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Plagues - L'Univers de Plagues

L'UNIVERS DE PLAGUES

Le monde d'Ordann, et plus particulièrement l'Empire du Nord, était le même depuis des siècles et des siècles. Les hommes, elfes et nains s'unissaient ou s'affrontaient au gré de leurs alliances et au nom de leurs dieux, mais tous luttaient contre les hordes sauvages d'orques et de gobelins qui menaçaient constamment la civilisation.

C'était avant...

Il y a environ 150 ans, le cours de l'histoire d'Ordann changea radicalement, avec ce qui sera connu plus tard sous le nom de pandémies. Du jour au lendemain, les prêtres n'eurent plus aucune réponse à leurs prières. De la même façon, les paladins ne purent plus invoquer les pouvoirs qui leur étaient conférés, et les jeteurs de sorts ne purent plus communiquer avec les autres plans de quelque manière que ce soit. Les dieux semblaient avoir abandonnés leurs fidèles, et Ordann était totalement coupée des autres plans.

Des rumeurs d'invasion de morts-vivants circulèrent peu après. On n'y prêta pas forcément une grande attention, jusqu'à ce qu'elles se révèlent terriblement réelles : comme si même les âmes des morts ne pouvaient plus quitter ce monde, les cadavres se relevaient et se mettaient à attaquer rageusement tous les vivants. Ces non-morts étaient différents de ceux qui existaient auparavant, car ils se révélèrent à la fois très rapides, enragés et agressifs. Les rangs des morts-vivants ne cessaient de grossir : tout humanoïde blessé par morsure était infecté et devenait quelques secondes après être tombé à son tour un cadavre ambulant. La situation devint rapidement ingérable. Les prêtres mirent toute leur foi à prier les dieux de venir au secours de leurs enfants, mais en vain. Les soldats et paladins furent débordés par le nombre grandissant des non-morts toujours plus avides de la chair des vivants. Chaque race humanoïde chercha à se sauver elle-même : les nains se replièrent dans leurs demeures souterraines tandis que les elfes se retirèrent au plus profond de leurs forêts ancestrales. Les humains, eux, se barricadèrent dans les havres, des places fortes qui pour la plupart étaient les dernières cités qui n'avaient pas encore été anéanties par les attaques des infectés.

Comme si cela ne suffisait pas, le soleil et le ciel se mirent à s'obscurcir. Une cendre tiède et toxique se mit à tomber en flocons par intermittence, recouvrant tout et donnant au monde un aspect grisâtre où la nature et les animaux commencèrent à dépérir sous cette étrange poussière. Les métaux devinrent de plus en plus ternes, et même l'or devint un métal sans grande valeur. Seules les pierres précieuses gardèrent leur éclat et leur couleur, et elles devinrent bientôt la seule monnaie d'échange.

La cendre sembla également avoir d'autres conséquences insoupçonnées... Si comme les autres races, les hordes gobelinoïdes furent décimées par les morts-vivants, elles le furent aussi par de terribles guerres internes : comme s'ils étaient devenus fous furieux et suicidaires, les gobelins et les orques se mirent à avoir des crises de démence et à s'entretuer. Les elfes qui avaient réussi à survivre aux premiers temps des pandémies commencèrent mystérieusement à vieillir comme les humains et à dépérir, tandis que les nains furent touchés par une étrange maladie qui les transformait progressivement en pierre au fur et à mesure qu'ils avançaient en âge. Les gnomes et halfelins ne furent pas non plus épargnés : les rares survivants, souvent dépressifs, avaient comme perdu le goût de la vie. Les humains furent apparemment ceux qui résistèrent le mieux aux effets de la cendre.

Au cours des ans qui suivirent, les prêtres et les paladins furent souvent chassés car on les accusaient de n'avoir rien pu faire face à l'ampleur de la catastrophe. Les nécromanciens, eux, furent brûlés sur la place publique, même s'ils n'étaient en rien à l'origine de cette invasion morte-vivante.

Des prêcheurs aux étranges pouvoirs psychiques firent peu à peu leur apparition dans les havres. Connus plus tard sous le nom de Sages, ces faiseurs de miracles, tous humains, prirent souvent la tête du pouvoir, rassurant les populations terrifiées, rejetant les anciennes croyances et les dieux qui les avaient abandonnés et encourageant leurs ouailles à se repentir pour échapper à la malédiction de la non-mort.

Depuis les pandémies, les perspectives restent bien sombres... Les dieux ne sont pas réapparus, le monde se meurt... Y a-t-il encore un espoir ?