

Résumé du livre :
Alors que le Troisième Âge se terminait dans le sang, l’une des premières victimes de la marche brutale des armées de l’Ombre à travers Eredane fut la cité de Hautemuraille. Depuis le Premier Âge, la cité et son académie d’érudits constituaient un phare d’espoir et de sagesse dans un monde sombre. Cette lumière scintillante fut anéantie en une nuit, alors que la fureur de l’Ombre du Nord s’étendait sur le monde.
Aujourd’hui, un siècle plus tard, la cité de Hautemuraille est en ruines. Au centre de cette désolation se tient Theros Obsidia, une tour noire d’une taille improbable, élevée magiquement à partir de la terre et de la pierre comme une écharde tirée de la chair. Il s’agit du centre du pouvoir d’Izrador en Eredane, et la forteresse de ses légats, l’Ordre de l’Ombre. Rassemblés autour de la tour, les camps et les garnisons des hordes de l’Ombre cohabitent avec les ruines et les taudis des survivants de la cité. Hautemuraille est devenu un lieu de mort et de ténèbres, et seuls les plus courageux, les plus téméraires ou les plus désespérés des héros osent s’introduire au coeur de l’Ombre.
Critique de Cerbère
Tout comme les suppléments précédents, « La cité de l’ombre » est aussi épais qu’une feuille de carton. Oui je sais, vous allez dire que je reviens à chaque fois sur ce sujet. Néanmoins, je pense que nous sommes peut-être en droit d’attendre quelque chose de plus sérieux. Quand on compare un supplément de Midnight et de COPS au niveau de la richesse du contenu, on se rend vite compte qu’on va rester sur sa faim. Mais revenons à nos légats…
Ce supplément donne une bonne description de la cité de l’Ombre. Hautemuraille était le berceau du savoir et de la neutralité. Les choses ont bien changé depuis le Deuxième Âge. La cité n’est plus qu’une charogne en décomposition avancée. Le peu de rescapés essaie de survivre quelques années de plus dans cet enfer. La ville est le siège d’une armée orque de vingt milles têtes sans compter la Compagnie du Bois Noir, composée d’un millier d’elfes corrompus. L’Académie des érudits est maintenant le siège de la tour de l’Ombre. J’ai nommé Theros Obsidia mineur et majeur. Cette antre du mal renferme toutes sortes d’ennemis plus dangereux les uns que les autres mais aussi le plus puissant des Coriths sur Eredane. Izrador lui-même se manifeste dans un des étages supérieurs de la tour.
Le livre décrit la cité par ses quartiers importants et comprend quelques petits lieux intéressants comme l’auberge de Basko ou le bordel d’Inythra. On y retrouve bien évidemment la description par niveau de Theros Obsidia mineur, majeur ainsi que du fort et de ses souterrains. On y trouve également des pistes de campagnes ainsi qu’un petit scénario destiné à des personnages d’alignement mauvais. L’ambiance du livre fait bien comprendre aux derniers MJ’s qui croyaient encore en leurs groupes qu’ils n’ont aucune de chance de s’en sortir vivants et encore moins de changer les choses. Et comme disait Baudelaire :
« Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme; l’Espoir,
Vaincu pleure, et l’Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crane incliné plante son drapeau noir. »
En conclusion, ce supplément n’est pas réellement indispensable mais il peut engendrer de nombreuses aventures et combler plus d’une soirée avec votre groupe de joueurs.
Cerbère, le Balrog d’Izrador.
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