouver Adi ? Dis-je en joignant les mains par le bout des doigts...
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 22 octobre 2019, 12:56:03
Lelouédec secoue la tête.

-Tsss, tsss...rien du tout! Vous voulez aller aux Crocs, ou chez la follasse, il va falloir que je tâte de votre or d'abord, messeigneurs! fait-il avec une pointe de sarcasme.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 22 octobre 2019, 19:44:39
Je lève un sourcil, intrigué.

Mais... Pourquoi la "folasse" ? Je serais curieux que vous nous donniez un peu plus de détails !
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 22 octobre 2019, 21:49:09
Je sors de ma bourse de quoi contenter Lelouedec
 Voilà pour commencer. Maintenant prouve nous  ta valeur et que tu n'es pas qu'un ivrogne. Dis nous ce que tu sais sur Adi la Rouge...ensuite tu nous mèneras aux Crocs. Et tâche de te montrer convaincant, car je suis peu patient, et à défaut de ma bourse tu pourrais tâter de ma lame.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 22 octobre 2019, 22:04:07
Je mange la soupe avec appétit en écoutant la conversation de mes compagnons et de Lelouedec avec attention.

Plusieurs fois j’ouvre la bouche mais quelqu’un me prend de vitesse et me ravisant je retourne à mon écuelle de soupe.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 23 octobre 2019, 12:31:19
Lelouédec repose sa cuillère et considère Diego un moment avec un regard de défi. L'ambiance se tend tout à coup.

-Vas-y l'espingouin: sors-la donc, ta lame, contre un malouin...tu verras ce que les malouins ferons de toi, si je ne t'épingle pas moi-même...

Il laisse sa menace qui semble tout à fait sérieuse planer dans l'air avant de retourner à sa soupe.

-Si vous voulez des ragots, allez au lavoir, moi je suis un marin, j'bave pas sur les autres capitaines...si ça vous va pas,
 gardez votre or de jardinier.

Ce dernier mot sonne comme une sorte d'insulte dans sa bouche. A vrai dire, il vous semble bien l'avoir entendu plus d'une fois dans la bouche d'un marin depuis votre arrivée. Non qu'il vous fusse adressé mais plutôt au détour des conversations que vous avez pu entendre au hasard de vos pérégrinations bretonnes.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 23 octobre 2019, 14:26:04
- Il suffit dis-je durement, vous aurez la moitié de la somme avant d'embarquer le solde ensuite. Si cela ne vous convient pas allez vous faire pendre ailleurs, mais décidez vous vite, je n'ai que faire de vos rodomontades suicidaires, cela fait la deuxième fois ce soir que vous chercher à vous faire embrocher : alors si vous ne voulez pas faire affaire avec nous, retournez au ruisseau dont on essaye de vous tirer malgré vous.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 23 octobre 2019, 14:53:09
Le capitaine se tourne vers Uther avec un sourire carnassier.

-Oh, mais j'suis tout à fait disposé à faire affaire avec vous! Mais me prenez pas pour vot' larbin...ni votre rat...ajoute-t-il en jetant un regard sans équivoque à Diego.

On peut continuer longtemps comme ça mais dites-moi juste quand vous êtes prêts à passer à la suite. Pas la peine de se presser, ceci dit, hein, si vous n'en avez pas fini avec lui, je vous en prie!
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Diego de Montbrun le 23 octobre 2019, 15:45:40
Allez passons à la suite!
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Kervignac le 23 octobre 2019, 23:00:52
Voui avant que tout ceci ne termine en bain de sang ... un peu d'air marin nous fera le plus grand bien !
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Bonaventure le 24 octobre 2019, 20:42:43
Go pour les Crocs !
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Jehan de Saint-Gilles le 25 octobre 2019, 22:30:21
Ok pour passer à la suite.
Titre: Re : 5 janvier 1645
Posté par: Archéen le 25 octobre 2019, 22:40:23
Bon, la suite sera pour mon retour de vacances. Le timing est parfait ! :)