Le Livre du clan Goran. Chapitre 8.

Rédigé par Dain le 06 décembre 2011 | Classé dans Midnight, Textes
Mots clés : midnight, textes

Le livre du Clan Goran
Chapitre 8: Départ vers l’Est

Après deux jours de calvaire, nous nous apprêtons à quitter les ruines de la forteresse du clan Naroc. Meloc et les trois frères ont tout fouillé de fond en comble afin de trouver quoi que ce soit d’utile pour notre quête. Comme l’on s’en doutait, rien n’a pu être récupéré à part de vieilles armes rouillées et de l’eau croupie. Les Naroc ont oeuvré consciencieusement pour empêcher toute future utilisation de quelque ressource que ce soit en leur possession. Les citernes d’eau, par exemple, ont toutes été polluées avec des métaux bruts et même une fois bouillie, l’eau reste impropre à la consommation. Quant aux aérations, elles ont été obstruées de sorte que l’air devienne rapidement pauvre, rance, et ne permette plus l’accueil d’une population importante. A la lumière de ce que nous avons pu découvrir, leurs mines ont été scellées au moins un an avant la chute de la forteresse. Si l’envie nous en prenait, cela nécessiterait plusieurs mois pour à peine dégager les entrées, et seul le Dorogin sait ce que nous y trouverions alors. Nul doute qu’ils ont tout fait pour emmener le maximum de chose dans leur tombe, et faire comprendre à tous ce que l’honneur des Naroc signifie.

Je regarde mes notes et me rend compte que j’ai du passé deux jours entiers à écrire les rares noms gravés sur les piliers de l’antichambre des héros, épargnés par le vandalisme des orques. D’après mes déductions, la forteresse a du tomber il y a environ deux ans. Le sauvageon semble vouloir rester désormais toujours avec moi lors de mes pérégrinations. Ses yeux semblent constamment bouger, comme constamment à la recherche de quelque chose. Alors que nous nous trouvions dans la forge, il s’est mis à creuser frénétiquement dans un âtre et m’a montré la présence de cendres fraîches ainsi que d’abats d’animaux cachés dans les profondeurs du charbon. Il m’a fait ensuite comprendre, en se pointant du doigt, que des membres de son clan, ou de sa race, difficile à dire, étaient passés par là. Ces derniers vivraient dans le sillage des orques, les suivant dans l’ombre et se repaissant des restes laissés par les Odrendors comme des charognards.

Ma relation avec le sauvageon ne cesse d’évoluer. Par le passé, j’étais un des rares à essayer de le traiter comme une personne normale, comme quelqu’un qui puisse être réhabilité. J’ai bien essayé de lui apprendre à parler notre langue, et bien que je sois sûr qu’il comprenne tout ce que je peux lui dire, je ne pense pas qu’il n’arrive jamais à émettre un son articulé et intelligible. Fait nouveau, alors que nous nous rapprochions du réseau de cavernes principal, il s’est mis à me montrer de légers sillons sur les murs, marques souvent présentes très près du sol. Je pensais au début qu’il s’agissait là de choses tout à fait naturelles ou au pire faites par quelque animal sauvage. Mais alors qu’il nettoyait la zone, je me rendis compte de mon erreur de jugement. Cela ressemblait plus à des codes, disons à un jargon très particulier. Je viens de finir plusieurs croquis des ces signes que vous pourrez trouver en fin de ce journal. J’espère qu’ils vous seront utiles. Vous y trouverez des significations concernant les ennemis, la nourriture, les animaux, l’eau et bien d’autres choses. Vous y trouverez aussi tout un exposé sur la façon qu’ont les sauvageons de gérer la datation. En faisant des sillons plus ou moins profonds, et avec un amas de poussière plus ou moins important, l’ensemble devient impossible à détecter. La profondeur des sillons, conjugué à l’épaisseur de la poussière permet en outre de déterminer la date du message. Procédé apparemment très simple, mais diablement efficace lorsque l’on sait bien le réaliser. Il est certain que nous avons certainement dû passer à côté de ce genre de marques des centaines de fois, mais sans jamais nous en rendre compte.

La tension vient de monter d’un cran. Lorsque nous avons finalement quitté la forteresse, nous savions que nous nous rapprochions dangereusement de la zone contrôlée par les Odrendors. La nourriture commence à se raréfier. Là où elle aurait du être florissante se trouve désormais une zone dépecée jusqu’à la racine. L’empreinte des troupes de l’Ombre se fait plus présente désormais. Même les bassins d’eau potable souterrains sont quasiment à sec, et le fin filet de leur source peine douloureusement à tout remplir de nouveau. Nous prenons ce que nous pouvons là où il y a encore un peu de ressources et anticipons les moments où cela deviendra encore plus rude, lorsque nous progresserons encore plus vers l’Est. Mais pour le moment, une autre inquiétude pèse sur nos coeurs. Après quatre jours de marche depuis la forteresse du clan Naroc, nous venons de trouver nos premiers cadavres. Les corps montrent sans erreur possible les marques de vardatch, notamment des blessures béantes sur la poitrine. Que les victimes soient seulement des orques et des gobelins aurait dû nous réjouir mais la putréfaction des corps n’est pas à un stade avancé, signifiant que les troupes Odrendors sont très proches de notre position. Nous allons avoir besoin de toutes nos compétences pour ne pas nous faire détecter ou nous allons devoir faire face à un combat que nous ne pourrons jamais gagner.


Auteur: Eric "Kane" Olson
Traducteur: Fred "Dain" Lipari
Relecteur: Raph "Cerbere" Roose, Nico "Arkane" Delzenne, Franck "LeSchti" Rubio

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