Le Livre du clan Goran. Chapitre 10

Rédigé par Dain le 05 juillet 2012 | Classé dans Midnight, Textes
Mots clés : midnight, texte

Le livre du Clan Goran
Chapitre 10: La fin pour certains

Le cœur de Balten s’est arrêté de battre quelques heures seulement après la fin du combat contre la créature. Il s’est éteint noblement, nous épargnant l’horrible décision de le laisser agoniser derrière nous. La perte de Meloc et Balten agit comme un fardeau sur mon âme, comme si un poids incommensurable reposait sur mes épaules. Nous ne sommes plus que six, tous plus ou moins blessés à différents niveaux. Je me refuse l’idée d’admettre d’être chanceux que nous n’ayons perdu seulement deux membres de la troupe dans le combat contre la bête. Mais au fond, je sais que si le monstre n’avait pas déjà été grièvement blessé par les orques, aucun de nous n’aurait survécu. Je continue à me demander pourquoi la bête nous a-t-elle pourchassé. Avons-nous violé son territoire de chasse? Considérait-elle que nous étions une menace potentielle ? Quelle que soit la réponse, nous avions fait quelque chose de travers, et deux d’entre nous étaient morts pour cette erreur.

Je dois décider de la suite des opérations mais le doute s’installe dans mon esprit.. Devons-nous faire demi-tour ou continuer ? Avons-nous assez appris pour affirmer sans crainte que les armées orques ne passeront plus à proximité de notre clan ? Pouvons nous envisager de pouvoir revenir dans nos fermes abandonnées et chasser de nouveaux sur nos vieux terrains de chasse? Désormais, nous ne sommes plus que six, et seuls les trois frères sont de réels combattants aguerris. J’ai pour ma part été d’un piètre secours dans notre dernier combat contre la créature et je me dois d’admettre d’être le poids mort du groupe, entre autre à cause de mon âge. Notre meilleur éclaireur n’est plus et notre seule option est maintenant de mettre notre confiance sur le sauvageon, et espérer qu’il puisse nous maintenir suffisamment loin des patrouilles de l’Ombre. Avons-nous encore une chance de succès si nous allons de l’avant ? En fin de compte, je ne pense pas vraiment avoir le choix. Nous devons continuer et trouver le coeur des troupes et connaître une bonne fois pour toute leur réelle position.

Toutefois, avant de repartir, nous nous devons d’accomplir une tâche douloureuse. Nous devons cacher les corps de Meloc et Balten. Compte tenu de la quantité de sang versé, il est évidemment impossible de cacher les traces de bataille. Nous laisserions alors trop de marques, impossibles à manquer pour les renifleurs orques bien trop compétents. Ce que nous devons faire, au moins, c’est de dissimuler notre identité. Nous ne pouvons tout simplement pas les laisser deviner que des nains circulent librement dans les tunnels ou risquer inexorablement de mettre le clan entier en péril. Ammos, notre maitre artisan de la pierre, vient de trouver une crevasse assez large pour y loger les corps de nos deux amis. Il pense qu’elle devrait être assez profonde, avec des chances d’être inondée, configuration propice afin d’empêcher les pires charognes de venir ronger les corps. Tous deux méritent une meilleure inhumation mais nous n’en n’avons pas les moyens. Ils retourneront à la terre de façon peu cérémonieuse. Ce que je peux faire en leur honneur, toutefois, est de parler de leurs hauts-faits et de le recommander auprès du Dorogin afin qu’il prenne soin d’eux.

La piètre cérémonie est terminée et j’en ai profité pour rétablir une vieille injustice. Avant de partir, je me devais de donner l’arme de Meloc au sauvageon. Nous ne l’avions jusqu’alors jamais autorisé à porter une quelconque arme, les membres du Dormut pensant qu’on ne pouvait pas lui faire confiance, malgré mes protestations. Il fut surpris lorsque je lui mis la hache dans les mains. Je pris le temps de le réconforter, affirmant que rien n’était anormal et que cette arme était désormais sienne. Je ne saurais jamais s'il existe des règles, au sein de leur caste, autorisant certains membres élus à porter une arme mais il fut très clair que ce geste apparut très spécial à ses yeux. Je suis, de plus, las de toujours faire référence à lui en tant que chose étrange, presque comme un animal. Il avait prouvé qu’il était digne de confiance et il était grand temps de le nommer correctement. Cherchant dans ma mémoire et dans l’histoire de notre clan, je jetais mon dévolu sur le nom de Horak. Dans nos vieilles légendes de clan, Horak mena notre peuple depuis le Nord jusque dans les profondeurs des Kaladrunes plus au Sud. Horak était jadis un éclaireur et un guide hors pairs. Nous avions maintenant cruellement besoin que notre nouvel Horak soit à l’identique.


Auteur: Eric "Kane" Olson
Traducteur: Fred "Dain" Lipari
Relecteur: Raph "Cerbere" Roose, Nico "Arkane" Delzenne, Franck "LeSchti" Rubio

Les commentaires sont fermés.

Catégories

Derniers commentaires

Derniers articles

Abonnements RSS

Archives

Mots clés

PluXml, carte, pathfinder, midnight, texte, textes, map, esteren, tri-kazel, Midnight,