

Crimes est sortit depuis 2006, c’est un projet que j’ai soutenu par mon enthousiasme mais également en participant à la souscription. Pourtant, je viens seulement de finir la lecture du livre de base ! Pourquoi donc ? Je vous rassure tout de suite, les raisons sont simplement humaines et n’ont rien à voir avec Crimes.
Néanmoins, je me souviens de mon sentiment de suspicion face à l’originalité de Crimes alors que Yann et Florent venaient le présenter sur le forum de Cerbère.org. Mes questions étaient du genre « Quelle est la différence entre Crimes et Cthulhu ? » et je dois dire qu’elles ont vite été balayées par les réponses de Yann et de Florent. Contrairement à Cthulhu, Crimes se déroule à la fin du 19ième siècle en France. L’ennemi n’est pas extérieur mais intérieur. Le jeu est accès sur la psychologie des personnages et sur le mal qui est intrinsèquement lié à notre société. Je me suis donc intéressé à son projet au point de me porter volontaire par la suite comme relecteur de « La fabrique de l’Horreur ». Malheureusement par manque de temps, je n’ai pas continué mon investissement dans Crimes
C’est donc partiellement conquis d’avance que j’ai commencé ma lecture de Crimes. Tout d’abord pour un vieux de la veille, la lecture en roman est un peu déconcertante. Néanmoins, je dois dire que la sauce prend et j’ai trouvé que c’était une bonne idée. Maintenant de là a dire que c’est un roman… De plus, je n’ai pas eu la chance de tester le jeu mais je me dis qu’il ne doit pas être aisé de retrouver l’information en cours de partie. Néanmoins couplé avec l’écran, je suppose que ça doit quand même rouler. Si on met cet aspect de côté, la lecture est très plaisante et on s’étonne d’en apprendre autant sur cette époque. C’est vraiment après la lecture de ce livre que je me suis rendu compte que je méconnaissais cette époque pourtant si proche de la notre. Les textes d’ambiances sortis tout droit de grands classiques comme le Rouge et le noir ne fait que renforcer l’immersion lors de la lecture. Ma seule remarque est sans doute le fait qu’on a l’impression que certaines phrases sont écrites simplement dans le but d’être jolie. Néanmoins, ce n’est pas dérangent et ça permet d’utiliser du vocabulaire qui sort de l’usuel.
Les règles me semblent faciles d’accès et le système Potentiel Garde Compétence à prouver à plusieurs reprises sont efficacité. Le système sera peut être trop simple pour certains mais n’étant pas un grand fan des règles, il me convient amplement.
Un gros accent du livre est basé sur la création des personnages qui incite le joueur non occasionnel à trifouiller dans l’âme de sa création. Ceux qui aiment jouer sur le caractère de son personnage ainsi que sur ses démons trouveront matière à faire dans la création mais aussi dans les passions, les angoisses et autres psychoses.
Comme je l’ai dis plus haut, c’est avec effroi que je suis rendu compte que j’avais du mal avec cette période histoire. Étrangement, celle-ci n’avait jusqu’à lors jamais retenu mon attention. Le livre de Crimes vous permet de vous réconcilier avec cette période de l’histoire grâce à des dialogues de personnages d’époque. Néanmoins, le livre ne fera pas de vous quelqu’un d’omniscient sur cette époque et je ne peux que vous conseiller d’effectuer quelques recherches si vous êtes dans mon cas. De cette manière, je pense qu’il vous sera plus facile par la suite d’appréhender le monde de Crime.
La fin du livre se termine par trois scénarii qui forment une mini campagne. Je ne sais pas la valeur de ces scénarii tout simplement que parce que je ne compte pas maîtriser Crimes tout de suite. Par contre, il se peut que je me retrouve joueur donc je préfère m’abstenir de les lire pour le moment.
En résumé, Crimes est un bon jeu qui traite d’une période difficile. Si vous recherchez une interprétation orientée sur la phycologie et sur le mal qui nous habite, ce jeu est sans doute fait pour vous !