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Dragonlance - La Magie


 Qu’ils soient révérés, regardés avec respect ou crainte, voire persécutés, les pratiquants des différentes formes de magie ne laissent personne indifférent sur le continent d’Ansalonie. Les pouvoirs magiques, à l’instar des autres facultés humaines, peuvent aussi bien servir les causes justes qu’iniques, mais l’ampleur des possibilités qu’ils offrent les place indéniablement à part.
Si les formes que la magie peut prendre sont innombrables, chaque adepte finissant par forger son propre style suivant sa pratique personnelle, on peut objectivement distinguer quatre sources de magie.

La Magie Sauvage 
Cette magie fut la première découverte par les mortels. Elle est liée à l’environnement, dans lequel elle puise son pouvoir, et qu’elle affecte aisément. Cette forme de magie céda la place à magie des lunes au fil du temps, avant de connaître une spectaculaire résurgence lorsque celles-ci disparurent du ciel d’Ansalonie. Une nouvelle génération d’adeptes de la magie sauvage en a profité pour durablement s’implanter, et elle ne compte pas s’effacer devant le retour des lunes. (Correspond à la classe de personnage Ensorceleur) 

La Haute Sorcellerie 
Cette magie prend sa source dans les lunes : Solinari, Lunitari et Nuitari. Chacune d’entre elles est en fait le signe de l’attention et de l’influence de la divinité dont elle porte le nom, divinités unies par leur intérêt commun pour l’art de la magie. Cette passion partagée leur permit de dépasser les clivages nés de leurs origines respectives (Solinari est une divinité du Bien, Lunitari de la Neutralité et Nuitari du Mal) et de présenter un front uni pour offrir aux mortels leur don, une magie plus organisée et régulée que l’imprévisible magie sauvage, brute et instable. (Correspond à la classe de personnage Magicien) 

La Magie Divine 
Cette magie est la récompense accordée par les dieux à leurs adorateurs les plus fervents. L’adepte, généralement un prêtre, se voit offrir la capacité d’accomplir certains miracles, dont guérir n’est pas le moindre. Cette magie dépend entièrement du bon vouloir de la divinité dont elle émane, lequel bon vouloir doit être perpétuée par une fidélité et une foi sans failles de la part du prêtre. (Correspond à la classe de personnage Prêtre) 

Le Mysticisme 
Cette magie trouve sa source chez l’adepte lui-même, qui apprend à  canaliser le pouvoir contenu en lui-même pour accomplir des actes extraordinaires. Elle fut découverte récemment, alors que les dieux avaient perdu l’accès à l’Ansalonie et que la magie divine n’était plus qu’un souvenir ; capable de soigner magiquement, le mysticisme se présenta comme une alternative à la magie divine, mais il n’a pas pour autant disparu maintenant que les dieux sont de retour. (Correspond à la classe de personnage Mystique) 

Organisations Magiques 
Ainsi qu’il a été expliqué en introduction, la magie, quelle que soit sa source, peut servir à accomplir de grandes choses, en bien comme en mal. Pour cette raison, diverses organisations sont nées avec pour ambition de contrôler ses applications, que ce soit dans leur propre intérêt ou pour jouer un rôle de régulateur.

Le Conclave
La plus importante de ces institutions est sans conteste le Conclave, le rassemblement des trois ordres de haute sorcellerie. Le Conclave, pendant des générations, a dicté les règles concernant la magie non-divine, prohibant la magie sauvage et forçant les gens désireux de s’initier à la haute magie à se plier à son moule.

Le principal objectif du Conclave est d’éviter que des catastrophes naissent de l’utilisation de la magie ; la poursuite de cet objectif se fait à deux niveaux. D’une part, en imposant de sévères restrictions quant à l’accès à la haute magie, dont il possède le monopole : les étudiants ne se pliant pas aux lois du Conclave ne peuvent tout simplement pas progresser dans leurs études et le pouvoir qu’ils convoitent (et dont ils pourraient, selon le Conclave, faire un usage non-maîtrisé, inconsidéré) leur demeure inaccessible. D’autre part, l’organisation interne du Conclave vise à encadrer le mage, lui permettant de s’épanouir dans la voie magique qu’il a choisi tout en favorisant sa surveillance et sa neutralisation en cas de déviance constatée.

Le Conclave se subdivise en trois ordres, chacun rassemblant les mages adeptes d’une lune et de sa magie : les Robes Blanches pour les suivants de Solinari, les Robes Rouges pour les suivants de Lunitari et les Robes Noires pour les suivants de Nuitari. Le Conclave, à l’image du trio divin qui est à l’origine de sa magie, transcende les rivalités entre le Bien, la Neutralité et le Mal, et considère que la domination de l’une de ces forces doit être évitée, au profit de la recherche de l’équilibre entre elle. 

La fin de la guerre du Chaos et la départ des Dieux força les mages à  chercher une autre source de magie. Guidés par Palin Majere, ces pionniers redécouvrirent la Magie Sauvage. Séparés d’un Conclave qui n’avait apparemment plus de raison d’être, Palin et ses « disciples » fondèrent l’Académie de Sorcellerie, près de Solace. Là, les ensorceleurs, pratiquant la Magie Sauvage, étudiaient leur art.

Il n’y avait ni élève, ni professeur. Même Palin Majere se considérait comme un étudiant en sorcellerie primitive. Chaque élève devait partager ses connaissances avec son prochain, aussi les membres de l’Académie étaient-ils autant des professeurs que des élèves.

L’Académie fut détruite par l’attaque du Seigneur Dragon Beryllinthranox, et les élèves qui ne furent pas tués furent dispersés aux quatre vents. De plus, le retour des Dieux à la fin de la Guerre des Âmes vit également celui de la Haute Sorcellerie. Beaucoup d’étudiants revinrent dans le giron du Conclave. L’avenir des pratiquants de la Sorcellerie primitive et leurs relations avec les tours de Haute Sorcellerie sont donc un formidable enjeu du cinquième âge. 

Autres Organisations
Les Saints Ordres des Etoiles
Les clergés des dix-huit (et plus tard, seize) dieux de Krynn se sont également organisés. Les trois dieux de la magie sont évidemment un cas à  part, car leurs seuls adorateurs sont les mages de Haute Sorcellerie. L’ensemble des cultes est appelé Saints Ordres des Etoiles. Chacun dispose de son Eglise, de ses devoirs, fonctions, rituels et croyances. Les ordres des dieux du Bien se consacrent à la protection de la vie et du bien-être de chacun. Ceux des dieux de la Neutralité font tout pour assurer l’équilibre entre le bien et le mal. Les ordres des dieux du Mal cherchent à dominer à tout prix, à la fois au sein de leur Eglise et dans le monde. (cf. texte "Le Panthéon de Krynn" pour plus de détails sur chaque dieu). 

Lorsque les dieux disparurent à l'Aube du Cinquième Âge, les habitants de Krynn se retrouvèrent à nouveau abandonnés, cette fois sans espoir de retour. Ce fut Lunedor, qui mit en évidence le pouvoir puisé dans la puissance même de la vie, celle du cœur et de l'âme. Le principal centre d'apprentissage du mysticisme est la Citadelle de Lumière de Schallmer, dirigée par Lunedor. Son statut d'élue de Mishakal et d'héroïne de la Guerre de la Lance lui valut une réputation à l'échelle du continent, ce qui attira des élèves issus de toute l'Ansalonie. Les aspirants de la Citadelle sont soumis à deux tests. Premièrement, des mystiques s'entretiennent avec eux, utilisant leurs pouvoirs pour écarter ceux qui ont des penchants maléfiques. Ensuite, le candidat doit traverser le labyrinthe de haies et gravir l'Escalier d'Argent, une découverte de soi en quelque sorte. Beryllinthranox détruisit le labyrinthe, mais les mystiques dotés du domaine de la Flore s'efforcent de lui rendre toute sa majesté. 

L'Ordre du Crâne
Il existe une seconde organisation de taille qui se charge de l'instruction des mystiques. Il s'agit de l'Ordre du Crâne des Chevaliers de Neraka. Lorsque des agents secrets des chevaliers du Crâne dérobèrent les secrets du mysticisme, ils le rapportèrent au sein de leur Ordre et les exploitèrent, de manière à affirmer leur place de "leaders spirituels" des chevaliers noirs. Les aspirants deviennent écuyer du Lys, devant tout d'abord faire leurs preuves en tant que combattants, puis, ils subissent, comme leurs frères du Lys et de l'Epine, l'Epreuve de Takhisis, où ils doivent défendre les trois "vertus" de l'Ordre : Vision, Ordre et Obéissance. S'il survit et montre un certain talent pour le mysticisme, il est reçu en qualité d'apprenti auprès d'un chevalier du Crâne confirmé.

Certains mystiques ne sont jamais passés par l'une ou l'autre de ces institutions. Certains sont autodidactes, d'autres, comme les chamans de certaines tribus ont découvert d'autres méthodes visant à tirer parti de leurs talents mystiques.