
Ce personnage minable est décédé dans la campagne de Westeros. J’en garde un excellent souvenir, car jouer “picaresque” comme savait le faire David n’est pas chose aisée.
Raoul
Voici l’histoire d’un minable telle qu’elle ne sera jamais contée par les plus grands bardes, pas même les plus inconnus, en fait, car le sujet présenté ici est, comme le souligne le thaumaturge Zénon d’Archie lors d’un de ses chapitre figurant dans L’étude comportementale des êtres vivants et des animaux :
Entre deux grognements, Raoul explique son passé agité mais heureux : vers l’âge de trois ans, le bougre voit son village colonisé par des gens du nord. Les îles d’été possèdent de nombreux gisements qui intéressent les colons, qui ont dès lors besoin de main d’oeuvre gratuite. Les nègres sont exploités à outrance, mais pendant longtemps, le point de vue des historiens était le suivant : “ces êtres ne sont dotés de conscience, ils ne sont donc pas humains, et serviront d’esclaves.”
Dès lors, Raoul travaille et stoppe net l’apprentissage de sa langue maternelle, séparé des adultes, travaillant comme une servile bestiole. Zénon d’Archie attribuera la cause des multiples malformations du corps à l’esclavage.
Il ne sera libéré que plus tard dans sa vie, à 17 ans, sauvé en fait par un Seigneur dont plus personne ne se rappelle le nom, quoique Raoul s’en souvienne peut être, lui (oui, il se souvient d’un certain Ser Mudd, en effet). Ses sens aiguisés font de lui une personne parfois utile. Il sait se faire discret, le bougre. On a voulu l’éduquer, mais… ça n’a pas marché ; pendant trois ans, on lui inculque alors deux trois principes de base :