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Wigalf, druide dérangé, et ses molosses

· 25 Février 2005 à 1:07 /Histoire

Ce druide complètement halluciné et ses trois molosses de combat inquiéteraient n’importe quel PJ. Il peut être facilement adapté pour n’importe quel univers.

Wigalf

« Alors qu’il déambule nonchalamment, ils ont tout loisir d’observer cet homme sec, à la chevelure blonde coupée au ras de la nuque, au visage fin et agréable, habillé d’un manteau sombre. S’il ressemble à un elfe par sa prestance, son physique n’en est pas moins humain. »

Histoire de Wigalf : il est druide (mais ne reconnaîtra jamais ouvertement sa classe), comme son père et son grand-père l’étaient avant lui.

Dérangés de famille, le grand-père, déjà, avait été banni du Conseil Druidique (lui-même dissous depuis 30 ans) il y a belle lurette, pour ses idées décalées et ses recherches impies sur les potentialités de manipulations magiques afin d’améliorer les bêtes sauvages (le tout créé pour que la nature puisse mieux se protéger elle-même). Le Conseil Druidique jugea ces recherches comme une pure insulte à la toute-puissance de l’entité Naturelle et congédia cet homme indigne.

Depuis, cette famille voue une haine farouche à toute organisation prônant la beauté et l’harmonie naturelle (elle a déjà assassiné plusieurs anciens membres du Conseil Druidique, par pure vengeance). Le grand-père de Wigalf avait innové en créant des procédés chimiques permettant de modifier les capacités et l’apparence de bêtes sauvages, mais ses expériences sont restées vaines.

Reprises par son fils, elles ont avancé pour résulter sur la première mouture des molosses (qui n’étaient finalement pas au point, leur durée de vie étant de trois mois après manipulation). Wigalf a découvert la clé qui manquait à ses ancêtres : pour manipuler efficacement un animal, il faut que l’animal soit consentant, donc forcément corrompu à la base. Ainsi, quoi de mieux pour effectuer des manipulations visant à rendre un animal plus brutal, plus méchant et plus impressionnant, qu’une bête élevée par des hommes ? Les bêtes sauvages ne connaissent pas la terreur, la violence gratuite, la soif de pouvoir. Celles domestiquées, si, parce qu’elles observent et vivent avec les hommes. C’est ainsi qu’après avoir récupéré et apprivoisé trois chiens de berger maltraités à mort par leur ancien maître et abandonnés dans une fosse, que Wigalf tenta à nouveau lesdites expériences, qui réussirent cette fois.

Wigalf aime raconter qu’il a trouvé les trois chiots (déjà cornus et difformes, dira-t-il) gisant presque morts près d’une ferme. Ils étaient étranges mais purs, et c’est à cause de leur anormalité que les humains les avaient jugés impropres à la vie communautaire. Wigalf les prit en pitié et les recueillit (ceci est une version officielle, et toi, MJ, sais qu’elle est fausse).

Igor, Victor et Hector (les 3 molosses) ont ainsi évolué depuis 3 ans jusqu’à devenir les machines de guerre qu’elles sont aujourd’hui. Elles servent Wigalf avec déférence et terreur. Son emprise sur les bêtes est totale, et il semble qu’un lien psychique les unit entre eux et à leur maître.

Wigalf a évolué dans son raisonnement. Dépassant le système de protection naturel, il rêve maintenant de détruire cette société humaine corrompue par la violence, vaincue par l’argent et les métropoles. Ce druide rêve d’un retour en arrière que tous ses confrères jugent impossible. Il veut détruire la civilisation pour en reconstruire une autre, proche des tribus nomades du passé, une société sereine et proche de la nature, à son image.

Il a erré longtemps et traîné ses guêtres dans toutes les ruines connues, afin de récupérer des objets de pouvoir qui pourraient faciliter sa quête de destruction massive.

Le père de Wigalf, s’étant changé en arbre pour ne pas mourir physiquement, lui a soufflé depuis sa forêt que les orques préparaient quelque chose, peut-être le retour des anciennes prophéties. Ce bel idéaliste va ainsi utiliser son dernier atout pour voir son rêve se réaliser : une alliance avec les orques.

Wigalf va proposer de mettre ses capacités de manipulations animales aux nouveaux chefs orques, ce qui pourrait leur donner un avantage dans leur combat.

Les molosses : « Grosse et haute comme un veau, la bête n’en a pas moins le physique surpuissant et musclé d’un robuste molosse. Son corps est recouvert d’une fourrure drue et grise, argentée au col et noire aux pattes, qu’elle a d’ailleurs velues et énormes. Sa mâchoire impressionnante procure une sorte de gêne à tous ceux qui la fixent : sa gueule s’ouvre en effet horizontalement, comme les deux mandibules d’un insecte géant. Lorsque cette gueule s’ouvre, d’épais filets de bave relient les deux mâchoires, qui montrent alors une dentition proche de celle d’un sanglier adulte. La tête de la bête est garnie de courts mais robustes bois (cinquante centimètres) approchant de ceux d’un cerf, mais partant de l’arrière du crâne à 45° vers l’avant. »