Carte d'Eredane "fait main" pour Midnight en VF

Rédigé par Dain le 23 juillet 2012 | Classé dans Cartes, Midnight
Mots clés : carte, Midnight

il y a quelque temps déjà, j'avais réalisé une carte d'Eredane en VO pour la communauté. Elle a longtemps été laissé telle quelle mais l'affront a été réparé. elle est désormais dispo en VF, en tenant compte de tous les noms présents dans les suppléments de la gamme de Fantasy Flight Games.

Télécharger la carte d'Eredane. 3,9 Mo

Carte de Tri-Kazel, version finale

Rédigé par Dain le 09 juillet 2012 | Classé dans Cartes, Ombres Esteren
Mots clés : map, esteren, tri-kazel, carte


Bonjour, Après quelques petites modifications à droite et à gauche, voici la version définitive de la carte de Tri-Kazel pour les Ombres d'Esteren.
Vous y trouverez une image aplatie au format Jpg et une image multicalque au format natif photoshop, Psd. Vous pourrez ainsi modifier certaines choses, ajouter des textes là où il faut et des chemins, routes etc.
Si vous aimez le travail et que vous téléchargez les images, penser à laisser un petit commentaire! Ca me permettra de savoir que le travail a servi ;)

Version grand format.
Tri-Kazel format jpg, env 4,5Mo
Version Psd
Tri-Kazel format psd, env 185Mo
Version Umapper ;)
Tri-Kazel via Umapper

Le Livre du clan Goran. Textes regroupés en 1 PDF

Rédigé par Dain le 05 juillet 2012 | Classé dans Midnight, Textes
Mots clés : aucun

Ca y est, tous les textes du Livre du clan Goran sont en ligne mais, pour ceux qui n'auraient pas lu le début, j'ai regroupé tout l'ensemble sur un seul PDF avec mis en page sympathique. J'espère que vous aimerez ;)

-- Télécharger Le livre du clan goran.pdf --

Tri-Kazel, carte alternative (WIP)

Rédigé par Dain le 05 juillet 2012 | Classé dans Cartes, Ombres Esteren
Mots clés : map, esteren, tri-kazel

Ce n'est un secret pour personne que j'aime bien les cartes. J'ai donc décidé de faire une carte pour les Ombres d'Esteren et tenter de faire quelque chose de plus dense et exploitable par les joueurs. Voilà le résultat ;)
Tout est fait sous photoshop avec diverses brosses. Pour tout plein de techniques et d'inspiration, n'hésitez pas à vous rendre sur le site de la guilde des cartographes, un forum anglais où se côtoient des grands artistes plus accessibles les uns que les autres.
http://www.cartographersguild.com

Version grand format.
Tri-Kazel format 1:1, env 4,5Mo

Un petit futé du forum officiel des Ombres d'Esteren (Obéron, merci à toi) a eu la bonne idée de passer la carte sous UMapper. C'est très, très sympa comme rendu ;)
C'est par là:
Tri-Kazel sur UMapper

Le Livre du clan Goran. Chapitre 13

Rédigé par Dain le 05 juillet 2012 | Classé dans Midnight, Textes
Mots clés : midnight, texte

Le livre du Clan Goran
Chapitre 13: Sacrifice

A notre grand dam, le tunnel dans lequel nous descendons, part en ligne droite, et se trouve particulièrement dégagé. Nous devons trouver un moyen de désorienter nos poursuivants ou au moins les obliger à faire des choix. Nous avons couru pendant près d’un jour sans nous arrêter, malheureusement sans vraiment gagner du terrain sur eux. Nous sommes tous fatigués, en colère et frustrés d’être arrivés si proche du succès. Les trois frères veulent s’arrêter et faire face aux Odrendors, leur faire payer la mort de nos camarades tombés. Ils préfèrent combattre maintenant, pendant qu’ils ont encore des forces, plutôt que de continuer et s’épuiser dans l’espoir hypothétique de trouver un meilleur endroit tactique.

Nous avons choisi de rester et de nous battre. La place est un tronçon de tunnel exiguë, avec un plafond situé à moins de deux mètres mais d’une largeur pouvant supporter six hommes de front. Les orques seront désavantagés par leur taille et nous nourrissons l’espoir que cela sera suffisant pour faire la différence. J’ai demandé à Horak de tenir ma gauche, le long du mur rocheux. Le sauvageon n’a jamais combattu en ligne de bataille et il ne sera pas capable de protéger le flanc d’une autre personne. Je sais qu’il ne fuira pas et qu’il fera tout pour tenter de me protéger du mieux qu’il peut.

Mes mains tremblent et j’ai conscience que je ne reverrai probablement jamais notre forteresse. Nous n’avons pas eu besoin d’attendre très longtemps avant qu’une douzaine d’orques au moins sortent de l’ombre pour nous attaquer. Conscients du désavantage dû au rétrécissement du tunnel, ils ont essayé de percer notre ligne par des attaques d’estoc maladroites. Face à la fureur de l’assaut, nous avons du concéder quelques centimètres, mais avons tout de même tenu notre formation. Le combat fut acharné et je n’ai pus me concentrer que sur les quelques dizaines de centimètres dont j’étais responsable, pour ne pas mettre en danger mes camarades. Les cris de douleur des mes frères d’armes résonnent encore dans ma tête et je tente de les chasser en me persuadant que je ne pouvais alors rien faire pour les aider sinon tenir ma propre position. Ces quelques minutes de combat, juste avant que les orques ne se retirent, m’apparaissent encore comme des heures. Les corps de plus d’une dizaine d’orques gisent à nos pieds, leur sang se rependant sur le sol, le rendant dangereusement glissant. Qu’allons-nous faire maintenant ?

Je reprends mes esprits et comptabilise les blessés. Ammos est mort, une vardatch plantée profondément dans son crâne. Les trois frères souffrent de blessures diverses mais tiennent bon. Je suis surpris de voir Horak toujours vivant. Son sang coule d’une vilaine entaille au ventre mais son visage continue de dévoiler un sourire ancré, certainement motivé par la présence de sang orque sur sa hache. Il s’est bien battu, je suis fier de lui. Nous avons finalement stoppé l’attaque des orques mais savons que d’autres viendront les remplacer. Nous allons mourir, c’est juste une question de temps maintenant. Je dois désormais penser à renvoyer ce journal à notre forteresse ou tout ce que nous avons appris sera perdu, et nos camarades, morts pour rien.

J’ai pris la décision de descendre plus profondément dans le tunnel. Avec un peu de chance, nous avons quelques heures devant nous avant que les orques ne reviennent. Nous sommes arrivés à un embranchement d’où partent 3 autres tunnels. Nous avons enfin ce dont nous avions besoin pour prendre une vraie décision. Je vais appeler le plus jeune des trois frères, Sul, et lui mettre de force mon journal dans les mains, ainsi que le reste de mes provisions d’eau et de nourriture. Je vais lui dire de prendre l’un des tunnels, de se cacher et d’attendre que les orques partent à notre poursuite. Nous ferons en sorte de laisser des traces bien visibles et de les combattre à nouveau. Cela devrait lui laisser le temps de partir en direction de l’ouest et rejoindre notre clan dans de meilleures conditions. Je doute que les Odrendors voient qu’une personne manque au groupe, et même si c’était le cas, je ne pense pas qu’ils se soucieraient d’une seule personne isolée. Si vous lisez ceci, c’est que mon plan a réussi, et que je ne suis certainement plus de ce monde. J’espère que ce que nous avons appris permettra au clan de survivre. Puissiez vous vous rappeler de moi et de tous ceux qui ont donné leur vie pour que perdure le clan Goran.


Epilogue : Les troupes de l’Ombre ont en effet déserté les alentours du clan Goran. Avec les connaissances issues des notes de l’expédition, le clan sait maintenant comment dissimuler ses récoltes de champignons et déjouer les éclaireurs orques. Grâce à tout cela, leur espoir de survie en est grandement augmenté. Avec le siège de Calador, il est très difficile pour l’Ombre de ravitailler les troupes et garder en même temps le contrôle de toutes les tribus orques se déplaçant sous la montagne. Il semble certain que Calador soit condamnée mais chaque arc qu’elle réussit à tenir affaiblit les armées orques et sème la discorde au sein des troupes ennemies. Les nains du nord des Kaladrunes seront bientôt tous décimés, à part ceux, peut-être, qui se seront verrouillés dans leur forteresse, et coupés eux-mêmes du reste du monde.


Auteur: Eric "Kane" Olson
Traducteur: Fred "Dain" Lipari
Relecteur: Raph "Cerbere" Roose, Nico "Arkane" Delzenne, Franck "LeSchti" Rubio

Le Livre du clan Goran. Chapitre 12

Rédigé par Dain le 05 juillet 2012 | Classé dans Midnight, Textes
Mots clés : midnight, texte

Le livre du Clan Goran
Chapitre 12: Le choix.

Les orques ont dépecé le convoi de toute nourriture, et autre objets ayant une quelconque valeur à leurs yeux. L’idée de rester là, exposés au danger et se faire découvrir, est insoutenable. Nous avons décidé de revenir sur nos pas et nous diriger plein Sud. Mais après un peu plus d’un kilomètre, nous avons repéré la présence d’un autre groupe venant dans notre direction depuis le Sud. Nous sommes pris en tenaille sans aucune possibilité de nous cacher ni de changer de route. La seule option qui s’ouvre à nous est de rebrousser chemin et tenter notre chance dans la grande caverne où se trouve encore le convoi attaqué. De nombreuses connections souterraines partaient de là-bàs et je suis prêt à prendre n’importe laquelle d’entre elles pourvu que l’on puisse sortir de ce guêpier vivant, si possible sans se faire voir.

Notre malchance continue. Les fugitifs orques se trouvent toujours autour du convoi attaqué. Ils semblent même avoir établi leur camp là, au milieu du carrefour ouvrant sur les tunnels annexes. Nous n’avons plus aucune option sûre et raisonnable. Quelque soit notre choix maintenant, nous seront exposés à la vue de tous. La furtivité n’est plus de mise. Notre seul salut réside dans une course effrénée et tenter de les semer dans les tunnels. Si nous n’y arrivons pas, il nous faudra alors trouver un endroit adapté pour défendre notre positon. J’enrage à l’idée d’être si proche de la fin de notre mission et de devoir faire face à tant de malchance. Ces mots sont peut-être mes dernières notes. Nous allons tous mourir.

Les orques sont proches. Nous avons dû choisir entre deux tunnels, l’un menant vers l’Est et l’autre vers l’Ouest. Ce dernier aurait pu nous mener directement vers notre forteresse mais, bien que la tentation fût terrible, je n’ai pu me résoudre à mener nos poursuivants dans cette direction et risquer de mettre en péril notre clan. L’Est fut donc un choix par dépit. Avec la proximité du second groupe s’amenuisant à chaque seconde, le risque d’être détecté grandit inexorablement. Les orques ne vont pas tarder à sonner l’alarme.

J’ai espéré un moment que le groupe des déserteurs orques n’abandonnerait pas son butin pour nous chasser si loin dans les tunnels. J’avais même choyé l’illusion que les deux groupes d’Odrendors pouvaient se battre les uns contre les autres. Ces espoirs naïfs se sont envolés très rapidement. J’entends déjà les premiers sons de poursuite dans les tréfonds du tunnel. Ces orques ont beau être des déserteurs, nous n’en restons pas moins des ennemis ancestraux et la haine viscérale qu’ils nous portent n’a pas perdu de sa force. De toute évidence, ils n’abandonneront pas notre poursuite avant d’avoir étancher leur soif de haine dans notre sang.


Auteur: Eric "Kane" Olson
Traducteur: Fred "Dain" Lipari
Relecteur: Raph "Cerbere" Roose, Nico "Arkane" Delzenne, Franck "LeSchti" Rubio

Le Livre du clan Goran. Chapitre 11

Rédigé par Dain le 05 juillet 2012 | Classé dans Midnight, Textes
Mots clés : midnight, texte

Le livre du Clan Goran
Chapitre 11: La Route de Calador

Nous nous arrêtons pour prendre un peu de repos après plusieurs jours éreintants. Tout fraîchement nommé, notre Horak nous a guidé encore un peu plus vers l’Est, empruntant d’anciens tunnels largement fréquentés lors de l’ancien commerce entre les cités. Chaque jour apporte son lot d’indices de la transhumance des Odrendors vers le Sud. Les traces ne laissent aucun doute que déjà des milliers d’orques ont emprunté ces chemins. Les détritus habituels d’une armée en mouvement sont légions. Parties d’armes ou armures irréparables et carcasses d’animaux souillent les tunnels et les cavernes alentours sur plusieurs kilomètres. Aucun effort n’est fait pour cacher leur présence. Après tout, pourquoi le feraient-ils ? Ce sont eux les vainqueurs dans cette guerre, les fameux pourfendeurs de la race naine. Qui désormais peut véritablement se targuer de pouvoir les menacer ?

Nous venons de trouver la route de la Gloire, la route principale menant à Calador. Nous sommes finalement arrivé aussi loin que mon plan initial le prévoyait lorsque j’ai proposé ma requête au Dormut. J’ai désormais assez de preuves pour affirmer que le cœur de la guerre se trouve bien plus au sud et qu’aucun camp orque ne se trouve à moins d’une douzaine de jours de marche de notre forteresse. Ce qu’il me reste à découvrir, toutefois, est de savoir si les Odrendors continuent de chercher des raccourcis à travers les Kaladrunes et à quelle fréquence les nouvelles troupes venues du Nord traversent les montagnes pour renouveler les rangs de l’Ombre situés plus au Sud. Bien que je sache que si j’ordonne un demi-tour maintenant nous pourrons considérer notre mission comme une sorte de succès, je ne serais jamais certain que notre clan sera en sécurité absolue. Je pressens qu’il y a autre chose à découvrir et l’assurance de la survie de notre clan vaut bien quelques jours de danger supplémentaires.

Nous venons de passer plusieurs jours à chercher avec attention les tunnels donnant sur la grande route principale. La plupart d’entre eux mènent certainement vers d’anciennes forteresses détruites par l’Ombre et ne nous intéressent pas. Quant aux plus larges, ils montrent des signes de la présence Odrendor, mais jamais rien de récent. Il m’apparaît très improbable que l’on puisse trouver un quelconque survivant et je compte de ce fait proposer de nous orienter vers le Nord, en suivant la route principale, en plein air. Je sais qu’il existe des postes d’observation cachés tout le long de la route et j’aimerais bien bénéficier d’un bon angle de vue pour observer la route et le reste du secteur.

Nous avons parcouru à peine plus de sept kilomètres et sommes presque tombés dans une embuscade qui ne nous était pas destinée. Alors que nous venions d’entrer dans une large caverne ouverte par le Sud, nous avons vu entrer, de l’autre côté, un convoi de marchandises orques faiblement protégées. A peine nous nous jetions à l’abri que déjà les chariots se faisaient attaqués. L’assaut fut aussi furieux que bref. Nous sommes encore sous le choc du constat que les deux parties soient des orques. Aucun de nous n’a pu réussir à identifier une marque d’appartenance à un clan ou un autre mais, au moins, il semble certain que les assaillants soient des déserteurs, peut-être fuyant le siège de Calador et tentant de survire comme ils le peuvent dans cette partie inhospitalière des montagnes. Quoi qu’il en soit, voir des orques s’entre-tuer me réchauffe le cœur et je vois en cela un bon signe pour tout notre peuple.


Auteur: Eric "Kane" Olson
Traducteur: Fred "Dain" Lipari
Relecteur: Raph "Cerbere" Roose, Nico "Arkane" Delzenne, Franck "LeSchti" Rubio

Le Livre du clan Goran. Chapitre 10

Rédigé par Dain le 05 juillet 2012 | Classé dans Midnight, Textes
Mots clés : midnight, texte

Le livre du Clan Goran
Chapitre 10: La fin pour certains

Le cœur de Balten s’est arrêté de battre quelques heures seulement après la fin du combat contre la créature. Il s’est éteint noblement, nous épargnant l’horrible décision de le laisser agoniser derrière nous. La perte de Meloc et Balten agit comme un fardeau sur mon âme, comme si un poids incommensurable reposait sur mes épaules. Nous ne sommes plus que six, tous plus ou moins blessés à différents niveaux. Je me refuse l’idée d’admettre d’être chanceux que nous n’ayons perdu seulement deux membres de la troupe dans le combat contre la bête. Mais au fond, je sais que si le monstre n’avait pas déjà été grièvement blessé par les orques, aucun de nous n’aurait survécu. Je continue à me demander pourquoi la bête nous a-t-elle pourchassé. Avons-nous violé son territoire de chasse? Considérait-elle que nous étions une menace potentielle ? Quelle que soit la réponse, nous avions fait quelque chose de travers, et deux d’entre nous étaient morts pour cette erreur.

Je dois décider de la suite des opérations mais le doute s’installe dans mon esprit.. Devons-nous faire demi-tour ou continuer ? Avons-nous assez appris pour affirmer sans crainte que les armées orques ne passeront plus à proximité de notre clan ? Pouvons nous envisager de pouvoir revenir dans nos fermes abandonnées et chasser de nouveaux sur nos vieux terrains de chasse? Désormais, nous ne sommes plus que six, et seuls les trois frères sont de réels combattants aguerris. J’ai pour ma part été d’un piètre secours dans notre dernier combat contre la créature et je me dois d’admettre d’être le poids mort du groupe, entre autre à cause de mon âge. Notre meilleur éclaireur n’est plus et notre seule option est maintenant de mettre notre confiance sur le sauvageon, et espérer qu’il puisse nous maintenir suffisamment loin des patrouilles de l’Ombre. Avons-nous encore une chance de succès si nous allons de l’avant ? En fin de compte, je ne pense pas vraiment avoir le choix. Nous devons continuer et trouver le coeur des troupes et connaître une bonne fois pour toute leur réelle position.

Toutefois, avant de repartir, nous nous devons d’accomplir une tâche douloureuse. Nous devons cacher les corps de Meloc et Balten. Compte tenu de la quantité de sang versé, il est évidemment impossible de cacher les traces de bataille. Nous laisserions alors trop de marques, impossibles à manquer pour les renifleurs orques bien trop compétents. Ce que nous devons faire, au moins, c’est de dissimuler notre identité. Nous ne pouvons tout simplement pas les laisser deviner que des nains circulent librement dans les tunnels ou risquer inexorablement de mettre le clan entier en péril. Ammos, notre maitre artisan de la pierre, vient de trouver une crevasse assez large pour y loger les corps de nos deux amis. Il pense qu’elle devrait être assez profonde, avec des chances d’être inondée, configuration propice afin d’empêcher les pires charognes de venir ronger les corps. Tous deux méritent une meilleure inhumation mais nous n’en n’avons pas les moyens. Ils retourneront à la terre de façon peu cérémonieuse. Ce que je peux faire en leur honneur, toutefois, est de parler de leurs hauts-faits et de le recommander auprès du Dorogin afin qu’il prenne soin d’eux.

La piètre cérémonie est terminée et j’en ai profité pour rétablir une vieille injustice. Avant de partir, je me devais de donner l’arme de Meloc au sauvageon. Nous ne l’avions jusqu’alors jamais autorisé à porter une quelconque arme, les membres du Dormut pensant qu’on ne pouvait pas lui faire confiance, malgré mes protestations. Il fut surpris lorsque je lui mis la hache dans les mains. Je pris le temps de le réconforter, affirmant que rien n’était anormal et que cette arme était désormais sienne. Je ne saurais jamais s'il existe des règles, au sein de leur caste, autorisant certains membres élus à porter une arme mais il fut très clair que ce geste apparut très spécial à ses yeux. Je suis, de plus, las de toujours faire référence à lui en tant que chose étrange, presque comme un animal. Il avait prouvé qu’il était digne de confiance et il était grand temps de le nommer correctement. Cherchant dans ma mémoire et dans l’histoire de notre clan, je jetais mon dévolu sur le nom de Horak. Dans nos vieilles légendes de clan, Horak mena notre peuple depuis le Nord jusque dans les profondeurs des Kaladrunes plus au Sud. Horak était jadis un éclaireur et un guide hors pairs. Nous avions maintenant cruellement besoin que notre nouvel Horak soit à l’identique.


Auteur: Eric "Kane" Olson
Traducteur: Fred "Dain" Lipari
Relecteur: Raph "Cerbere" Roose, Nico "Arkane" Delzenne, Franck "LeSchti" Rubio

Le Livre du clan Goran. Chapitre 9.

Rédigé par Dain le 10 janvier 2012 | Classé dans Midnight, Textes
Mots clés : midnight, texte

Le livre du Clan Goran
Chapitre 9: Quelque chose de démoniaque rode alentour

Je prends le temps de rédiger une note de plus. Les cadavres trouvés il y a peu nous ont rappelé à quel point notre mission était dangereuse. Jusqu’à la rencontre de ces cadavres, je dois avouer que nous n’avions pas encore croisé de réel danger et que ma garde s’en était trouvée émoussée. Mais nous n’avons maintenant plus le droit à l’erreur. Nous devons ne laisser aucune trace, aucun indice de notre passage. Nous avons décidé de ne plus faire de feu et nos déjections seront jetées dans les trous les plus profonds que nous trouverons. Bien entendu, toutes ces précautions prennent du temps et nous ralentissent effroyablement. A y réfléchir, un enfant pourrait sûrement aller plus vite que nous. Mais nous espérons que notre attention de ces détails nous permettra de rester en vie plus longtemps, au moins juste assez pour que nous puissions localiser les armées de l’Ombre et ramener l’information au clan.

Le danger nous entoure. Cela fait cinq jours que nous avançons centimètre par centimètre en direction de l’Est. Nous n’avons jamais été aussi proche de la route de la Gloire, la route partant de Calador et allant jusqu’au Mont du Murdeglace. Ce matin, nous avons trouvé un cadavre orque, mais cette fois-ci, horriblement mutilé par ce qu’il semble être des griffes. L’armure en métal de cette vermine d'orque a été découpée comme s’il s’agissait d’un vulgaire cuir gras. Quelque soit la chose qui l’a tué, elle a pris le temps de dévorer le cœur et le foie, mais en laissant le reste intact. Je ne connais aucune créature capable de sélectionner de cette manière sa nourriture, encore moins sur un orque. Le cadavre semble dater d’un jour et demi, deux au maximum. Un seul corps ne m’aurait pas trop perturbé, mais nous venons d'en découvrir deux supplémentaires non loin du premier. Tandis que j’écris ces quelques lignes, un frisson glacial parcourt mon échine. Les trois cadavres sont du même clan, portent les mêmes marques de blessures et les mêmes organes sont manquants. Quelque chose est en train de pourchasser une troupe d’orques entière et cette même troupe, sans nul doute plus nombreuse que nous, est en train de fuir la menace.

Ce mal rode toujours. J’ai bien réfléchi à l’idée de rebrousser chemin mais aucune route connue ne nous mènera vers l’Est. Nous sommes condamnés à rester dans ces tunnels. Après un jour de marche nous avons finalement trouvé le camp des Odrendors dans une petite caverne, composé de simples tentes. Meloc et le sauvageon viennent de faire le tour du site et de me confier que des traces d’un sang différant de celui des orques sont présentes un peu partout. Bien que les orques aient été massacrés en masse, la créature a visiblement tout de même été blessée. Les organes prisés par la bête n’ont toutefois pas été récupérés et me font penser que ses blessures sont importantes. J’espère seulement que la bête ne reviendra pas rapidement pour réclamer son repas, car cela voudrait dire que nous nous trouverons sur son passage.

Je reprends mes notes malgré les plaintes de mes pairs. Nous avons essayé de mettre autant de distance que possible entre nous et le lieu du massacre. Mais cela n’a servit à rien. Le premier signe indiquant que nous venions d’être pris en chasse a été un gémissement en écho à travers les cavernes. Toute notre furtivité s’est envolée lorsque nous nous sommes mis à courir droit devant nous en quête d’un endroit que nous pourrions défendre. Nous entendons, tous clairement, cette créature courir le long des parois rocheuses, comme si elle tentait de nous pousser à aller dans une certaine direction bien précise. Son hurlement s’intensifie à mesure que j’écris ces lignes, au point de croire qu’elle se trouve juste au dessus de moi. Nous venons de trouver un petit espace où la caverne se rétrécit et avons décidé de faire face à la bête, ici même. La largeur correspond à trois individus de front et nous tentons de former un mur de défense, mais sans bouclier pour nous protéger, nous restons malheureusement vulnérable.

Mes doigts ensanglantés glissent sur ma plume mais je me dois de consigner mes notes pendant que je le peux encore. Nous avons attendu de longues minutes, sachant que quelque chose se trouvait juste à la limite de notre champ de vision. Je suis sur qu’elle était en train d’examiner notre position afin de trouver une faille dans notre défense. Il est certain que nous avons à faire à une créature peu ordinaire. Sans avertissement, elle se décida à se ruer sur nous, submergeant presque notre ligne de défense dans son premier assaut. La bête noire de jais était énorme, dotée de quatre pattes et deux longues pinces tranchantes. Alors que j’avais à peine eu le temps de lever ma hache, Meloc se faisait déjà empaler brutalement. Elle recula un peu pour frapper de nouveau et je vis les dégâts infligés par les orques, de larges blessures béantes, d'où suintait encore un liquide écoeurant. Je ne fus pas le seul à voir les blessures et chacun de nous essaya de se glisser sous la masse énorme. Mais sa rapidité et sa force étaient incroyables. Je fus rapidement balayé par un coup de pince et atterris maladroitement quelques mètres plus loin. Alors que je tentais désespérément de me remettre de ma commotion, je vis Balten entrer dans une rage meurtrière, plongeant ses deux haches dans les chairs de la bête, encore et encore. Ignorant ses nombreuses blessures, il continua de se battre avec acharnement. Finalement, dans un coup magistral, il réussit à planter ses deux haches dans le ventre de la créature, la mettant ainsi à bas. Nous nous sommes assuré que la bête ne se relèverait pas et je compte maintenant nos blessés. Meloc, mon vieil ami, est mort sur le coup. Avec ses blessures béantes, Balten devrait le rejoindre rapidement. Je n’ai malheureusement ni les compétences, ni l’équipement pour le sauver, pas même pour l’apaiser de ses souffrances, en vue de son dernier voyage.


Auteur: Eric "Kane" Olson
Traducteur: Fred "Dain" Lipari
Relecteur: Raph "Cerbere" Roose, Nico "Arkane" Delzenne, Franck "LeSchti" Rubio

Le Livre du clan Goran. Chapitre 8.

Rédigé par Dain le 06 décembre 2011 | Classé dans Midnight, Textes
Mots clés : midnight, textes

Le livre du Clan Goran
Chapitre 8: Départ vers l’Est

Après deux jours de calvaire, nous nous apprêtons à quitter les ruines de la forteresse du clan Naroc. Meloc et les trois frères ont tout fouillé de fond en comble afin de trouver quoi que ce soit d’utile pour notre quête. Comme l’on s’en doutait, rien n’a pu être récupéré à part de vieilles armes rouillées et de l’eau croupie. Les Naroc ont oeuvré consciencieusement pour empêcher toute future utilisation de quelque ressource que ce soit en leur possession. Les citernes d’eau, par exemple, ont toutes été polluées avec des métaux bruts et même une fois bouillie, l’eau reste impropre à la consommation. Quant aux aérations, elles ont été obstruées de sorte que l’air devienne rapidement pauvre, rance, et ne permette plus l’accueil d’une population importante. A la lumière de ce que nous avons pu découvrir, leurs mines ont été scellées au moins un an avant la chute de la forteresse. Si l’envie nous en prenait, cela nécessiterait plusieurs mois pour à peine dégager les entrées, et seul le Dorogin sait ce que nous y trouverions alors. Nul doute qu’ils ont tout fait pour emmener le maximum de chose dans leur tombe, et faire comprendre à tous ce que l’honneur des Naroc signifie.

Je regarde mes notes et me rend compte que j’ai du passé deux jours entiers à écrire les rares noms gravés sur les piliers de l’antichambre des héros, épargnés par le vandalisme des orques. D’après mes déductions, la forteresse a du tomber il y a environ deux ans. Le sauvageon semble vouloir rester désormais toujours avec moi lors de mes pérégrinations. Ses yeux semblent constamment bouger, comme constamment à la recherche de quelque chose. Alors que nous nous trouvions dans la forge, il s’est mis à creuser frénétiquement dans un âtre et m’a montré la présence de cendres fraîches ainsi que d’abats d’animaux cachés dans les profondeurs du charbon. Il m’a fait ensuite comprendre, en se pointant du doigt, que des membres de son clan, ou de sa race, difficile à dire, étaient passés par là. Ces derniers vivraient dans le sillage des orques, les suivant dans l’ombre et se repaissant des restes laissés par les Odrendors comme des charognards.

Ma relation avec le sauvageon ne cesse d’évoluer. Par le passé, j’étais un des rares à essayer de le traiter comme une personne normale, comme quelqu’un qui puisse être réhabilité. J’ai bien essayé de lui apprendre à parler notre langue, et bien que je sois sûr qu’il comprenne tout ce que je peux lui dire, je ne pense pas qu’il n’arrive jamais à émettre un son articulé et intelligible. Fait nouveau, alors que nous nous rapprochions du réseau de cavernes principal, il s’est mis à me montrer de légers sillons sur les murs, marques souvent présentes très près du sol. Je pensais au début qu’il s’agissait là de choses tout à fait naturelles ou au pire faites par quelque animal sauvage. Mais alors qu’il nettoyait la zone, je me rendis compte de mon erreur de jugement. Cela ressemblait plus à des codes, disons à un jargon très particulier. Je viens de finir plusieurs croquis des ces signes que vous pourrez trouver en fin de ce journal. J’espère qu’ils vous seront utiles. Vous y trouverez des significations concernant les ennemis, la nourriture, les animaux, l’eau et bien d’autres choses. Vous y trouverez aussi tout un exposé sur la façon qu’ont les sauvageons de gérer la datation. En faisant des sillons plus ou moins profonds, et avec un amas de poussière plus ou moins important, l’ensemble devient impossible à détecter. La profondeur des sillons, conjugué à l’épaisseur de la poussière permet en outre de déterminer la date du message. Procédé apparemment très simple, mais diablement efficace lorsque l’on sait bien le réaliser. Il est certain que nous avons certainement dû passer à côté de ce genre de marques des centaines de fois, mais sans jamais nous en rendre compte.

La tension vient de monter d’un cran. Lorsque nous avons finalement quitté la forteresse, nous savions que nous nous rapprochions dangereusement de la zone contrôlée par les Odrendors. La nourriture commence à se raréfier. Là où elle aurait du être florissante se trouve désormais une zone dépecée jusqu’à la racine. L’empreinte des troupes de l’Ombre se fait plus présente désormais. Même les bassins d’eau potable souterrains sont quasiment à sec, et le fin filet de leur source peine douloureusement à tout remplir de nouveau. Nous prenons ce que nous pouvons là où il y a encore un peu de ressources et anticipons les moments où cela deviendra encore plus rude, lorsque nous progresserons encore plus vers l’Est. Mais pour le moment, une autre inquiétude pèse sur nos coeurs. Après quatre jours de marche depuis la forteresse du clan Naroc, nous venons de trouver nos premiers cadavres. Les corps montrent sans erreur possible les marques de vardatch, notamment des blessures béantes sur la poitrine. Que les victimes soient seulement des orques et des gobelins aurait dû nous réjouir mais la putréfaction des corps n’est pas à un stade avancé, signifiant que les troupes Odrendors sont très proches de notre position. Nous allons avoir besoin de toutes nos compétences pour ne pas nous faire détecter ou nous allons devoir faire face à un combat que nous ne pourrons jamais gagner.


Auteur: Eric "Kane" Olson
Traducteur: Fred "Dain" Lipari
Relecteur: Raph "Cerbere" Roose, Nico "Arkane" Delzenne, Franck "LeSchti" Rubio

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