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Raoul, minable attitré

· 25 Février 2005 à 0:02 /Histoire

Ce personnage minable est décédé dans la campagne de Westeros. J’en garde un excellent souvenir, car jouer “picaresque” comme savait le faire David n’est pas chose aisée.

Raoul

Voici l’histoire d’un minable telle qu’elle ne sera jamais contée par les plus grands bardes, pas même les plus inconnus, en fait, car le sujet présenté ici est, comme le souligne le thaumaturge Zénon d’Archie lors d’un de ses chapitre figurant dans L’étude comportementale des êtres vivants et des animaux :

  • minable et par conséquent indigne d’intérêt autre que l’étude scientifique menée ici
  • inconnu : comme disait l’autre : “pour vivre heureux, vivons cachés”, mais jusqu’à présent Raoul s’en est plutôt mal sorti, je crois qu’en réalité, on ne se rend compte de sa présence que quand il réalise une de ses fameuses maladresses : elles sont fréquentes, et elles mériteraient toutes une bonne rossée. Mais seulement, en dépit de son intelligence sous-développée, Raoul, comme tous les animaux et les sarrasins des îles d’été, possède un instinct de survie développé. Il a eu la chance de trouver des “maîtres” naïfs, qui sont bien trop bons pour ne pas le corriger plus souvent. Tant pis pour eux.
  • étrange si nous pouvons le comparer à d’autres cas : ses maîtres m’avaient raconté par exemple qu’à une époque, il avait réussi à élever des chiens, cet homme analphabète, sans la moindre once de charisme.

Entre deux grognements, Raoul explique son passé agité mais heureux : vers l’âge de trois ans, le bougre voit son village colonisé par des gens du nord. Les îles d’été possèdent de nombreux gisements qui intéressent les colons, qui ont dès lors besoin de main d’oeuvre gratuite. Les nègres sont exploités à outrance, mais pendant longtemps, le point de vue des historiens était le suivant : “ces êtres ne sont dotés de conscience, ils ne sont donc pas humains, et serviront d’esclaves.”
Dès lors, Raoul travaille et stoppe net l’apprentissage de sa langue maternelle, séparé des adultes, travaillant comme une servile bestiole. Zénon d’Archie attribuera la cause des multiples malformations du corps à l’esclavage.
Il ne sera libéré que plus tard dans sa vie, à 17 ans, sauvé en fait par un Seigneur dont plus personne ne se rappelle le nom, quoique Raoul s’en souvienne peut être, lui (oui, il se souvient d’un certain Ser Mudd, en effet). Ses sens aiguisés font de lui une personne parfois utile. Il sait se faire discret, le bougre. On a voulu l’éduquer, mais… ça n’a pas marché ; pendant trois ans, on lui inculque alors deux trois principes de base :

  • l’or, c’est toujours bien, plus tu en as mieux c’est.
  • se méfier de tout ce qui bouge
  • faire semblant de comprendre les autres, n’en faire qu’à sa tête, puis courir ou se cacher pour éviter de prendre des claques. Quand le maître n’a pas l’air mécontent, demander une récompense.
    Ces choses dans la caboche, Raoul s’en va vers Moat Cailin : son maître, qui est un ami de Ser Mormont y a des ennemis connus sous le nom de Corbeaux blancs.