
Ce personnage bourru et plutôt violent est d’un niveau assez élevé. Basiquement, il fut créé pour D&D3 comme un Guerrier10/Prêtre 1.
MANDORALLEN DE SUNIE
dit le « Sombre Sunien » ou « Mandorallen de Tyr »
Mandorallen est né dans un petit hameau, Sunie, où les hommes sont forts, vaillants et loyaux.
Les arts de la guerre y sont très bien vus et Mandorallen fut dès son plus jeune âge formé par son père, un forgeron de renom, au maniement du marteau.
A 14 ans, après une jeunesse vide de tout événement notable (à part peut-être une amourette avec la fille du bourgmestre, idylle qui s’acheva malheureusement en queue de poisson, les parents respectifs s’opposant au mariage), Mandorallen s’en alla de chez lui pour aller chercher la gloire et la fortune (chose qui provoque un taux de mortalité très élevé chez les jeunes mâles de toutes les contrées).
Mais il partait plutôt afin de fuir son quotidien morne et insupportable d’aide-forgeron. Ainsi, il partit sur les routes mais s’aperçut bien vite que l’argent viendrait rapidement à manquer. Il s’acoquina avec des voleurs, qui, attirés par sa colossale stature, lui proposèrent de le nourrir en échange de protection.
Pendant trois ans, il vécut ainsi, entre les coups fourrés, les poursuites avec les forces de l’ordre, les combats de rue contre les bandes rivales… Mais il vivait, et plutôt bien, puisqu’il commençait à amasser un petit pactole…
Un jour, les gardes furent plus prompts que d’habitude et tentèrent l’arrestation. Mandorallen défendit ses compagnons vaillament, mais fut submergé par le nombre. Reconnu comme peu impliqué dans les vols, mais comme simple protecteur, il fut, en raison de sa robustesse et de sa force, condamné aux galères (à vie, cela va sans dire). Ses compagnons furent quant à eux pendus, sans aucune exception.
Pendant 7 ans, il fut enchaîné à des rames et servit d’augustes et célèbres personnalités des Royaumes. Acheté puis revendu comme un esclave, il connut bon nombre de propriétaires différents. Jusqu’à ce qu’un jour un navire de pirates prit d’assaut la galère. Le combat fut âpre et sans merci, l’équipage et les rameurs ne sachant qui trahir ou qui sauver. Mandorallen décida qu’il aiderait les ennemis de ses ennemis, qui ne pouvaient foncièrement être que des amis… Il étrangla avec ses chaînes bon nombre de ses précédents geôliers et se fit remarquer auprès de ses libérateurs.
Lorsqu’une autre trirème arriva par hasard et reconnut le pavillon des pirates, les forces affaiblies des libérateurs furent totalement anéanties, à part quelques membres d’équipage, qui s’enfuirent à la nage, ou parfois, en volant (Mandorallen n’avait jamais été confronté à de la magie). Ils furent 7 à s’enfuir ainsi. Ils formèrent un groupe (appelé entre eux les « compagnons du radeau brisé »). Trois d’entre eux étaient des mages; un prêtre de Mask était également présent, qui était lui-même un grand ami du voleur et du guerrier/assassin du groupe. Mandorallen faisait office de guerrier et s’imposa lors de nombreux combats. On le surnomma “Sombre Sunien”, en raison de son regard noir, de ses attitudes ténébreuses et de son comportement taciturne. Ou était-ce plutôt en raison de la peau de grizzly noir qu’il portait toujours au-dessus de sa plate de jais ?
Bien entendu, le type faisait peur. On retient d’ailleurs un de ses plus grands coups d’éclat dans une taverne de Dix-Cités, où on lui vola son cheval. Lorsqu’il s’en aperçut, il rentra à nouveau dans l’auberge, persuadé que le voleur ne pouvait être que quelqu’un de l’assistance et beugla, hurla, secoua le barman, puis cria très fort, si forts que les murs en vibrèrent :
“SI MON CHEVAL N’EST PAS LÀ DEHORS DANS DIX MINUTES, JE FERAI EXACTEMENT LA MEME CHOSE QUE CE QUE J’AI FAIT À EAUPROFONDE, ET CROYEZ MOI, J’AI HORREUR DE CA !!!”
Après un long silence, où il but une autre bière sans même regarder la porte, du mouvement semblait se produire dehors. Le voleur, sûrement impressionné, avait remis le cheval à sa place… Et lorsqu’il partit, quelqu’un osa pourtant lui demander : “Mais qu’est ce que tu as fait à Eauprofonde ?” Et là, sans se retourner, Mandorallen déclara : “Je suis rentré à pied.”
Ce Mandorallen si fort en gueule ne se plaisait pourtant plus chez ses compagnons d’aventure. Ils le ressentirent et voulurent se débarrasser de lui, de peur qu’il les livre aux autorités. Mandorallen, voulant simplement partir, fut très surpris lorsqu’il se trouva un matin une dague entre ses omoplates, presque exécuté par des personnes en qui il avait eu une totale confiance pendant des années. Lorsqu’il se retourna péniblement, il vit ses 6 compères, visiblement satisfait de l’accomplissement de la tâche de l’assassin, qui s’auto-congratulaient gaiement. Il jura entre ses dents de leur faire payer cela au centuple, prit son marteau, et se rua vers ses anciens compagnons. Là, il fut efficacement arrêté par la troupe, puis immobilisé. L’assassin pris un malin plaisir à lui broyer chacun des doigts de la main gauche tandis que le Sombre Sunien sombrait dans l’inconscience, le puissant poison dont était enduit la lame faisant son effet.
Laissé pour mort, il se réveilla dans un temple de Tyr. L’aubergiste avait accouru à la chambre lorsqu’il avait vu 6 personnes sur les 7 partir précipitamment de L’auberge (et sans payer en plus). Comme on ne peut réclamer son du à un mort, il prit l’initiative d’aller chercher un prêtre pour une résurrection. L’étranger, aurait, de quoi payer, du moins le pensait-il. L’évacuation du poison fut lente et douloureuse. Après six mois de convalescence, c’est un Mandorallen au mieux de sa forme qui sortit de sa cellule du Temple. Par contre, il avait perdu l’usage de sa main gauche. Il travailla pendant quelques temps comme aide-forgeron sur place afin de rembourser l’aubergiste. Il avait également une dette de vie envers le dieu de la Justice, Tyr, qui avait peut-être reconnu en son cas une forme d’injustice…
Ainsi, il vint voir le prêtre et lui signifia qu’il voulait entrer dans les ordres. Très surpris, il lui demanda s’il savait à quelles renonciations et à quel labeur il allait s’exposer, puis finit son laïus par un tonitruant : “Mais as-tu donc au moins la FOI ??”
Cet appel tonitruant résonna dans le temple comme un poignard qui frappait les murs de sa lame enduite d’une substance inconnue. Un simple murmure, que pourtant toute l’assistance entendit, s’échappa des lèvres de Mandorallen : “Si c’est le seul moyen légal de me venger de ces traîtres qui étaient mes frères, alors, oui, j’aurai la Foi.” Le prêtre, interloqué, ne sut que dire, et dans un idéal de justice, laissa Mandorallen adopter son propre chemin. Son initiation fut longue et difficile, mais sa volonté était sans faille.
Il impressionnait les prêtres et les habitants du village se sentirent quelque peu obligés de suivre les offices, tant ils redoutaient celui qu’ils nommaient il y a peu encore le “Sombre Sunien”.
Et un beau jour, un enfant se fit mordre par un loup dans le petit village. Alerté par les cris du père ayant fui les lieux, Mandorallen prit son marteau dans une main, sa Foi dans l’autre, il courut vers l’enfant et fit rempart de son corps. Le loup, changeant subitement d’adversaire, fut pris au dépourvu quand un marteau trois fois plus large que son museau s’abattit sur ce dernier. Dans un dernier soubresaut, le loup tomba raide mort. L’enfant, mal en point, avait perdu connaissance. Il saignait, son abdomen avait été déchiré. Mandorallen n’avait jamais eu de pouvoirs et ramener l’enfant au prêtre prendrait trop de temps. C’est alors qu’il se sentit investi d’une force qui le dépassait incommensurablement, mais qu’il se sentait la force de maîtriser quelque peu. Il posa sa main sur l’enfant et dans un bel effet de lumières, le guérit. Pendant des mois, il n’avait attendu que cela. Il rentra au Temple, prit ses affaires, fit ses adieux au prêtre, étonné de cette subite décision, et partit sur les routes, décidé à faire le bien autour de lui et à ressentir ce grisant sentiment de satisfaction lorsque justice est faite. Evidemment, il compte bien croiser à nouveau un de ces jours 6 de ses anciens compagnons, qui vont voir un mort issu de leur passé revenir comme une ombre pour les juger… Une ultime fois.
Voilà donc l’histoire de Mandorallen de Sunie, qui ne se fait depuis plus appeler que Mandorallen de Tyr (Sunie lui rappelle un passé trop douloureux). Il est colérique, parfois porté sur la bouteille quand les choses vont mal, fort en gueule, souvent ironique, ment rarement (mais se l’autorise dans des cas extrêmes) et se sent très investi d’un idéal de justice, qu’il rend parfois avec une très grande sévérité et beaucoup de violence. Mandorallen n’en reste pas moins raisonnable et agréable à vivre (il n’essaie de convertir personne et ne passe pas ses journées dans ses écrits bibliques, par exemple). Il passe en général beaucoup de temps dans les quartiers pauvres, où il dialogue souvent avec les défavorisés. Son plus grand souhait serait de faire instaurer un régime égalitaire, qui ne désavantagerait pas les plus pauvres. Il déteste l’esclavagisme et fera son possible pour libérer des otages ou des esclaves, quels qu’ils soient. Mais pour l’instant, il ne pense qu’à exercer l’égalité devant la Loi…