
Ce personnage fut joué dans les terres de Thümathor (qui est le dieu fêtard des nains, opposé à Moradin), mais peut être facilement adapté à tout type d’univers médiéval-fantastique.
Guilur Rochefeu, du Clan Rochefeu, fils de Malkôr et Grieda
Guilur a été instruit dès son plus jeune âge à la religion de Moradin par son oncle, Tharfûhrst.
Ce dernier était le frère unique de Malkôr et a pris l’éducation de Guilur en main à la mort de son frère pendant la Grande Guerre, alors que Guilur avait deux ans. Grieda avait décidé de venger la mort de son mari et s’était enrôlée pour la guerre : elle n’est, elle non plus, jamais revenue…
En posant Rodwôrcht, le paladin archétypal mythique du Royaume de Thümathor en tant que modèle et idéal incontestable de force physique et morale, Tharfûhrst n’a qu’une idée en tête : la formation d’un clergé de Moradin plus fort, et celle de nouveaux paladins de ce qu’il appelle la Vraie Foi.
Guilur a toujours été un nain appliqué et soucieux de bien faire les choses. Travailleur inlassable, il faisait toujours plus que ce qui lui était demandé. Pas comme ces pauvres débris de la religion de Thümathor, qui lui a toujours semblé “fausse”, autant dans ses convictions que dans l’accomplissement de ses rites et prières.
Seul Moradin est un dieu majeur de la race naine : fier, preux, courageux, il saura davantage défendre le monde khazalyde que ce vulgaire ramassis de sacs à bière.
Guilur a été élevé dans le respect de la Vraie Foi, dans l’amour du travail bien fait, dans une haine profonde des orques, et dans une adoration toute aussi profonde de la race naine, pour lesquels il donnerait assurément sa vie si on le lui demandait. Il est donc partagé entre son amour des nains et son dégoût de Thümathor, pourtant adopté par la majorité.
Ainsi, Guilur a sans relâche partagé sa vie entre ses études religieuses, son entraînement martial, les messes à la gloire de Moradin et des travaux de forge et de mine assidus et ceci, même après que Tharfûhrst soit mort sur les champs de bataille.
Ces dernières années, il a même aidé un ancien ami de Tharfûhrst à monter une “Ecole de Moradin” afin d’enseigner la Vraie Foi, malgré les regards obliques des comparses nains, adeptes de Thümathor. Il est aide-professeur de religion.
Guilur a donc passé une vie sans histoire, noyée dans le travail, sans trop de joie, ni trop de peine.
Il attend par contre la première occasion de se distinguer, rêvant secrètement de devenir un aussi célèbre représentant de Moradin que Rodwôrcht, son éternel modèle.